• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Parkinson : limiter l'accumulation de fer pour freiner la maladie

David Devos

Publié le 12 avril 2019 à 10:02 - Mis à jour le 05 mars 2026 à 13:09

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 5

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

  • 6

    Dominique de Villepin, candidat à la présidentielle : « Pour éviter le pire, il faut s’entendre »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
IDEE. Une nouvelle piste thérapeutique prometteuse se dessine pour ralentir la maladie de Parkinson : s'attaquer aux dépôts de fer dans le cerveau. Par David Devos, Université de Lille

La maladie de Parkinson affecte des millions d'individus dans le monde. En France, plus de 160 000 personnes en sont atteintes, ce qui en fait la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente après la maladie d'Alzheimer.

Il n'existe à l'heure actuelle aucun traitement susceptible de réduire la progression de la maladie, dont l'issue est fatale. Toutefois, depuis quelques années, des résultats de recherche suggèrent que les molécules capables de capturer le fer pourraient constituer des candidats thérapeutiques valables. Explications.

Perte d'automaticité

La maladie de Parkinson est causée par la mort ou dégénérescence des neurones, en particulier ceux de la « substance noire » du cerveau. Située dans le tronc cérébral, sous les hémisphères cérébraux et en avant du cervelet, cette région contient des neurones « dopaminergiques », c'est-à-dire produisant de la dopamine, un messager chimique assurant la communication entre les neurones (on parle de neurotransmetteur).

Ce composé est particulièrement important pour le fonctionnement des noyaux gris centraux du cerveau auxquels est connectée la substance noire. Ces zones contrôlent l'automaticité, sur le plan moteur (marche, déglutition, clignement des paupières...), ainsi que sur le plan intellectuel et émotionnel (raisonnement pré-appris, réponse émotionelle automatique dans une situation drôle ou triste par exemple).

La maladie de Parkinson se manifeste donc non seulement par des symptômes moteurs (lenteur, raideur, tremblement et perte des automatismes moteurs de la marche et de l'équilibre) mais aussi par des symptômes cognitifs : troubles de l'attention, de la mémoire immédiate, anxiété, dépression, perte de la motivation...

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Le fer, un minéral très contrôlé

Au début du vingtième siècle, les scientifiques ont décrit trois grandes caractéristiques du cerveau des patients atteints par maladie de Parkinson : la dégénérescence des neurones dopaminergiques (producteurs de dopamine), se traduisant par une diminution ou une carence en dopamine ; la présence de corps de Lewy (des dépôts constitués par une protéine anormalement agrégée, l'alpha-synucléine, impliquée normalement dans la libération de la dopamine), et l'existence d'une accumulation de fer au niveau de la substance noire.

La substance noire est naturellement riche en fer, car le fer est nécessaire à la fabrication de la dopamine. De plus, cette zone est très active, et requiert une grande quantité d'énergie. Or le fer intervient dans la production d'énergie par l'organisme, en permettant l'utilisation de l'oxygène. En cas de déficit en fer, le transport d'oxygène peut devenir déficient, aboutissant à une moindre production d'énergie : c'est l'anémie.

Si le manque de fer est problématique, son excès l'est également. Un surplus de fer peut être très toxique et favoriser le stress oxydant : tout se passe en quelque sorte comme si le corps « rouillait », ce qui s'accompagne d'une destruction des structures des cellules... L'organisme doit donc équilibrer de façon très précise les concentrations en fer, afin d'éviter à la fois le déficit et l'excès, qui sont tous les deux très dangereux.

Capturer le fer pour protéger les neurones

Il a été montré dans des modèles animaux de la maladie de Parkinson que les composés capturant le fer (on dit qu'ils « chélatent » le fer), ou les traitements susceptibles de réduire l'excès de fer protègent les neurones dopaminergiques. Cependant, ces traitements sont conçus pour les patients qui ont une surcharge massive en fer dans l'ensemble de leur organisme, comme dans certaines maladies du sang comme la bêta-thalassémie. Ils ne conviennent pas aux patients atteints de la maladie de Parkinson, dont la surcharge en fer très localisée. Si ces molécules étaient utilisées chez eux, elles pourraient provoquer une anémie.

Pour remédier à ce problème, nous avons donc développé un nouveau concept thérapeutique de chélation conservatrice du fer basé sur une molécule prototype, la défériprone. Administrée oralement, celle-ci est capable d'attraper le fer en excès dans la substance noire uniquement (trois molécules de défériprone se lient à une molécule de fer), puis de le rendre aux transporteurs naturels du fer (la protéine apotransferrine). Ces derniers vont le redistribuer dans le corps, évitant l'anémie.

Des résultats cliniques prometteurs

Une première étude pilote basée sur cette approche a été menée au CHU de Lille. Elle a impliqué quarante patients atteints par la maladie de Parkinson à un stade précoce. Les résultats montrent que leur taux de fer, mesuré par imagerie cérébrale, a diminué, tout comme le stress oxydant cérébral et sanguin. Par ailleurs, une légère amélioration clinique des symptômes moteurs a été constatée. Les patients n'ont en outre subi aucune anémie, même après deux ans de traitement. De plus, un ralentissement de la progression de la maladie a été noté. Une autre étude, londonienne cette fois, a rapporté les mêmes résultats cliniques encourageants.

Ces résultats prometteurs ont conduit à la mise en place d'un large essai clinique européen. Mené sur 24 centres cliniques répartis dans huit pays (France, Allemagne, Espagne, Angleterre, Pays-Bas, Portugal, République tchèque, Autriche), il implique 368 patients. Son objectif est d'évaluer si la défériprone peut ralentir la progression de la maladie chez les patients parkinsoniens au moment du diagnostic. Cette stratégie thérapeutique est également en cours d'essai thérapeutique dans le cadre de la sclérose latérale amyotrophique (maladie de Charcot) en France et la maladie d'Alzheimer en Australie car dans ces pathologies une mauvaise distribution du fer a également été constatée, conduisant à des zones où le fer s'accumule.

Quand les cellules se suicide

Une seconde piste thérapeutique en lien avec le fer pourrait émerger suite à la découverte d'une nouvelle forme de mort programmée des neurones. Baptisée « ferroptose » (par analogie avec l'apoptose, la mort cellulaire programmée « classique »), ce « suicide » cellulaire se caractérise par une accumulation de fer dans la cellule.

Nous avons démontré que la ferroptose était non seulement prédominante dans les modèles animaux utilisés pour étudier la maladie de Parkinson, mais aussi qu'elle était très sensible aux chélateurs de fer. Cette découverte participerait à l'élucidation des mécanismes intimes aboutissant à la mort des neurones lié à l'excès de fer. Ces mécanismes sont en train d'être précisés, ce qui ouvre de nouvelles voies thérapeutiques en complément de l'emploi de molécules capables de chélater le fer.

Nous espérons à présent démontrer que la chélation du fer grâce à la déféripone peut constituer une première stratégie de neuroprotection. Pour la rendre encore plus efficace, il faudrait l'associer à d'autres stratégies thérapeutiques, à l'instar des combinaisons thérapeutiques utilisées dans le cancer ou le sida. On pourrait par exemple imaginer combiner la chélation du fer à des approches modulant la dopamine, la toxicité de l'alpha-synucléine, ou la mort des neurones par ferroptose.

The Conversation _______

Par David Devos, Professeur de Pharmacologie médicale, Docteur en Neurologie, Docteur en Neurosciences, Université de Lille

 La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

David Devos

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats