• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Pétrole : la troisième chute de l'OPEP

Gérard Vespierre

Publié le 09 mars 2020 à 07:33 - Mis à jour le 09 mars 2020 à 07:58

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « La Russie produit environ 300 nouveaux chars par an, qui ne sont pas utilisés sur le front ukrainien »: pourquoi les pays baltes craignent un mauvais coup de Moscou

  • 2

    La future plus grande centrale thermique du Burkina Faso obtient un soutien de 52 millions d'euros

  • 3

    Marie-Ange Debon, PDG de La Poste : « Le courrier ne représente plus plus que 15 % du chiffre d’affaires global »

  • 4

    Pourquoi Xavier Niel continue d’étendre son empire télécom dans le monde

  • 5

    Général Jean-Paul Paloméros, ancien chef d’État-major de l’armée de l’air : « Pour défendre la paix, il faut montrer les muscles »

  • 6

    Pourquoi l’industrie automobile française procède à une saignée sociale chez ses ingénieurs

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
ANALYSE. Depuis sa création en 1960, l'OPEP s'était construite une image, basée sur les chocs pétroliers de 1973 et en 1979. Cette organisation était capable de fixer les prix et de faire plier les consommateurs des pays occidentaux. Ce que nous venons de voir la semaine dernière se situe dans un autre décor et constitue la troisième chute de l'OPEP. Quelles ont été les chutes précédentes ? Quelles sont les causes et les conséquences de cette nouvelle chute ? Par Gérard Vespierre (°) chercheur associé à...

L'émergence du pétrole de schiste américain a depuis 2010 progressivement changé la donne. La production américaine stabilisée autour de 5 millions de baril par jour a crû régulièrement jusqu'à atteindre un seuil de croissance d'un million de baril par jour d'une année sur l'autre. Ce nouvel apport dans la production mondial a fini par créer fin 2014 un déséquilibre sur le marché, avec un excès d'offre par rapport à la demande. Comment allaient réagir l'OPEP et les autres producteurs ?

La réponse de l'Arabie Saoudite : la première chute

Dans ces années heureuses, pour les producteurs, le prix du baril se situait au-dessus de 100 dollars. Les coûts de production pour les producteurs d'huile de schiste apparaissaient élevés, tant la part des adjuvants chimiques utilisés dans l'injection était élevée. Fort de ces faits de base, l'Arabie Saoudite s'est alors fixée comme objectif de faire sortir du marché ces nouveaux opérateurs. Elle utilisait d'ailleurs une expression spécifique : « faire sortir du marché les producteurs non-compétitifs ». Comment ? Il s'agissait tout simplement d'augmenter la production saoudienne, afin de faire chuter les prix, et de forcer, avec des prix revenus à 40-50 dollars, les nouveaux  opérateurs américains à sortir du marché.

Le schéma était simple, et emprunt de bon sens, sauf qu'il n'intégrait pas deux éléments, le premier étant la réactivité de l'industrie américaine, et le deuxième les pratiques marketing. En effet, les prestataires de l'industrie pétrolière avaient "optimisé" le tarif de leurs services en tenant compte des faibles coûts en capital de cette nouvelle technologie de forage, et des prix du baril à plus de 100 dollars. Ils pouvaient entre les deux se réserver « la part du lion » sans que quiconque vienne la leur contester.

Devant cette nouvelle donne, les producteurs américains de pétrole de schiste ont dans un premier temps réduit effectivement leur production, dès la seconde moitié de l'année 2015, en diminuant le nombre de puits exploités. Mais en parallèle, les prestataires ont été mis sous pression, afin de réduire les charges d'exploitation, et il y avait de la marge. Un an plus tard, c'est-à-dire mi-2016, les producteurs de pétrole de schiste, avaient rationnalisé l'exploitation de leur puits, et disposaient de coûts de formulations chimiques beaucoup plus faibles. Ils pouvaient désormais être compétitifs à 50 dollars le baril.

La possibilité de cette réponse américaine n'avait pas été envisagée. Depuis 2016, la production des Etats-Unis n'a cessé de croître jusqu'à offrir à ce pays la place de premier producteur mondial de pétrole, depuis l'été 2018 et jusqu'à ce jour.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Pour la première fois, le pays leader du cartel, et donc le cartel, n'était plus en position d'être l'arbitre de la fixation des prix. Comment modifier cette situation?

La création de l'OPEP + ou la seconde chute

Puisque la présence de ces nouveaux producteurs américains était désormais incontournable, il ne restait qu'une seule issue pour faire remonter les prix, diminuer l'offre mondiale.

Les membres de l'OPEP n'étaient pas les seuls à souhaiter une remontée des cours. L'économie russe était fortement impactée par la chute des pays des hydrocarbures, une diminution de ses recettes s'accompagnant d'une chute de sa monnaie, atteignant... 50% ! Quand on a des intérêts communs, pourquoi ne pas travailler ensemble ?

Moscou a alors fort habillement fait jouer au Venezuela le rôle d'agent démarcheur, le ministre du pétrole Vénézuélien entreprit une judicieuse visite de capitales, Alger, puis Moscou, et enfin... Riyad.

Le processus était engagé et allait aboutir au premier accord de réduction coordonnée, fin 2016, dans le cadre d'un format qui allait être appelé OPEP + . La Russie participait à cette réduction d'offre, et l'OPEP s'associait à cette occasion avec elle 10 autres participants. L'OPEP reconnaissait ainsi la limite des pouvoirs du cartel initial. Cette étape a constitué sa deuxième chute.

L'échec de l'OPEP + ou la troisième chute

La semaine passée, ce nouveau format de l'OPEP + n'a pas réussi à se mettre d'accord sur une nouvelle étape de réduction de production. Les membres fondateurs souhaitaient en effet offrir une réponse rapide à la baisse de la consommation chinoise, liée au ralentissement sévère de son économie par l'irruption du virus covid-19.

La Russie a refusé une nouvelle réduction de production arguant que son budget national 2020 avait été bâti sur un baril à 42 dollars le baril. De plus, Moscou considère qu'une telle stratégie aboutit à permettre à nouveau aux Etats-Unis d'augmenter leur part de marché mondial. Ce dernier point est réel, mais qui se nourrit de part de marché ? Personne. Un producteur de pétrole vend des volumes et récolte des devises. La part de marché n'est qu'une conséquence, et avec environ 15% du marché mondial les Etats-Unis sont certes leader du marché, mais nullement en position dominante !

L'analyse de la position russe

Etant donné les risques sur le niveau de prix, cet argument est difficilement recevable. Celui du budget russe basé sur un baril à 42 dollars est, quant à lui, très surprenant. Ce budget 2020 a été naturellement préparé au cours de l'année 2019. Il est facile de vérifier que le cours moyen du baril au cours de toute l'année 2019 s'est établi à pratiquement 65 dollars. Pourquoi choisir dans un budget prévisionnel une base pratiquement 30% inférieure ? Pourquoi sous-estimer ses recettes, qui conduisent à réduire en proportion ses dépenses, quand on veut relancer la croissance, comme l'a promis le président Poutine ?

La véritable réponse à ce refus russe doit être recherchée ailleurs. Cet ailleurs se situe dans les causes ce cette nouvelle situation, à savoir la baisse de 20% annoncée par la Chine de ses volumes de raffinage. Cela représente une diminution de pratiquement 3 millions de barils par jour de ses importations. D'où ses importations proviennent-elles ? De Russie pour seulement 10% ! La Chine n'a pas mis tous ses œufs dans le même panier. La Russie est son principal fournisseur de gaz, mais pas de pétrole. 70% des importations chinoises proviennent du Moyen-Orient. Dès lors, ne peut-on pas considérer, vu de Moscou, que ce sont les pays de l'OPEP, et principalement du Moyen-Orient, qui doivent gérer cette situation, et non la Russie ? Mais cette analyse, et ce choix, ne sauraient être sans conséquence pour l'économie russe.

Les conséquences du choix russe

Avant même que la décision du refus russe fut acquise, la baisse des prix du baril la semaine passée a poussé fortement le rouble à la baisse. A la clôture de vendredi dernier cette baisse atteignait 15%, au taux de 77,5 roubles pour un euro. L'inflation en Russie va donc repartir à la hausse. Ceci est loin d'être une bonne nouvelle.

Or l'Arabie Saoudite vient de faire savoir qu'elle allait augmenter significativement sa production à partir du 1er Avril. Si une telle situation se matérialisait, le prix du brut risque, à nouveau, de fortement fléchir, et d'atteindre un niveau inférieur à 40 dollars. La Russie pourrait donc être doublement pénalisée, à la fois par une baisse de ses recettes et par un fort redémarrage de son inflation.

Il faut également mentionner que son refus de rééquilibrer le marché pétrolier risque fort de laisser des séquelles dans ses relations diplomatiques avec les pays du Moyen-Orient. Or, Moscou avait beaucoup agi et misé pour faire « une percée au Moyen-Orient » comme l'avait matérialisé la visite du roi d'Arabie Saoudite dans la capitale russe, en octobre 2017.

De l'OPEP à l'OPEP +, la stratégie de l'Arabie Saoudite n'est ni simple à élaborer ni facile à mettre en œuvre. La convergence russe qui vient de se transformer en face à face avec la Russie laissera également des séquelles. Désormais, quel format pour l'organisation, et autour de quel consensus ? L'Iran fondateur est pratiquement interdit d'exportation par les Etats-Unis, et ceux-ci sont devenus depuis bientôt 2 ans le premier producteur mondial !

La création en 1960 à Bagdad de l'OPEP, grand régulateur du marché pétrolier mondial, avec entre autres l'Iran et l'Arabie Saoudite, semble bien loin.

________________

(*) Gérard Vespierre, diplômé de l'ISC Paris, Maîtrise de gestion, DEA de finances, Paris Dauphine. Auteur du site www.le-monde-decrypte.com

Gérard Vespierre

Sur le même sujet

Ulysse Alarcos

OPINION. « L’IA reconstruit le BTP »

Le BTP a longtemps été protégé de la révolution numérique. Cette impression était trompeuse.

Idées & Débats
Olivier Mariscal

OPINION «  Le mythe du "bon moment" pour investir »

Lorsque les marchés boursiers atteignent des sommets, une même question revient toujours : est-ce vraiment le bon moment pour investir ?

Idées & Débats
Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats
Jean-Christian Kipp

OPINION. « Révolte iranienne : il eût suffi qu’un uniforme change de camp »

La révolution iranienne n’a pas eu lieu. Des importantes manifestations qui ont embrasé le pays depuis le 28 décembre 2025 et de l’intervention militaire israélo-américaine déclenchée le 28 février 2026, résultent non pas l’effondrement du régime des Mollah mais son renforcement et une répression durcie. Ce constat brutal mérite que l’on s’y arrête, sans complaisance.

Idées & Débats
François Rousseau

OPINION. « Et si l'un des meilleurs choix d'avenir pour les jeunes était l'industrie ? »

Alors que l’année scolaire vient de se terminer, des milliers d'étudiants s'apprêtent à franchir une étape décisive, qu'il s'agisse de trouver un stage ou de décrocher leur premier emploi. C'est un moment charnière, souvent anxiogène, où les choix d'orientation se cristallisent, et où les préjugés peuvent peser lourd.

Idées & Débats
Ruchir Budhwar

OPINION. « Aérospatial : l’IA au cœur d’une nouvelle trajectoire industrielle »

Idées & Débats
Guillaume Chiche

OPINION. « Investissements étrangers : après l’attractivité, l’exécution »

Les annonces d’investissements étrangers constituent une excellente nouvelle pour la France. Mais être choisie ne suffit plus.  Elle a besoin que les décisions d’investissement deviennent des projets livrés, des emplois créés et de nouvelles infrastructures qui contribuent durablement au développement des territoires.

Idées & Débats
Serge Hanoca

OPINION. « Business France, l’illusion d’une reconquête sans moyens »

Réarmement économique ou désarmement budgétaire ? Un droit de réponse de Serge Hanoca, Collaborateur de Business France et secrétaire du CSE (*)

Idées & Débats