Le Professeur Raoult ou le messie des temps modernes

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Didier Raoult.
Didier Raoult. (Crédits : Reuters)
OPINION. La polémique suscitée par la recommandation du professeur Didier Raoult du recours à la chloroquine pour traiter les patients infectés par le Covid-19 va bien au delà d'une simple divergence entre experts scientifiques. En devenant un phénomène populaire, elle sert aussi de révélateur du fonctionnement de nos sociétés modernes. Par Jamal Bouoiyour (IRMAPE, ESC Pau Business School, CATT, Université de Pau), Amal Miftah (LEDa, DIALUMR 225, Université de Paris-Dauphine, ESC Pau Business School) et Mariem Brahim, enseignante-chercheuse (ESLSCA Business School Paris).

Les résultats des études du docteur Didier Raoult relatifs à l'utilisation de la chloroquine sont intéressants à plus d'un titre. Ils donnent tout d'abord de l'espoir à des malades inquiets, voire désespérés. Mais, compte tenu de leurs failles, ces études prêtent le flanc à de nombreuses critiques de la part de la communauté scientifique et médicale. En effet, au cœur du débat sur la chloroquine, on retrouve la question de la méthode « scientifique » qui évalue rigoureusement la réelle efficacité d'un traitement, et garantit aussi son innocuité et sa non-toxicité.

La démarche du professeur pose aussi d'autres problèmes comme le risque de faire naître de faux espoirs, de décrédibiliser la science et de briser une confiance, déjà fragile, envers les institutions scientifiques. Sans oublier que, seuls les patients de l'IHU de Marseille ont « profité » de ce traitement ainsi que certaines personnalités bien en vue. Certains médecins se sont en outre auto-administré le médicament. Tout cela jette le trouble et laisse se diffuser le sentiment d'une médecine à deux vitesses, qui ne viendrait au secours que de quelques privilégiés.

Or, en ces temps de vacarme et de tumulte, les citoyens ont besoin de certitudes et de clarté, tant ils sont abasourdis par la virulence du Covid-19 et par l'ampleur de ses dégâts sur les plans économique, social mais surtout humain.

Problématiques d'ordre éthique et méthodologique

Les annonces et les travaux du chercheur Didier Raoult, expert en son domaine, engendrent des problématiques d'ordre à la fois éthique et méthodologique. Il semble évident que la recherche scientifique demande de la méthode et la médecine requiert de l'éthique. En même temps, on peut se poser la question de savoir si les analyses et les méthodologies académiques habituelles sont adaptées aux situations d'urgence sanitaire. D'un point de vue méthodologique, l'utilisation des outils statistiques obéit à des règles bien précises et bien documentées dans la littérature. On ne peut y déroger, même en cas d'urgence extrême, comme c'est le cas aujourd'hui, avec l'expérimentation de la chloroquine pour les malades du Covid-19.

A la faveur de ses travaux, le professeur Raoult a connu une popularité soudaine et fulgurante. Il s'agit d'une personnalité publique appréciée en France mais aussi à l'étranger. Un récent sondage le place ainsi en deuxième position des personnalités les plus populaires. La raison principale de cet engouement autour du chercheur marseillais est tout à fait intuitive : il donne de l'espérance avec une solution simple et efficace. Il a également été très enthousiaste dans ses déclarations publiques au sujet des résultats de ses études, ce qui n'est pas très habituel dans le monde scientifique, où la prudence est de mise. Sa façon de communiquer, sa posture et ses prises de position sont clivantes et vont au-delà d'un simple scientifique érudit. Elles ne font que confirmer les fractures de notre société. Les réseaux sociaux se sont emparés du phénomène Raoult, ce qui a accentué les pressions sur les responsables politiques, qui ont reconnu, timidement et après moult hésitations, leur intérêt pour ces travaux sur la chloroquine.

Jetons un coup d'œil justement sur ce qui se passe sur les différents réseaux sociaux en lien avec le professeur de médecine. Un aperçu rapide sur le web montre que le Pr. Raoult y est devenu, en quelques semaines, une figure emblématique de la lutte contre le Covid-19 et suscite un intérêt grandissant.

Les tendances Google

Nous avons reporté les résultats des tendances Google (Google Trends) avec l'expression Prof. Raoult à partir du 16 mars (date à laquelle les premières mesures sanitaires strictes ont été engagées pour lutter contre la propagation du virus, et la communication des résultats de la première étude sur la chloroquine de l'équipe marseillaise) et jusqu'au 5 mai. Ce type de recherche a été utilisé plusieurs fois dans les études pour détecter les épidémies de grippe par exemple ou pour mesurer l'activité économique. La plateforme fournit pour chaque requête une mesure de l'intensité de la recherche comprise en 0 et 100. Ce dernier chiffre représente la proportion la plus élevée parmi les termes interrogés dans telle région et durant la période sélectionnée.

La figure 1 représente donc l'évolution des demandes du terme Prof. Raoult sur la plateforme Google en France et à l'étranger, au cours de la période susdite. Comme on peut le remarquer, il existe un intérêt certain pour le professeur de médecine (l'indicateur est significatif quand il est supérieur à 50). La hausse des occurrences correspond aux dates de l'apparition de ses études, à ses sorties sur les réseaux sociaux ou à la visite du président de la République à l'IHU de Marseille

Google Raoult

Nous avons analysé la même requête en utilisant d'autres plateformes telles que Wikipédia ou Twitter (non reportée ici), on retrouve les mêmes tendances.

Opposition Nord-Sud

Une analyse par région (figure 2) montre qu'en dehors de Paris, c'est au sud-est de la France (Corse, PACA et Languedoc-Roussillon) que l'intérêt est le plus aigu. Ceci confirme notre analyse précédente sur l'opposition Paris-Marseille ou Nord-Sud de manière plus générale.

Figure 2 : Google Trends régions françaises Prof. Raoult du 16/03/22020 au 05/05/2020

Raoult Nord-Sud

Comme on peut le remarquer dans la figure 3, la notoriété du Pr. Raoult a gagné une partie du monde. Au Sénégal, son pays natal, la chloroquine était, du reste, déjà utilisée dans le traitement du paludisme. Ce qui explique sa généralisation dans le cas du Covid-19, sans que cela ne suscite de débat particulier, comme en France ou dans d'autres pays occidentaux. D'autres pays africains francophones (Gabon, Togo) et un département français d'Outre-mer manifestent leur intérêt pour ce traitement. Le Maroc l'a adopté dès le départ, sans coup férir. La chloroquine a été administrée à tous les malades positifs. Produit sur place par l'entreprise Sanofi, le médicament a, du reste, été réquisitionné dans sa totalité par les autorités marocaines. On retrouve là aussi le schéma précédent et la dichotomie Nord-Sud, même si les Etats-Unis et d'autres pays d'Amérique ne sont pas insensibles à cette alternative.

Sa notoriété a donc dépassé les frontières de l'Hexagone. En Afrique, il est considéré comme un marabout, au Maroc comme un messie et aux Etats-Unis comme un sauveur (surtout de la part du président américain qui en a vanté les mérites à plusieurs reprises à travers ses Tweets). Il séduit au passage les complotistes, surtout depuis que l'ancienne ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait interdit la chloroquine de la vente libre le 15 janvier 2020, juste avant les révélations des premiers cas de Covid-19, ce qui a renforcé la méfiance à l'égard du système et donc les théories des conspirationnistes.

Figure 3 : Google Trends par pays, Prof. Raoult du 16/03/22020 au 05/05/2020

Raoult Afrique

Si ses déclarations tranchantes et non ambigües, comme par exemple l'effet saisonnier du coronavirus (i.e, sa disparition dans 30 jours grâce à la chaleur de l'été) laissent perplexes ses collègues médecins, elles font mouche dans l'opinion publique. Elles donnent à son traitement un visage de l'inéluctable. « There is no alternative », disait Margaret Thatcher. Elles font penser plus à une injonction performative qu'à un constat scientifique. A y voir plus clair, le Pr. Raoult critique les tenants d'un empirisme classique et enjoint ses collègues à sortir de leur frilosité, et de passer de la description à la prédiction. Selon lui, la théorie doit avoir, d'abord et avant tout, une visée pratique. Ce qui importe, c'est moins la véracité des hypothèses que l'efficacité des conclusions. C'est de la politique et non de la science froide et insipide.

Symbole de la fracture béante des sociétés modernes

Son aura va au-delà d'un simple professeur de médecine. Il incarne plusieurs références culturelles (chercheur solitaire, insoumis, rebelle) dans une période de crise sociale (dont les « gilets jaunes » sont l'une des illustrations), d'incertitude et de doute. Il symbolise cette fracture béante des sociétés modernes. Le Nord contre le Sud, le centre contre la périphérie, la capitale contre la Provence (ou la province), le PSG contre l'OM. Les « somewhere » (les personnes de quelque part) contre les « anywhere » (les citoyens de partout). L'élite urbaine contre ceux qui sont laissés sur le bas-côté. Ses visions prophétiques lui donnent une allure de druide sorti d'un autre siècle. Pour aller vite, on peut considérer que l'émulsion médiatique autour du Pr. Raoult a ravivé les clivages de la crise politique, économique mais aussi sociale que connaît la France depuis bien longtemps.

Il est évident que le Pr. Raoult a raflé, en quelque sorte, la mise médiatique. N'empêche ! Sa croyance sans faille dans l'efficacité de la chloroquine le fera entrer, soit dans le panthéon des héros et du registre de vaillants lanceurs d'alerte si le traitement est efficace, soit dans les geôles de l'histoire, dans le cas contraire. L'avenir (proche) nous le dira.

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Commentaires
a écrit le 25/05/2020 à 8:05 :
La France ou plutot certains éminents scientifiques et politiques ont laisser mourir des
milliers de français en interdisant le traitement du docteur Raoult.Les pays comme le
Maroc,le Sénégal nous dépassent.Notre drapeau français ne brille plus comme avant.
Et comme pour le sang contaminé,les mensonges sur les dangers du nuage de
Tchernobil ,les vrais responsables seront impunis.
Bravo docteur Raoult.Vous avez une armée de décideurs incompétents contre vous mais une immense partie de la planète vous est reconnaissante.
a écrit le 15/05/2020 à 16:22 :
Pauvre Prof. Raoult qui a donné son avis, peut-être sans toutes les données pour que ce simple avis soit une évidence pour tous, -surtout les parisiens-, et qui été renvoyé dans ses 22. Personnellement, -j'ai fait de l'expérimentation sur plantes et donc traité aussi des données - je ne dénie pas à une personne avec un tel cursus de donner son avis quand nous sommes dans un tel blizzard. Le Prof. Raoult aurait été inconscient de ne pas le donner (qu'aurait-on alors entendu?). Et dans toutes ces discussions, il y a tout de même un fait étonnant: quand vous êtes en face d'une telle pandémie, qui peut ne pas toucher certains assymptomatiques, qui semblent toucher les plus "forts" d'entre nous, qui interagit avec des composantes génétiques (groupes sanguins O et A apparemment), et le sexe, les hommes plus touchés que les femmes, peut-être l'historique de vaccination (BCG?), bien sûr l'âge, les personnes agrées étant le principales victimes de ce virus, qui in fine semble conduire à trépas 1/100 000 des moins de 20 ans contaminés, 1/10 000 des moins de 50/60 ans etc.. alors il y a une chose qui est évidente: il faut une masse de données absolument considérable, sur un nombre de patients inouï, pour arriver à des "certitudes" ou tout du moins un consensus scientifique. Autrement dit simplement: il est douteux de pouvoir démontrer statistiquement ce qui ne saute pas aux yeux, il est irréaliste dans ce cas de lancer des expérimentations sur un petit nombre de cas tous différents (nous ne maitrisons pas tous les autres facteurs), il est important d'entendre les médecins qui ont traité les malades pour comprendre leurs ressentis, qui peuvent être extrêmement importants; M.le Professeur Raoult, peut-être atypique, peut-être dans l'erreur, a été grand pour oser donner un avis fut-il reposant sur sa simple expérience, et c'est une très grande faute de lui en faire grief, même si in fine, il es démontré que statistiquement, la chloroquine n'est pas différente de l'eau minérale (encore une fois, nous n'avons pas, nous n'aurons pas les données pour arriver à des certitudes dans ce cas très spécial, et donc nous connaissons les résultats de ces expérimentations finalement peu scientifiques).
a écrit le 15/05/2020 à 15:58 :
On voudra m'excuser le test d'envoi, ayant eu sous d'autres tribunes un problème à ce sujet mais qui s'était réglé. Je ou nous ne voudrions pas louanger le Dr Raoult par son apparence, ses affirmations, etc., mais nous pourrions tout de même nous poser des questions. Les citoyens ont besoin de certitudes? Ne pourraient-ils pas surtout en avoir des (in)certaines à propos de quoi que ce soit de leur vivant (santé), et au risque que nos économies, nos politiques et tout le reste ne puissent plus être praticables? Il semblerait aussi que l'on avait déjà des médicaments qui par certaines caractéristiques, pouvaient aussi ressembler à des antiviraux et antibiotiques connus par eux et contrairement à la vulgaire aspirine (pour mal de tête, etc.). N'aurait-ce pas été excessif par plus d'un de critiquer Raoult sur des bases que la majorité des gens ne pouvaient pas connaître, surtout de gens connus?

Bref, n'aurions-nous pas entendu que la charge virale et à l'heure que nous nous parlerions serait bel et bien réduite, l'aspect quantitatif pouvant être très importante, la notion de seuil franchi l'étant tout autant pour le qualitatif? Bref, nous pourrions penser qu'il n'y aurait pas dite << démarche >> comme pratique, mais bel et bien là des personnes qui allaient éventuellement mourir et qu'il fallait sauver leur peau avant qu'il ne soit trop tard. Nous n'oublierions pas non plus qu'ils semblaient ouverts au monde entier et non seulement à Marseille et que, s'auto administrer en tant que médecin tout en mettant sa vie éventuellement en danger comme pour en sauver d'autres à venir, ne serait pas favoriser la ''classe'' des riches au détriment des pauvres. Si nous pourrions savoir la quantité de mots inutiles que nous prononcerions alors que des gens pourraient mourir dans le monde, ne changerions-nous pas?

Merci de m'avoir lu tout en n'hésitant pas à me répondre.
a écrit le 15/05/2020 à 15:55 :
On voudra m'excuser le test d'envoi, ayant eu sous d'autre tribunes un problème à ce sujet mais qui s'était réglé. Je ou nous ne voudrions pas louanger le Dr Raoult par son apparence, ses affirmations, etc., mais nous pourrions tout de même nous poser des questions. Les citoyens ont besoin de certitudes? Ne pourraient-ils pas surtout en avoir des (in)certaines à propos de quoi que ce soit de leur vivant (santé), et au risque que nos économies, nos politiques et tout le reste ne puissent plus être praticables? Il semblerait aussi que l'on avait déjà des médicaments qui par certaines caractéristiques, pouvaient aussi ressembler à des antiviraux et antibiotiques connus par eux et contrairement à la vulgaire aspirine (pour mal de tête, etc.). N'aurait-ce pas été excessif par plus d'un de critiquer Raoult sur des bases que la majorité des gens ne pouvaient pas connaître, surtout de gens connus?

Bref, n'aurions-nous pas entendu que la charge virale et à l'heure que nous nous parlerions serait bel et bien réduite, l'aspect quantitatif pouvant être très importante, la notion de seuil franchi l'étant tout autant pour le qualitatif? Bref, nous pourrions penser qu'il n'y aurait pas dite << démarche >> comme pratique, mais bel et bien là des personnes qui allaient éventuellement mourir et qu'il fallait sauver leur peau avant qu'il ne soit trop tard. Nous n'oublierions pas non plus qu'ils semblaient ouverts au monde entier et non seulement à Marseille et que, s'auto administrer en tant que médecin tout en mettant sa vie éventuellement en danger comme pour en sauver d'autres à venir, ne serait pas favoriser la ''classe'' des riches au détriment des pauvres. Si nous pourrions savoir la quantité de mots inutiles que nous prononcerions alors que des gens pourraient mourir dans le monde, ne changerions-nous pas?

Merci de m'avoir lu tout en n'hésitant pas à me répondre.
a écrit le 15/05/2020 à 15:10 :
test d'envoi
a écrit le 15/05/2020 à 8:21 :
Est-ce que les 109 marins de la Frégate Aquitaine ont été soignés et guéris grâce à la à la chloroquine en tout début d'infection?
a écrit le 14/05/2020 à 23:37 :
Quand il déclare "on a bien l'impression que ce qui était l'une des possibilités de cette maladie, à savoir une maladie de saison, est en train de se réaliser et qu'il est raisonnable de penser que d'ici un mois, il n'y aura plus de cas du tout dans les pays tempérés", et bien je suis désolé mais ce n'est pas sérieux, les effets du confinement sont décisifs sur l'évolution du nombre de cas, on ne peut rien conclure sur le caractère saisonnier du virus.
Quand il dit que son traitement semble efficace et qu'on voit le faible nombre de patient traités, c'est pareil ce n'est pas sérieux.
Ça ne veut pas dire qu'il a tord, simplement il n'a aucune base solide pour l'affirmer.
Par contre, il a le mérite de tester des choses et j'ai l'impression qu'il y a une tendance en médecine à ne pas vouloir prendre de risque sauf que là on est dans une situation de crise...
a écrit le 14/05/2020 à 21:44 :
"La raison principale de cet engouement autour du chercheur marseillais est tout à fait intuitive : il donne de l'espérance avec une solution simple et efficace". Certes mais c'est avant tout sa qualité (chercheur, grand prix de l'Inserm, fondateur d'un institut de pointe depuis huit années etc...) qui légitime l’espérance, et non l’inverse. Par ailleurs, ce ne sont plutôt les "élites urbaines" (ou se croyant telles) qui ont mené une campagne de dénigrement, selon moi par jalousie, le monopole intellectuel ne devant sortir à aucun prix du cercle de la raison..
a écrit le 14/05/2020 à 11:37 :
Le label Business School est lourd à porter. Ce que l'on enseigne dans ces ""écoles" est très éloigné de la science et très proche du business. Contentez vous de vous épanouir dans le business. A propos, vous avez remarqué la jolie envolée d'ABIVAX à la bourse aujourd'hui. Voilà un bon sujet de papier. Le Raoult n'est pas côté en bourse.
a écrit le 13/05/2020 à 21:20 :
Il semble que cer article renferme une erreur grave. Le Pr Raoult n'a jamais affirmé que la chaleur de l'été amènerait la fin de l'épidémie bien au contraire et a affirmé ne pas connaître les raisons pour lesquelles une épidémie s'arrête. Il a simplement parlé d'écosystèmes qui convenaient ou pas à la diffusion d'un virus.
Je mets les auteurs de l'article au défi d'étayer leur affirmation et de citer leurs sources.
Cela relève de l'éthique du journalisme.
a écrit le 13/05/2020 à 17:52 :
Trois diplomes de “Business School”. Huh. Si les “Business Schools” de France sont si bien pourquoi est-ce que 97% des exportations francaises se font par seulement 1% de ses entreprises? Et je n’exaggere pas. Scandaleux. Un pays qui s’effondre sous le poids des charges sociales, plus de 50% des salaires qui, si investes comme dans le terrible monde “anglo saxon”, par les “fonds de pension”, devraient faire de tout retraité francais un millionaire! Un pays qui réprime vicieusement le travail pour soi-meme: on devait payer pour le privilege de travailler pour soi-meme avant l’autoentrpreneur avec “protection sociale” si on a le moindre benefice ou pas! Et ensuite la France a limite les revenus a €32.000 ou 210.000 FF ou £21,000 livres sterling brut pour une service c.a.d £15,000 livres net!!! Moins que le loyer moyen a Paris. Il a fallu attendre 2018 pour l’Etat de permettre si genereusement les gens a gagner €52.000 ou £34,000 livres net!!! Mais on paie toujours 25% des impots sur chiffre d’affaires!!! Meme sur €1 euro on paie 25%. Et vous business ecoliers, vous etes completement incapables de deviner les consequences pour le morale et competitivite du pays entier. Incapable de surveiller la situation et les regles dans les autres pays du monde. Incapable de faire le moindre recherche. Completement nul avec vos tetes dans le sable. Vous Business Schools ou est votre recherche pour liberer la population pour pouvoir travailler pour soi meme??? Vous etes dans un monde irréel et cet article s’agit d’une attaque ad hominem pur et simple.
a écrit le 13/05/2020 à 14:15 :
Normalement une courbe naturelle d’épidémie a un pic , un plateau , ça redescend et ça dinimue de virulence , quelques sursaut et ça disparaît comme le sras en 2003...
si ce virus se maintient et ça s’aggrave : il faut une enquête internationale sur les origines non naturelles de ce virus.
La récession économique mondiale était déjà existante avant le virus .
Les Marseillais ont la chance d’avoir Professeur Raoult.
a écrit le 13/05/2020 à 12:50 :
Ce monsieur, c'est fait connaître beaucoup plus par la contre publicité qu'on lui a faites, que par la possible publicité qu'il a pu se faire! C'est un peu comme les "fakes-news" et conspiration de toute sorte...!
a écrit le 12/05/2020 à 20:01 :
Je ne sais pas d'où sort votre doctorat, mais je pencherais pour une pochette surprise.
Vous laissez entendre que tous les commentaires négatifs sur les dires de M Raoult sont nuls. Serait-il la seule compétence au monde en la matière.
Un scientifique de très haute volée a déclaré "SI un doctorant m'avait présenté une telle étude, je lui aurais conseillé de changer de métier".
Raoult s'est comporté en gilet jaune populiste et les dégâts causés par ses affirmations hasardeuses sont énormes. Quoi qu'il arrive il ne sortira pas grandi de cette épreuve
Réponse de le 13/05/2020 à 12:23 :
En fait les études sur un médicament sont financées à près de 70% par les Laboratoires.
Et pour 100% de ces études faites par un Labo, c'est le médicament qu'ils proposent qui est retenu vainqueur. Sinon les études ne sont pas publiées.

Pour les 30% financées par l'état, les biais utilisés déterminent très souvent vers quoi on veut tendre.
Pour le protocole Raoult, par exemple, on voit que pour Discovery, il n'est pas suivi afin de démontrer qu'il n'est pas valable.
Réponse de le 13/05/2020 à 14:01 :
Qu'est-ce qu'ils viennent faire là dedans les gilets jaunes ?
a écrit le 12/05/2020 à 18:41 :
Je suis encore surpris des jugements que les journalistes utilisent alors qu'ils n'ont manifestement aucune aptitude à juger. Le journaliste écrit "on retrouve la question de la méthode « scientifique » qui évalue rigoureusement la réelle efficacité d'un traitement, et garantit aussi son innocuité et sa non-toxicité"
Je voudrais tout d'abord, en tant que scientifique, (un doctorat et quelques années de recherche derrière moi), vous préciser que dès le premier test du Professeur Raoult, la rigueur scientifique était présente, ce premier essai préliminaire est exactement ce que font tous les chercheurs dignes de ce nom, afin de détecter un éventuel effet.
3 fois 24 patients subissant trois traitements différents est un test riche d'enseignement. Les résultats obtenus sont si différents qu'ils sont indiscutable et statistiquement déjà représentatifs. L'effet est démontré comme significatif.
Il ne se trouvera aucun chercheur digne de ce nom qui pourra démontrer le contraire.
En contrepartie, les précisions de l'effet différencié ne sont déterminées avec précision, comme c'est le cas dans chaque essai préliminaire mais ce n'est pas le sujet. Les biais d'un tel test qui réduiraient la pertinence de la démonstration ne sont pas décrits par ses détracteurs et personne n'en a même abordé un seul.
Quant aux effets secondaires, ils sont connus depuis si longtemps qu'aucun médecin de ville ne se laisserai surprendre par eux. Alors pourquoi répéter bêtement ce que des pseudo médecins de bureau ou de salon en disent. A croire qu'ils sont si incompétents qu'ils viendraient de les découvrir, ils devraient retourner en cabinet, ça leur ferait du bien.
Réponse de le 14/05/2020 à 14:42 :
Justement, les experts télévisés qui tapent à bras raccourci sur Raoult, n'ont jamais soigné personne. Vous voulez les envoyer en cabinet? Mais ce serait dangereux!
a écrit le 12/05/2020 à 16:18 :
C'est comme le Paris de Pascal ,croire à ce que dit ce professeur qui n'est sans doute pas parvenu où il est par hasard ne coûte rien .Par ailleurs il ne semble pas que les personnes connues qu'il a soigné se plaignent du traitement qui leur a été administré .
a écrit le 12/05/2020 à 16:04 :
Ce monsieur, c'est fait connaître beaucoup plus par la contre publicité qu'on lui a faites, que par la possible publicité qu'il a pu se faire! C'est un peu comme les "fake-new" et conspiration de toute sorte...!
a écrit le 12/05/2020 à 12:40 :
Raoult a tout de suite opté pour une guerre de mouvement par opposition à l'état major du ministère de la santé adepte de la stratégie de position . en 40 on a vu le résultat de cette option .
au fait , on n'entend plus parler de l'étude Discovery .... qui semble s'acheminer vers un fiasco total d'une collaboration médicale internationale impossible à concrétiser .
il faut dire qu'elle a été conçue par l'état major précité .
a écrit le 12/05/2020 à 11:49 :
De toute façon son jugement est confirmé de fait par les résultats des pays africains.
En effet ils sont habitués à se traité largement par des produits à base de quinine et ils s'en sortent brillamane et mieux que le Pays de Macron Premier.
Réponse de le 13/05/2020 à 14:01 :
Rien de neuf en effet. Ils s'en sortent comme d'habitude en faisant effacer leurs dettes.
a écrit le 12/05/2020 à 11:31 :
Encore une fois cet article fait la part belle au mythe du messie alors que le Pr Raoult lui-même a dit plusieurs fois que Nostradamus c'est pas à Marseille c'est à Salon-de-Provence. Il faudrait le comparer au général Patton plutôt, Raoult a un esprit militaire, il sait organiser et commander et il ne se fait pas que des amis mais l'efficacité est la seule chose qui compte. En résumé il fonce comme Patton le faisait et pose la question de l'efficacité globale de l'action qui consiste en l'occurrence à tester, diagnostiquer et traiter VITE (le traitement n'est qu'une part de son action). Et il faut constater que 17 décès sur plus de 3200 patients, c'est un résultat qui dépasse tout ce qui existe même dans certains pays où on teste beaucoup. Le facteur prépondérant c'est la rapidité et la qualité de la prise en charge, c'est visible partout dans le monde. C'est pourquoi certains pays font (beaucoup) mieux que d'autres et si on ajoute la bithérapie Raoult c'est encore mieux. Et pourquoi aussi quand on regarde les essais faits sur des patients déjà gravement atteints, voire déjà en réanimation les résultats sont bien pires, traitement ou pas. D'après les spécialistes, c'est toujours comme ça pour toutes les maladies infectieuses. Raoult n'est ni un prophète ni un messie ni un politique, c'est un guerrier. Il s'est construit comme ça, à l'image de son père (général) et de son grand-père résistant.
Réponse de le 14/05/2020 à 14:44 :
Bien vu! On voit que vous savez de quoi vous parlez.
a écrit le 12/05/2020 à 10:17 :
Résultat surtout de la pensée binaire imposée par les médias de masse et plus particulièrement la télévision dont la capacité de manipulation est de loin la plus puissante.

"Le controversé professeur raoult" c'est comme ça que je l'ai vu traité par un présentateur de l'information télé, on ne peut décemment pas parler de journalisme, le cantonnant de suite dans le "mal" cataloguant d'emblée, sans aucun débat, ses partisans.

Les partisans de ce fait se retrouvent également cantonnés à défendre tout entier un personnage alors que cela n'est sémantiquement pas possible et le piège sémantique est bien en place.

L'intelligence voudrait simplement que l'on se penche sur ses affirmations et que l'on tente ça et là de voir ce que cela donne et de l'utiliser quand il y en a besoin mais non la binarité sémantique médiatique impose que l'on choisisse un camp bannissant définitivement ainsi la vérité.

Votre papier n'échappe pas à la règle tandis qu'un article étoffé, prenant du recul sur les phénomènes, pesant le pour et le contre ne fera pas le buzz certes parce que comme le dit Nietzsche il est plus facile de convaincre les gens avec une demi vérité qu'une vérité toujours plus longue à expliquer alors que le cerveau humain n'aime pas ce qui est long à expliquer, mais servira de référence pour des siècles à venir, la cupidité pathologique et maladie des propriétaires de ces médias leur impose de traduire leur obscurantisme qu'ils prennent pour une vérité sur le "papier" générant des articles jetables.

Ne vous ne faites pas ils sont la règle car les écoles de journalisme formatent l'individu à la production et non aux raisonnements forcément bien trop dangereux pour nos dragons célestes dont la suprématie ne se repose pas sur leur génie mais seulement sur la cupidité et faiblesse de leurs serviteurs alimentant leurs propre cupidité et faiblesse.
a écrit le 12/05/2020 à 9:49 :
Ce monsieur, c'est fait connaître beaucoup plus par la contre publicité qu'on lui a faites, que par la possible publicité qu'il a pu se faire! C'est un peu comme les "fake-new" et conspiration de toute sorte...!
a écrit le 12/05/2020 à 8:58 :
Vous traitez la question du crédit de la science de manière raccourcie: la science est dans le même état de danger que l'église. Elle est gangrénée par des intérêts qui font parler des lobbys au nom de la science. Les exemples sont légion: Thalimodine dans les années 60 dont les effets ont été contestés au nom de la science, le Médiator soutenu au nom de la science, le glyphosate, le tabac, les benzodiazépines, les opioides ...
Des scientifiques sont payés outrageusement pour formuler de fausses contre expertises. Ceux-ci tuent la Science. Alors il est clair qu'il vaut mieux être un chercheur derrière son télescope qu'un salarié de laboratoire pharma si on veut être du bon côté.
Encore que, les dernières percées de Musk ne laisseront pas tranquille la communauté des cosmologistes bien longtemps.

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