Le mythe d'une Catalogne spoliée par Madrid

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A Barcelone, on insiste sur le déséquilibre entre les impôts versés par la Catalogne à l'Etat central, et ce que reverse Madrid à la région. Un déséquilibre largement surévalué, en fait. Par Nicolas Klein, doctorant en espagnol à l'université d'Aix-Marseille

Si les causes de l'actuelle poussée séparatiste en Catalogne ne sauraient être réduites à leur volet économique, cet aspect est l'un des arguments les plus utilisés par les indépendantistes. L'un des griefs qu'ils agitent régulièrement est celui du sous-financement de leur communauté autonome par le pouvoir central. En d'autres termes, les balances fiscales de la Catalogne seraient systématiquement déficitaires. Pour le dire plus clairement, après collecte des impôts et taxes, Barcelone verserait toujours plus d'argent à Madrid (1) qu'elle n'en recevrait en retour, ce qui provoquerait un manque à gagner pour le trésor public régional et, par conséquent, une capacité moindre à l'investissement productif.

À en croire la rhétorique séparatiste, malgré des plaintes répétées, le gouvernement central ferait la sourde oreille depuis trop longtemps et défavoriserait la Catalogne au profit de régions comme la Communauté de Madrid . Si les projets indépendantistes aboutissaient, Barcelone n'aurait plus de comptes à rendre à l'Espagne et pourrait gérer ses recettes, ce qui ferait redémarrer son économie. C'est pour démontrer un tel raisonnement que la Généralité publie à intervalles réguliers sa propre analyse des balances fiscales régionales, soulignant l'injuste traitement qui lui est réservé. Les médias français se sont saisis de cet argument sans en analyser la pertinence.

Solidarité et égoïsme


Le système de financement des communautés autonomes espagnoles par le pouvoir central est complexe et gagnerait à être réformé. Il se fonde néanmoins sur un principal cardinal : la solidarité entre les plus favorisés et les plus défavorisés. C'est l'article 2 de la Constitution de 1978 qui le rappelle : « Elle [la Constitution] reconnaît et garantit le droit à l'autonomie des nationalités et des régions qui la [l'Espagne] composent et la solidarité entre elles ». Les régions où le produit intérieur brut par habitant est le plus élevé (Pays basque, Communauté de Madrid, Catalogne, etc.) doivent fournir un effort particulier pour aider les régions en retard (Estrémadure, Andalousie, Castille-La Manche, etc.).
C'est ce principal qui est remis en cause par les séparatistes, lesquels affirment que la Catalogne a trop payé pour les « parents pauvres » de l'Espagne. Il ne peut donc lui être demandé davantage et il est temps qu'elle s'occupe de ses propres besoins. Un tel comportement égoïste peut difficilement fonder un projet national. Par ailleurs, la majeure partie des élus séparatistes au parlement régional est favorable à l'intégration d'une Catalogne indépendante dans l'Union européenne. Ces députés devraient y réfléchir à deux fois : Barcelone acceptera-t-elle de financer les pays d'Europe centrale et orientale, avec lesquels elle n'a aucun lien particulier, alors qu'elle ne veut plus payer pour le reste de l'Espagne, à laquelle elle appartient depuis plusieurs siècles ?

Une définition malaisée

La littérature sur le mode de financement des communautés autonomes est abondante en Espagne. Les médias français n'y accordent pas beaucoup d'attention, se contentant de croire sur parole les séparatistes. La définition des fameuses balances fiscales est pourtant sujette à débats. Les différences de calcul entre Barcelone, qui se plaint d'un sous-financement, et Madrid, qui soutient qu'un tel sous-financement est un fantasme, ne doivent par conséquent pas surprendre.
Dans l'ouvrage collectif El Mito fiscal (2) , l'économiste Ángel de la Fuente ouvre cependant de nouvelles perspectives. Il démontre ainsi, en comparant l'Espagne à toute une série de pays fédéraux (Canada, États-Unis d'Amérique, Australie, etc.), que la Catalogne se situe plutôt dans le groupe des régions riches les mieux traitées par le pouvoir central. Cet effort de comparaison n'est jamais réalisé par Barcelone.

Deux manières de calculer mais une seule méthode fiable

Les autorités séparatistes ont adopté une méthode de calcul qu'aucun économiste sérieux ne reconnaît. L'association Cohabitation civique catalane, dans l'étude Las Trampas de la balanza fiscal de Cataluña (3) , souligne que Barcelone n'en est plus à une manipulation près dans la présentation de son déficit fiscal. La Généralité se sert en effet d'une méthode de calcul dite « du flux monétaire » - par opposition à la méthode « charge-bénéfice », la seule acceptée au niveau international. Sans entrer dans trop de détails, dans le premier cas, le résultat est défavorable à la Catalogne (pour l'année 2009, elle verse jusqu'à 16 milliards d'euros « en trop » à l'État). Pourtant, si l'on s'en tient à la seconde méthode, bien plus fiable, elle reçoit jusqu'à 1,8 milliards d'euros de plus à l'État qu'elle ne lui verse - un régime tout à fait acceptable.

Des statistiques régionales partielles et partiales

Les auteurs de cette étude démontrent également que la Généralité de Catalogne minimise à dessein tous les versements effectués par l'État et exagère toutes les sommes qu'elle lui doit. Les autorités séparatistes passent ainsi sous silence le financement de la santé publique catalane par la Sécurité sociale espagnole.
De la même façon, puisque le siège du ministère des Affaires étrangères ou du celui de la Défense est à Madrid, ces autorités estiment que la Catalogne finance des services qui ne la concernent pas et qui fonctionnent au bénéfice exclusif de la capitale. Cette théorie est ridicule : dans la plupart des pays du monde, les grandes institutions nationales ont leur siège dans la capitale. Cette dernière n'est pourtant pas la seule à bénéficier de la protection de l'armée ou d'un réseau d'ambassades à l'étranger. Ces organismes travaillent en faveur de l'ensemble du territoire. La Catalogne n'échappe pas à la règle.
Bien entendu, cette façon de procéder permet à la Généralité de comptabiliser de nombreux versements au gouvernement central sans prendre en compte ce que ce dernier fait pour elle. Cette méthode de calcul est appliquée à d'autres institutions au service de l'ensemble du territoire espagnol mais basées à Madrid : Institut national de Technique aérospatiale, Institut national de la Consommation, Organisation nationale des Transplantations, etc.

Une incompréhension fondamentale

Au-delà de leurs tricheries et de leur égoïsme, les séparatistes catalans font surtout montre d'une incompréhension fondamentale du mécanisme de l'impôt. Ce ne sont pas les régions qui payent les taxes mais bien les citoyens.
À revenus constants, un ouvrier ou un cadre supérieur devra verser à l'État central la même somme pour son impôt sur le revenu ou l'achat d'un téléviseur, quel que soit l'endroit où il habite en Espagne. Le gouvernement central applique à la Catalogne les mêmes taux et les mêmes taxes qu'à la Communauté de Valence ou à la Galice.
Chaque communauté autonome bénéficie en revanche d'une part de liberté dans la définition de certaines tranches d'impôts. Ces recettes sont gérées exclusivement par la région. Il est avéré, dans ce cadre, que la Catalogne ponctionne beaucoup plus ses administrés que la Communauté de Madrid. Barcelone doit donc réviser sa politique avant de pester contre celle du gouvernement central.

 [1] Cet argument est d'ailleurs démenti par les faits puisque la Communauté de Madrid affiche un déficit fiscal environ quatre fois supérieur à celui de la Catalogne si l'on utilise la même méthode de calcul : http://cincodias.com/cincodias/2014/07/23/economia/1406109298_106654.html

[2] Téléchargeable à cette adresse : http://www.fundacionfaes.org/uploaded/EL+MITO+FISCAL.+RAZONES+PARA+UN+DEBATE%281%29.pdf

[3] Téléchargeable à cette adresse : https://math.temple.edu/~gimenez/NAD/Las%20trampas%20de%20la%20balanza%20fiscal%20de%20Catalu%C3%B1a.pdf

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a écrit le 08/01/2016 à 13:16 :
Voici enfin un article en France qui fait part de la position des économistes professionnels, rapport à ce vol imaginaire que les malheureux catalans subiraient.
Ça nous change des copié-colé traduits de R.Godin. tous droits sortis de la presse subventionnée par le gouvernement autonome catalan.
Il y a aussi l'ancien ministre socialiste de Zapatero, le catalan Josep Borel qui a finalement publié un bouquin; "los cuentos y las cuentas de la independencia" ce dernier démonte point par point, et avec rigueur tout le discours victimiste relatif aux financement de la Catalogne. C'est sans appel.
En ce qui concerne le fameux problème culturel, il faut rappeler que les gouvernements régionaux, ont en Espagne toute liberté pour appliquer la politique culturelle, comme éducative qu'ils souhaitent. Ban Ki Moon déclarai que l'Espagne est un exemple en matiére de respect des cultures et des langues régionales
En un peu plus de trente ans, les nationalistes on dilapidé ce qui faisait la richesse culturelle de la Catalogne, repoussant le castillan (espagnol) au rang de langue étrangère, les meilleurs écrivains sud-américains, pour qui Barcelone était la capitale (devant Madrid) de l'hispanité désertent Barcelone, enfermée dans un repli identitaire excluant.
https://blogs.mediapart.fr/toni-cardona/blog/111115/la-barcelone-hispanique-nest-plus
a écrit le 19/12/2015 à 20:01 :
L'analyse est intéressant et les questions pertinentes. néanmoins, je crois que le point de vue du départ est erronée. penser que le nationalisme catalan se réduit à un affaire financière c'est une erreur. même si effectivement l'interprétation des données économiques peut être sujette à interrogation et à caution, c'est à voir, et cela est un débat fort intéressant, mais réduire l'aspiration d'une partie du peuple catalan à la pleine souveraineté et à l'exercice indépendant de son auto gouvernement est erronée. Il y a tout un background, historique, émotionnel, affectif et politique très fort qui soutient cette aspiration. La plupart des catalans ne roulent pas dans l'or, beaucoup de PMI et PME ont été ruinés par la crise et ils ne sont individuellement ni plus riches ni plus pauvres que d'autres espagnols tout en travaillant sans compter. Je suis convaincu que le fond de ce mouvement est ailleurs, à chercher dans un divorce culturel et politique explicitement ou inconsciemment soutenu par l'Espagne. Il n'y a pas si longtemps que cela où les catalans étaient traités par le pouvoir de "perros catalanes" et beaucoup de nationalistes espagnols le pensent toujours, mais tout bas. L'analyse économique du déficit fiscal est bien insuffisant et très limité pour mesurer ces éléments politiques et affectifs. Cela fait des siècles que malgré le passif et les contentieux les catalans ont essayé d'être des espagnols sans renoncer à être des catalans. Qui a rejeté qui ? La catalogne n'a jamais interdit à l'Espagne de parler le castillan qu'on sache, même pas en Catalogne. Qui a voulu cette rupture et ce divorce, les nationalistes catalans ou les nationalistes espagnols ?
Réponse de le 20/12/2015 à 10:42 :
monsieur, si les catalans empêchent de parler castillan... essayer de mettre vos enfants dans une école publique (donc pour tous ! ) crèche ou maternelle ou autre... tout est en catalan! imaginez les madrilènes qui sont mutés à Barcelone... et bien ils vont au lycée americain ou français. quand on reflechit à mettre des lycées espagnols en catalogne c est qu il y a un rejet clair. donc cela répond à votre question finale.
Réponse de le 20/12/2015 à 15:18 :
@FX
"Qui a rejeté qui ? La catalogne n'a jamais interdit à l'Espagne de parler le castillan qu'on sache, même pas en Catalogne."
Deux témoignages pour nourrir votre réflexion :
- attablé à une terrasse d'un café de Barcelone, un serveur vient prendre notre commande. Je m'exprime en espagnol et il me répond que dans ce café ils ne servent que ceux qui commande en langue catalane. Que pensez-vous de cette ouverture d'esprit ? Bien entendu, je me suis levé et avant de partir, je lui ai souhaité d'avoir beaucoup de clients étrangers qui soient catalonophones ...
- je connais un petit industriel qui fabrique des boîtes métalliques, genre boîtes à thé, à bonbons, à biscuits, etc... Il noue un contact avec une entreprise catalane (espagnole) qui est intéressée par ses produits. Ils discutent du contrat dans un sabir mélant espagnol, français et anglais et tombent d'accord sur une commande. Au moment de rédiger le contrat, l'entreprise catalane (espagnole) exige que celui-ci soit rédigé en catalan ! Stupeur ! Le client ne veut rien savoir. Mon ami qui a un très grand sens du service et du client se renseigne sur comment trouver un interprète ayant quelques notions de droit commercial pour satisfaire cette demande particulière. Devant les difficultés et les coûts induits face au bénéfice du contrat en question, il a laissé tomber en recommandant à son client de se trouver un fournisseur catalan.
Il ne faut pas généraliser à partir de simples tranches de vie qui pourtant illustrent superbement la tentation du repli sur soi, mais je pense que certains lendemains pourraient être douloureux aux naïfs qui vivent dans un monde qui n'existe pas, ou plus.
Réponse de le 03/05/2016 à 16:01 :
"L'analyse est intéressant et les questions pertinentes. néanmoins, je crois que le point de vue du départ est erronée. penser que le nationalisme catalan se réduit à un affaire financière c'est une erreur." : avez-vous bien lu mon article ? Je commence par y dire noir sur blanc que l'on ne saurait réduire la question à son volet économique. Mais en parler, comme vous le soulignez, est capital, étant donné que lorsque des mensonges sont proférés, il s'agit de les démonter.

Le souci est que, lorsque l'on met la rhétorique séparatiste catalane en défaut sur un sujet (mettons, la prétendue spoliation de la Catalogne), l'interlocuteur favorable à l'indépendance de la région préférera changer de sujet en disant "Oui, mais de toute façon, l'économie ne compte pas, c'est une affaire historique/culturelle, etc."
N'ayant plus d'arguments à opposer à un discours précis sur l'économie, il préfère botter en touche. C'est une technique classique mais peu convaincante.

Par ailleurs, le nationalisme espagnol, en dehors de la période franquiste, est pour l'essentiel une entéléchie : il n'a quasiment jamais eu le pouvoir, est inexistant électoralement aujourd'hui et la nationalisation du pays au cours du XIXe siècle a été semée d'embûches.

Aujourd'hui, ce sont bien les séparatistes catalans qui discriminent, appliquent des politiques plus que limite, etc. Ils ne peuvent se plaindre d'avoir des réactions négatives en retour.
a écrit le 19/12/2015 à 17:43 :
Ces valeurs de solidarité n'ont de sens que dans une nation elle-même berceau d'une culture. Donc la seule question qui vaille est de savoir ici où est la nation. Seule la population catalane peut répondre à cette question pour ce qui la concerne...
Réponse de le 03/05/2016 à 15:55 :
Sachant que la culture catalane est très largement espagnole (et elle l'était même avant 1715, de nombreuses études l'ont déjà démontré)...
De toute façon, cela concerne l'ensemble des Espagnols puisque les frontières de leur pays (et l'essence même de l'Espagne) s'en trouveraient modifiées. Pourquoi leur refuser le vote, si l'on se proclame démocratique ?
a écrit le 19/12/2015 à 8:44 :
Les instituts financiers qui regissent la planete ne laisseront pas la catalogne independante, il n'y a qu'à voir la stratégie employée pour la Grèce!
Et puis pourquoi donner 10 euros de taxe a l'état pour esperer recevoir 10 euros de subvention? Notre époque se caracterise par sa stupidité mondialisée
a écrit le 18/12/2015 à 23:45 :
Notre époque est formidable, les régions et gens qui sont riches (par leur mérite, leurs efforts, ou la 'chance' (richesses naturelles locales)) veulent garder tout pour eux. Aider les plus pauvres (du même pays !), c'est dépassé. Les systèmes de péréquation, obsolètes, confiscatoires. Un repli généralisé ?
Par exemple, les belges flamands voudraient se séparer des francophones, moins vernis, moins riches.
Ils devraient plutôt s’enorgueillir d'être "productifs" ?
Réponse de le 19/12/2015 à 14:10 :
Aller voir si les gens qui habitent des villes comme Olot,Berga ou Amposta roulent tous en Porsche....Ceux qui votent indépendantiste sont 2/3 à gauche et de milieux modestes.
Réponse de le 03/05/2016 à 15:51 :
Non, en réalité, l'analyse sociologique du dernier suffrage régional catalan le montre : parmi les principaux viviers électoraux des partis séparatistes, l'on retrouve certes de petites communes de l'intérieur... mais aussi toute la bourgeoisie barcelonaise, tandis que les banlieues modestes ou moyennes rejettent majoritairement le séparatisme.
a écrit le 18/12/2015 à 20:07 :
À croire cet étudiant,les séparatistes catalans ne seraient que d'abominables égoïstes ,nombrilistes,renfermés,radins,sectaires,...
Bien sûr l'état central est généreux,juste,équitable,modéré,sérieux,
Un jour sûrement ,tous ceux qui méprisent ce peuple,endureront ce qu'ils endurent: la fin de leur histoire et de leur rêves ,noyés dans la masse d'un peuple plus nombreux et plus fort.
Réponse de le 19/12/2015 à 11:29 :
De toute façon quand les peuples disent NON à 'indépendance, les nationalistes veulent encore et toujours les faire revoter jusqu'à ce que le OUI l'emporte. Les Québecois ont dit 2 fois NON, les Écossais aussi l'an dernier. Qu'à cela ne tienne.
Pour la Catalogne, un référendum aurait au moins clarifié les choses.
Réponse de le 03/05/2016 à 15:52 :
Cet étudiant que je suis vous confirme que vous avez clairement mal lu mon article (de manière intentionnelle ?). Vous verrez que j'y parle bien des séparatistes, non de tous les Catalans.
D'ailleurs, les partis séparatistes n'ont pas obtenu la majorité aux dernières élections régionales - mais ici, la "masse d'un peuple plus nombreux et plus fort ne les intéresse pas..."
a écrit le 18/12/2015 à 17:50 :
La solution est pourtant simple !! L'UE déclare qu'elle n'acceptera jamais une Catalogne indépendante en son sein. D'aiilleurs comment serait-ce possible sans l'accord de l' Espagne ?....Madrid déclare qu'elle établissera des frontiéres. De quoi calmer les ardeurs !!!!
a écrit le 18/12/2015 à 17:37 :
Pour vivre depuis 36 ans aux marches des Pyrénées Orientales et donc de la Catalogne voisine, j'ai définitivement compris que l'état d'esprit "catalan" est très imprégné d'égoïsme et de repli sur soi, basés sur des pseudo-certitudes qui ne résistent pas aux analyses objectives comme le montre cet article. Au point qu'il est difficile de discuter de ce sujet avec certains catalans "ultras", tant leurs arguments frisent souvent la mauvaise foi et presque toujours l'ignorance des réalités économiques et culturelles de notre temps. Et ce nombrilisme anachronique au début de ce XXIème siècle qui consacre la mondialisation dans toutes ses dimensions (bonnes et moins bonnes aussi hélas), manipulé par des "responsables" politiques utopistes avides de pouvoir et de gloire, pourrait conduire cette communauté culturelle vers un fiasco total : économique, financier, diplomatique, etc... Au final, les catalans, couverts de ridicule, se retrouveront grosjean comme devant ou "Mi gozo en un pozo".
Réponse de le 19/12/2015 à 14:04 :
Je souhaite qu'un jour vous puissiez vivre ce que vivent les catalans: sentir que la fin de leur culture ,de leurs institutions,de leurs projets est proche.4 millions de catalans sans état ,ne peuvent pas faire grand chose contre 2 états qui regroupent 100 millions d'habitants et qui leur ont programme une lente mais sure et définitive asphyxie-disparition.
Réponse de le 19/12/2015 à 18:51 :
Navré de vous dire que votre texte m'a fait éclater de rire.Il faut vraiment n'avoir jamais mis les pieds en Catalogne espagnole pour tenir de tels propos. Allez y faire un tour et vous verrez si le Catalan est interdit, si le drapeau sang et or ne flotte pas partout, et si vous voyez la Guardia Civil réprimer une quelconque manifestation catalaniste faites le nous savoir.
Ceci étant, l'indépendance n'est pas une question économique mais relève uniquement de la décision d'une communauté de personnes décidant de vivre 'leur vie'. Pas certain que la Catalogne y gagne. Et pourtant je suis Catalan(iste).
Réponse de le 03/05/2016 à 15:54 :
Les séparatistes en général, et particulièrement les plus extrémistes, vivent en effet pour l'essentiel dans un fantasme d'exclusion et de rejet... des autres. Impossible de discuter sainement avec eux, la réalité leur échappe et ils inventent des vexations et des brimades imaginaires.

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