Presse indépendante et médias culturels, parents pauvres du plan de relance ?
Albin Serviant (*)

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Entrepreneur à la fois dans la FrenchTech et les médias, j'ai eu l'occasion de comparer les dispositifs d'accompagnement mis à disposition des entreprises "tech" et des médias, tous impactés par la pandémie. Certes, le gouvernement a réussi à assurer la liquidité du système économique à court terme au travers d'une multitude de dispositifs (prêt d'état garanti, report de charges, chômage partiel...) Mais, dès lors qu'il s'agit d'imaginer la suite, de fortes disparités apparaissent : les mesures de trésorerie et de prêts à court terme montrent déjà leur efficacité mais ne suffiront pas dans la durée.
activité.
Si la BPI offre de nombreux outils aux entreprises de la French Tech, parfois avec des mécanismes d'abonnement sous forme de concours bancaire, d'apports des actionnaires et/ou de sociétés de capital-risque, ou d'apports en quasi fonds propres (Prêts Participatifs, obligations convertibles en actions...), elle exclue de sa doctrine les entreprises médias.
Le secteur de la presse , en proie à une forte crise de son modèle de distribution et à une évolution de la demande, est déjà soutenu par l'Etat, ce qui pourrait justifier la position de la BPI. En revanche, concernant les nouveaux médias, ceci est plus étonnant, a fortiori à l'heure du tout numérique qui oblige à innover.
L
a loi n° 2015-433 du 17 avril 2015
permet aux personnes domiciliées fiscalement en France et assujetties à l'impôt sur le revenu (IR) de déduire 30% du montant total investi dans le capital d'une entreprise de la presse. Ce taux augmente à 50% lorsque la société détient le statut d'entreprise solidaire de presse d'information. Malheureusement ces versements, sous forme de crédit d'impôt, sont plafonnés.
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D'autres dispositifs sont à envisager : défiscalisation des abonnements aux publications de presse IPG, baisse de charges pour l'embauche de journalistes et responsables de la diversification, simplification des dispositifs d'aide à l'innovation comme le FSDP, intégration des contenus de flux dans les dispositifs d'aide du CNC, soutien renforcé aux titres IPG, fonds de garantie d'urgence pour l'investissement privé dans la presse engagée.
un fonds d'investissement polymorphe
doté de 225 millions d'euros pour soutenir les industries culturelles et créatives. L'initiative est à saluer mais la doctrine d'investissement reste à préciser dans un contexte de réflexion sur le plan de relance.
En conclusion, l'impact de la crise sur l'industrie de la culture et des médias ne pourra être absorbé seulement par des mesures de trésorerie et des prêts, même garantis.
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demain.
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