Loi travail: une timide priorité donnée aux accords collectifs

Bruno Serizay

Bruno Serizay
Parmi les mesures du projet de « Loi travail », l'une des plus contestées est la possibilité de conclure des accords collectifs dits « offensifs ». Ces accords peuvent, pour préserver ou développer l'emploi, adopter des mesures notamment relatives à la durée du travail et à la rémunération (sous réserve de n'apporter aucune diminution du salaire mensuel) qui, même si elles sont différentes de celles prévues par le contrat de travail, s'imposeront aux salariés. Le salarié qui ne souhaitera pas subir ces modifications pourra être licencié ; son licenciement ne sera pas « économique » ; mais le salarié bénéficiera d'un dispositif d'accompagnement destiné à favoriser son reclassement professionnel.
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Les « accords offensifs », qui constituent une simple extrapolation des accords de sauvegarde de l'emploi prévus par l'accord interprofessionnel du 13 janvier 2013, puis par la loi de sécurisation de l'emploi du 14 juin 2013, aux entreprises non (encore) confrontées à des graves difficultés économiques, procèdent d'une politique de la prévention pour une fois heureuse.
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