• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Le Marketing Digital, l'humain et la machine

Stéphane Gendrel

Publié le 18 novembre 2021 à 06:00

publicité, réseaux

Photo d'illustration

Pixabay / CC

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 2

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 3

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 4

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 5

    Farnborough : des centaines de commandes d’avions en vue, limitées par les capacités d’Airbus et Boeing

  • 6

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Mises en causes comme jamais, les plateformes publicitaires dominantes - Google et Facebook - poursuivent néanmoins une stratégie de croissance fondée sur le remplacement de l'humain par des algorithmes. Dans un contexte de pénurie de talents, nombre d'annonceurs et d'agences profitent ainsi du gain de temps offert. Mais qui sort gagnant de ce pacte ? Par Stéphane Gendrel, Président-Fondateur de Adloop.

La crise du Covid a provoqué une forte accélération de la transformation numérique des organisations. Le online s'étant logiquement imposé comme le seul canal permettant de maintenir l'activité commerciale, les entreprises y ont jeté leurs forces et leurs budgets dans un grand élan collectif. Le cabinet McKinsey concluait dans une étude récente que la crise du Covid avait accéléré le passage des services au numérique de 7 à 10 ans selon les zones géographiques.

Or, pour qu'un service en ligne trouve son public, il faut attirer les utilisateurs. Les dépenses de Marketing Digital ont donc augmenté de 36% entre 2019 et 2021 pour atteindre le chiffre faramineux de 455 milliards de dollars dès cette année (soit 61% des dépenses publicitaires globales). Cette hausse a particulièrement bénéficié à Google et Facebook qui faisaient état en juin 2021 d'une croissance de 60% de leurs revenus publicitaires sur un an. Croissance confirmée au troisième trimestre.

De fait, le besoin en professionnels du marketing digital s'est fortement accru dans un marché déjà tendu. Au-delà de la difficulté à recruter des talents et il faut rivaliser d'ingéniosité et de générosité pour retenir ses salariés.

La gestion automatisée des campagnes devient la règle

Cette pénurie de main d'œuvre spécialisée entre en parfaite résonance avec la stratégie de gestion algorithmique développée depuis quelques années par les plateformes dominantes de la publicité digitale, Google comme Facebook. Ces fonctions, répondant aux noms de Automated Bidding ou Smart Bidding, proposent de remplacer la gestion manuelle, et humaine, des campagnes de publicités digitale par des algorithmes auto-apprenants dont la promesse est d'atteindre des objectifs de performance définis par l'annonceur lui-même.

Il faut concéder que la gestion manuelle des publicités digitales est une activité chronophage. Songez qu'un e-commerçant de taille moyenne diffuse en permanence plus de 10.000 publicités, cherche à atteindre de nombreuses cibles de consommateurs et doit gérer des coûts qui varient chaque jour du fait du système d'enchères en vigueur (schématiquement, le premier annonceur présenté est celui qui accepte de payer le plus cher).

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Il ne s'agit pas ici de créer des publicités mais de gérer leur diffusion, une publicité peu performante devant être arrêtée alors qu'une autre ayant des résultats positifs doit être renforcée. C'est une tâche pour lesquelles les algorithmes sont parfaitement adaptés en ce qu'ils peuvent traiter des milliers de cas en parallèle là où un humain agit de manière séquentielle : une tâche après l'autre.

Le gain de temps étant indéniable et la main d'œuvre rare, le marché a donc massivement adopté les Smart ou Automated Bidding . Dans un contexte où l'apprentissage automatique et l'intelligence artificielle tiennent le haut du pavé médiatique, presque personne ne songe à remettre en question la supériorité de la machine sur l'homme.

Pourtant, éloigner l'humain de la gestion quotidienne des campagnes va également servir la stratégie de croissance des revenus des plateformes publicitaires.

Une éthique en question

Les signaux contraires se multiplient sur la volonté de transparence des plateformes dominantes. Des lanceurs d'alerte, anciens employés, alimentent la presse ou les cours de justice de documents internes pendant à prouver que la poursuite d'une forte croissance économique ne s'embarrasse pas d'éthique.

Parmi les affaires révélées récemment :

  • Des Indicateurs de performance publicitaire artificiellement gonflés, poussant les annonceurs à augmenter leurs investissements (class actionen cours aux USA). Ces problèmes de fiabilité ont par ailleurs été reconnus par la n°2 de Facebook, Sheryl Sandberg
  • Un accord secret pour maintenir et renforcer le monopole publicitaire, entrainant des surcoûts artificiels pour les annonceurs (Projet "Jedi Blue" révélé dans le cadre des actions antitrust de l'état américain)

Tout aussi préoccupante est l'opacité sur le fonctionnement des algorithmes de gestion des campagnes, notamment sur la question clé de la gestion des emplacements de diffusion.

La demande en publicité est telle que l'inventaire 'natif' - le moteur de recherche Google ou les fils d'actualité de Facebook et Instagram des plateformes - est saturé.

Pour que les croissances à deux chiffres puissent continuer, les plateformes ont développé des réseaux de partenaires extérieurs qui diffusent les publicités en échange d'un partage des revenus. Or de nombreuses études montrent que ce réseau de millions de partenaires - des tiers sur lesquels aucun contrôle ne peut être exercé - est gangréné par la fraude au marketing digital. L'institut Statista estime que 10 à 15% des dépenses mondiales en publicités digitales sont perdues dans des diffusions frauduleuses.

En délégant la gestion de ses campagnes aux plateformes, les annonceurs leur laissent la possibilité de diffuser une partie des publicités sur des emplacements de moindre qualité voire frauduleux sans même en être conscients.

L'humain doit être à sa juste place

Tous ces signaux laissent à penser que les annonceurs - qui génèrent, faut-il le rappeler, l'immense majorité des revenus de Google (80%) et Facebook (97%) - sont considérés comme des vaches à lait que l'on peut traire à loisir.

A qui bénéficient les algorithmes censés gérer leurs investissements ? Si les objectifs définis par l'annonceur se basent sur des indicateurs de performance gonflés, si les publicités sont diffusées sur des inventaires sujets à caution, comment être certain que les budgets confiés sont employés au mieux ?

Deux faits sont acquis : la pénurie de talents ne se résoudra pas de sitôt et Google et Facebook sont incontournables dans le marketing mix des annonceurs. Profiter du gain de temps offert par la gestion algorithmique ne fera que se renforcer. Le sens de l'histoire n'est il pas - depuis la révolution industrielle - de déléguer les tâches répétitives à des machines ?

À lire également

  • Le marketing sensoriel et les objets connectés, nouveaux atouts des hôteliers
  • Pourquoi le marketing d'influence investit la communication politique
  • Sarbacane veut devenir leader européen de l'e-marketing
  • Sendinblue lève 140 millions d'euros pour digitaliser le marketing des TPE-PME

En revanche, au fur et à mesure qu'ils confient la gestion de leurs campagnes aux algorithmes, les annonceurs doivent absolument renforcer leurs capacités de contrôle et s'assurer de pouvoir évaluer au quotidien les performances de leurs investissements afin de corriger les dérives au plus vite. L'humain est et doit rester l'ultime juge de l'efficacité des machines.

Stéphane Gendrel

Sur le même sujet

Kazakhstan

OPINION. « Kazakhstan : la place que la France est en train de laisser filer »

Fin mai, Vladimir Poutine était reçu en visite d'État à Astana. Sept axes de coopération signés, un train d'accords sur l'énergie, les transports, la finance. La Russie est aujourd'hui le premier investisseur étranger au Kazakhstan. Pendant ce temps, à Paris, le pays reste un nom lointain entre la Russie et la Chine. C'est une erreur d'appréciation. Et pour qui dirige des entreprises ici, c'est une erreur qui se paie

Idées & Débats
Grégoire Du Peloux

OPINION. « La finance va imposer ses standards de confiance à l'IA 2.0 »

D'ici quelques années, des agents d'IA piloteront des portefeuilles, instruiront des dossiers de crédit et déclencheront des opérations de marché sans intervention humaine directe. La question n'est pas de savoir si cela arrivera. Elle est de savoir qui aura écrit les règles.

Idées & Débats
Olga Givernet

OPINION. « Nos infrastructures méritent mieux que des arbitrages de court terme »

Le changement climatique n'est plus une menace pour demain. Il est déjà une réalité. Il modifie déjà les conditions dans lesquelles nos infrastructures, réseaux d'eau, d'énergie, de transport et de télécommunications, sont exploitées.

Idées & Débats
Carine Pichon

OPINION. « Dans l’incertitude, ne pas décider devient un risque stratégique »

Nous avons longtemps considéré que le principal risque pour les entreprises venait de l’extérieur : tensions géopolitiques, ruptures d’approvisionnement, guerre commerciale ou transition technologique. Ces risques demeurent. Mais dans un environnement devenu durablement instable, un autre risque s’impose avec force : celui de ne plus réussir à décider.

Idées & Débats
David Cluzeau

OPINION. « Redresser les finances publiques : il est temps de changer de méthode »

Alors que Bercy prépare les arbitrages budgétaires pour 2027 et que la campagne pour l'élection présidentielle se rapproche, les propositions se multiplient pour redresser les finances publiques. C'est une bonne nouvelle. Notre pays a besoin d'un débat exigeant sur les moyens de retrouver une trajectoire budgétaire soutenable. Mais ce débat ne pourra produire des réponses durables que s'il s’appuie sur une méthode réellement féconde.

Idées & Débats
Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats
L'avion-ravitailleurs MRTT d'Airbus est un programme européen

OPINION. Contrôles des exportations d'armes : programmes européens en coopération et autonomie stratégique

L'association EuroDéfense* plaide pour l'extension aux 27 pays de l'Union européenne de l'accord relatif aux contrôles des exportations de l'industrie de défense, signé en 2021 par Paris, Berlin et Madrid et rejoint fin 2025 par Londres. Cet accord repose sur le principe que chaque partenaire respecte les autorisations d'exportation délivrées par un autre dans le cadre de programmes de coopération gouvernementaux ou industriels.

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « Coupe du monde 2026 : et si le football n’était plus seulement du soft power ? »

La Coupe du monde 2026 dépasse désormais la seule logique du soft power. Son changement d’échelle, les capacités qu’elle mobilise et les effets qu’elle produit invitent à renouveler la lecture stratégique.

Idées & Débats