• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Premier tour : la dynamique spectaculaire du vote utile

Isabelle Lebon

Publié le 11 avril 2022 à 04:38

France 2022: melenchon ne veut "pas donner une seule voix" a marine le pen

Photo d'illustration

SARAH MEYSSONNIER

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 2

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 5

    Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

  • 6

    Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
ANALYSE. Le vote utile a ponctionné les voix des candidats les moins bien placés dans les estimations : une dynamique spectaculaire qui s'est accélérée lors du premier tour de l'élection de 2022. Par Isabelle Lebon, Université de Caen Normandie

Le premier tour de l'élection présidentielle s'est conclu avec un taux d'abstention qui atteint 26 %. En dehors de 2002 (28,4 %), les abstentions les plus élevées jusqu'alors avaient été, pour un premier tour, 1969 (22,4 %) et 2017 (22,23 %).

Si cette baisse de la participation n'est pas catastrophique, elle illustre néanmoins le désamour des électeurs français pour l'offre politique et pour la campagne, mais pas forcément pour la politique.

De nombreuses raisons

Beaucoup de raisons expliquent ces taux d'abstention élevés : le début des départs en vacances dans certaines régions, la non-inscription ou mal inscription sur les listes électorales mais aussi le contexte de la guerre en Ukraine et une campagne peu audible. Autant d'éléments qui ont joué sur les facteurs de l'attention.

Mais il existe aussi des raisons plus structurelles comme le sentiment exprimé dans les reportages ou enquêtes que «le vote ne va rien changer».

On observe par ailleurs une indécision toujours aussi importante chez les électeurs : un «réservoir de voix» qui se chiffrait à près de 30% en 2017 et qui est à 20% pour le premier tour de 2022. Cette indécision s'explique principalement par la recomposition radicale du paysage politique français.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Implosion des partis traditionnels

En réalité, les électeurs ne se reconnaissent plus dans les grands partis traditionnels de la gauche et de la droite de gouvernement. Pour la deuxième fois consécutive, ni le parti socialiste ni Les Républicains ne seront présents au second tour de l'élection présidentielle alors qu'il s'agit des deux partis qui ont structuré l'histoire de la Vᵉ République et dont les électeurs étaient les plus familiers.

Or cette implosion s'est faite sur le temps long et a été parfois difficile à déceler car les partis traditionnels ont continué d'être présents lors d'élections intermédiaires comme les régionales ou les municipales.

Un vote utile qui s'est accéléré

On observe par ailleurs une dynamique de vote utile qui s'est accéléré de façon spectaculaire. Le vote utile vient en effet ponctionner les voix des candidats les moins bien placés dans les estimations. Ainsi Eric Zemmour (Reconquête!) ou Valérie Pécresse (LR) ont été les victimes de cette dynamique qui se comprend aussi par la polarisation de la campagne.

Ainsi, on estime qu'un candidat donné à moins de 10% d'intentions de vote (seuil symbolique) peut rapidement perdre ses voix au profit d'un candidat mieux placé. Cette tendance peut s'exprimer en quelques jours. Le phénomène avait déjà été observé avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon en 2017. En 2022, le candidat LFI a de nouveau bénéficié de ces voix au détriment de Yannick Jadot (4,30%) et Fabien Roussel (2,60 %).

Si «voter utile» n'est pas nouveau, on observe l'accélération de cette tendance de façon très marquée depuis 2002 quand les électeurs avaient été pris au dépourvu lors de la qualification de Jean-Marie Le Pen contre Jacques Chirac.

Par ailleurs, l'éclatement du paysage politique est aussi l'une des raisons expliquant ce vote: pour les électeurs, c'est une façon de garder une forme de contrôle sur le second tour, même si pour cela ils doivent donner leur voix à un candidat qu'ils n'apprécient pas ou dont ils ne sont pas entièrement convaincus.

Ce phénomène montre par ailleurs les limites du scrutin uninominal à deux tours et complique les choix et la campagne de l'entre-deux tours.

En effet, le mode de scrutin actuel - que nous interrogeons dans nos recherches - encourage la polarisation des candidats: pour se «qualifier» au second tour à 22 ou 23% des voix, ces derniers doivent montrer une vive opposition et lourdement critiquer leurs adversaires, ce qui rend difficilement légitime un ralliement par la suite au second tour.

En revanche, en raison de la forte désaffiliation partisane en France, il est moins évident de savoir si un «vote utile» au second tour se concrétisera par un vote de ralliement ou bien s'il sera remplacé par un vote blanc ou une abstention.

À lire également

  • Les mouvements sociaux peuvent-ils porter Mélenchon jusqu’au second tour ?
  • Jean-Luc Mélenchon : l’arme du charisme en politique
  • Mélenchon : "Mes solutions pour nous libérer d'un futur enchainé au remboursement sans fin de la dette"
  • Jean-Luc Mélenchon : « Pour les patrons et les industries du futur, je suis une affaire formidable. Avec moi, au revoir les aléas du marché ! »

Par Isabelle Lebon, Professeur de Sciences Economiques, directrice adjointe de la Maison de la Recherche en Sciences Humaines, Université de Caen Normandie.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Isabelle Lebon

Sur le même sujet

Kazakhstan

OPINION. « Kazakhstan : la place que la France est en train de laisser filer »

Fin mai, Vladimir Poutine était reçu en visite d'État à Astana. Sept axes de coopération signés, un train d'accords sur l'énergie, les transports, la finance. La Russie est aujourd'hui le premier investisseur étranger au Kazakhstan. Pendant ce temps, à Paris, le pays reste un nom lointain entre la Russie et la Chine. C'est une erreur d'appréciation. Et pour qui dirige des entreprises ici, c'est une erreur qui se paie

Idées & Débats
Grégoire Du Peloux

OPINION. « La finance va imposer ses standards de confiance à l'IA 2.0 »

D'ici quelques années, des agents d'IA piloteront des portefeuilles, instruiront des dossiers de crédit et déclencheront des opérations de marché sans intervention humaine directe. La question n'est pas de savoir si cela arrivera. Elle est de savoir qui aura écrit les règles.

Idées & Débats
Olga Givernet

OPINION. « Nos infrastructures méritent mieux que des arbitrages de court terme »

Le changement climatique n'est plus une menace pour demain. Il est déjà une réalité. Il modifie déjà les conditions dans lesquelles nos infrastructures, réseaux d'eau, d'énergie, de transport et de télécommunications, sont exploitées.

Idées & Débats
Carine Pichon

OPINION. « Dans l’incertitude, ne pas décider devient un risque stratégique »

Nous avons longtemps considéré que le principal risque pour les entreprises venait de l’extérieur : tensions géopolitiques, ruptures d’approvisionnement, guerre commerciale ou transition technologique. Ces risques demeurent. Mais dans un environnement devenu durablement instable, un autre risque s’impose avec force : celui de ne plus réussir à décider.

Idées & Débats
David Cluzeau

OPINION. « Redresser les finances publiques : il est temps de changer de méthode »

Alors que Bercy prépare les arbitrages budgétaires pour 2027 et que la campagne pour l'élection présidentielle se rapproche, les propositions se multiplient pour redresser les finances publiques. C'est une bonne nouvelle. Notre pays a besoin d'un débat exigeant sur les moyens de retrouver une trajectoire budgétaire soutenable. Mais ce débat ne pourra produire des réponses durables que s'il s’appuie sur une méthode réellement féconde.

Idées & Débats
Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats
L'avion-ravitailleurs MRTT d'Airbus est un programme européen

OPINION. Contrôles des exportations d'armes : programmes européens en coopération et autonomie stratégique

L'association EuroDéfense* plaide pour l'extension aux 27 pays de l'Union européenne de l'accord relatif aux contrôles des exportations de l'industrie de défense, signé en 2021 par Paris, Berlin et Madrid et rejoint fin 2025 par Londres. Cet accord repose sur le principe que chaque partenaire respecte les autorisations d'exportation délivrées par un autre dans le cadre de programmes de coopération gouvernementaux ou industriels.

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « Coupe du monde 2026 : et si le football n’était plus seulement du soft power ? »

La Coupe du monde 2026 dépasse désormais la seule logique du soft power. Son changement d’échelle, les capacités qu’elle mobilise et les effets qu’elle produit invitent à renouveler la lecture stratégique.

Idées & Débats