• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Rachat de Ouibus : l’ambitieux pari de BlaBlaCar

Michel Albouy

Publié le 23 novembre 2018 à 08:17 - Mis à jour le 26 novembre 2018 à 18:40

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Cyberattaques russes : l’Europe frappe le FSB avec des sanctions inédites

  • 2

    Laurent Voulzy et Isaure Le Faou : « Personne ne m’avait mis autant de lumière sur le cœur et sur l’âme »

  • 3

    23.600 milliards de dollars : la facture d'un divorce industriel entre l'Occident et la Chine

  • 4

    Les motoristes restent plus que jamais les champions de la rentabilité, très loin devant Airbus et Boeing

  • 5

    Canadair : la France engagée dans un contre-la-montre pour remplacer ses bombardiers d’eau vieillissants

  • 6

    « La Russie produit environ 300 nouveaux chars par an, qui ne sont pas utilisés sur le front ukrainien »: pourquoi les pays baltes craignent un mauvais coup de Moscou

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
La décision de la SNCF de se séparer de sa filiale spécialisée dans le transport par autocars se comprend aisément. Son rachat par la plate-forme de covoiturage, beaucoup moins. Par Michel Albouy, Grenoble École de Management (GEM)

La loi du 6 août 2015 pour « la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques » portée à l'époque par le ministre de l'Économie Emmanuel Macron sous un gouvernement de gauche, a été un symbole fort de la volonté de la libéralisation de l'économie. Le texte a notamment apporté un vrai bouleversement dans le secteur du transport routier en libéralisant sur le territoire national le transport de passagers par autocars. Des autocars auxquels on a rapidement collé l'étiquette de « cars Macron ».

Trois ans après, il semble que ce nouveau secteur ne soit pas encore stabilisé. Pour le moment, les principaux opérateurs (Ouibus, Isilines, Flixbus) ne sont toujours pas rentables, même si on note des améliorations du fait d'une plus grande rationalisation des dessertes. Par ailleurs, on a appris mi-novembre que Ouibus, lié à la SNCF, l'opérateur le plus ancien et le plus puissant du marché, va être racheté par BlaBlaCar, la pépite française du covoiturage. Le tout sur fond de lourdes pertes de la future ex-filiale de l'entreprise publique : 165 millions d'euros entre 2013 et 2017.

Stratégie intenable

Pourquoi la SNCF se retire-t-elle de ce secteur ? Au-delà des pertes, il faut déjà rappeler que la stratégie de Guillaume Pépy, le patron du groupe ferroviaire, de se lancer dans la course des cars Macron en 2015 avait été contestée en interne. Cette stratégie est aujourd'hui devenue intenable avec le développement des trains à tarif discount OuiGo - concurrents directs des Ouibus puisque les tarifs sont comparables.

Par ailleurs, étant donné sa situation financière et la réforme votée par les députés avec l'ouverture de son marché à la concurrence, la SNCF doit désormais impérativement se concentrer sur le transport ferroviaire, son cœur de métier.

Un cœur de métier qui ne semble pas avoir souffert de l'arrivée des cars Macron. Contrairement à ce que l'on pouvait craindre, cette nouvelle offre de transport n'a en effet pas affecté le trafic de la SNCF, qui affichait d'excellents chiffres de fréquentation en 2017. D'après le dernier rapport de l'autorité de régulation du secteur, l'Arafer, un peu moins de 20 % des passagers n'auraient pas effectué leur déplacement si l'offre n'avait pas existé. Parmi les quelque 7,1 millions de personnes (+15 % en un an) qui ont été transportées en 2017 en car figurent notamment beaucoup d'étudiants et de retraités. Autrement dit, des personnes à faibles revenus qui n'ont pas les moyens de voyager en TGV.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

La compagnie ferroviaire a donc décidé de tirer un trait sur son activité bus, qu'elle cède à BlaBlaCar pour un montant inconnu.

Nouvelles lignes en Europe

Si la stratégie de sortie de la SNCF se conçoit aisément, il n'en va pas de même pour BlaBlaCar qui accélère aujourd'hui son développement. En parallèle du rachat de Ouibus, le spécialiste du covoiturage a annoncé lever 101 millions d'euros auprès de ses investisseurs historiques et, surprise, de la SNCF également. Il estime être en mesure de pouvoir poster ses offres de trajets en bus et de covoiturage sur la plate-forme de réservations oui.sncf dès la fin de l'année 2018. Ce rapprochement entre le covoiturage et les cars longue distance a du sens aux yeux des dirigeants. « Ce rapprochement permettrait à tous les voyageurs de trouver sur BlaBlaCar une solution de mobilité longue distance qui convienne à la diversité de leurs besoins », se réjouit notamment Nicolas Brusson, cofondateur et directeur général de BlaBlaCar. Un bien beau discours.

En effet, si l'analyse du marché montre que les clientèles des cars Macron et du covoiturage sont voisines, il n'est pas du tout évident qu'il existe une complémentarité entre ces deux moyens de transport. Alors que le covoiturage permet de trouver un transport direct entre villes, même petites, il n'en va pas de même pour le bus. Enfin, la flexibilité des deux moyens de transport ne sont pas comparables. Il n'est pas donc certain que les usagers de BlaBlaCar se reportent sur Ouibus.

Avec cette acquisition, BlaBlaCar change également de business model. Alors que cette entreprise se résumait à une plate-forme de mise en relation des voyageurs avec des conducteurs d'automobiles se déplaçant vers la même destination, elle devient partiellement une entreprise de transport classique de bus, ce qui nécessite des investissements et des frais de fonctionnement beaucoup plus lourds. La gestion d'une flotte de cars et de chauffeurs n'a rien de comparable avec la gestion d'une plate-forme qui prélève des fees (Trad. : commissions) sur les trajets effectués. Un autre challenge attend les dirigeants de BlaBlaCar : l'intégration de collaborateurs venant de Ouibus. Une intégration difficile du fait des différences de culture d'entreprise (celle de la SNCF) et des habitudes de travail fort éloignées de celle de la start-up.

Mais les dirigeants restent confiants. Selon eux, le manque de rentabilité du transporteur de personnes par autocar s'expliquerait d'abord par une offre trop centrée sur son marché domestique. Ils estiment que la notoriété de la marque BlaBlaCar devrait soutenir le développement de nouvelles lignes en Europe, une échelle où la concurrence est féroce. La partie n'est pas donc finie pour les cars Macron, mais leur avenir repose aujourd'hui sur un pari ambitieux.

The Conversation _______

Par Michel Albouy, Professeur senior de finance, Grenoble École de Management (GEM)

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

______________

PS - Nous avons reçu le commentaire suivant de la part de Blablacar

"Je viens de lire votre article concernant l'acquisition de Ouibus par BlaBlaCar et vous en remercie. En revanche, je tiens à revenir sur ce passage dans lequel vous expliquez que BlaBlaCar change de business model :

"Avec cette acquisition, BlaBlaCar change également de business model. Alors que cette entreprise se résumait à une plate-forme de mise en relation des voyageurs avec des conducteurs d'automobiles se déplaçant vers la même destination, elle devient partiellement une entreprise de transport classique de bus, ce qui nécessite des investissements et des frais de fonctionnement beaucoup plus lourds. La gestion d'une flotte de cars et de chauffeurs n'a rien de comparable avec la gestion d'une plate-forme qui prélève des fees (Trad. : commissions) sur les trajets effectués."

Notre business model ne change pas, nous sommes et restons une marketplace. Nous n'avons pas prévu d'embaucher de conducteurs de bus ni d'acheter une flotte de bus. Ouibus avait d'ailleurs engagé cette transition depuis des mois.

Pouvez-vous svp modifier votre article dans ce sens ?

Robert Morel, PR Manager France & Benelux @BlaBlaCar

Michel Albouy

Sur le même sujet

Diane Scemama

OPINION. « Nous ne sauverons pas l'industrie française avec des discours »

Depuis plusieurs décennies, le bulletin météo de l'industrie française ressemble à une succession d'alertes. Tempête sur l'emploi industriel. Avis de grand frais sur les savoir-faire. Dépression persistante sur nos territoires.

Idées & Débats
François Candelon, Augustin Manchon et Paul-Louis Andrès

OPINION. « Ce que les dirigeants ne voient pas encore dans l’IA »

La puissance de l’intelligence artificielle et la productivité nouvelle qu’elle permet entretiennent l’illusion que la valeur réside dans l’abondance. Or, c’est plus que jamais dans la rareté que se construit la prospérité de l’entreprise.

Idées & Débats
Kazem Tabrizi

OPINION. Football : « Ce que le terrain me rappelle sur le management »

J'aime le foot. C'est l'une des rares choses qui me fait vraiment vibrer, stresser, me rend fébrile, un peu fou. Une passion brute, presque déraisonnable. Et pourtant, quand je prends du recul sur ce sport, sur ce que nous vivons pendant cette Coupe du Monde 2026, je mesure à quel point le terrain est, très raisonnablement, l'une des meilleures écoles de management que je connaisse.

Idées & Débats
Lamia Kamal-Chaoui et Mark Pearson

OPINION. « Aider les régions à rebondir après des pertes d’emplois »

Lorsqu’un employeur important ferme un site ou engage une restructuration, c’est souvent la préparation en amont qui fait la différence entre la capacité de rebondir et des difficultés durables.

Idées & Débats
Jawad Elgannab

OPINION. « Stratégie d'entreprise : l’IA est partout, mais ses profits restent introuvables »

L’intelligence artificielle est désormais partout, mais ses gains de productivité restent introuvables dans les comptes. Ce que ce paradoxe révèle, c’est que la valeur fuit vers les clients et les propriétaires de l’infrastructure ; le seul rempart durable n’est pas l’outil, mais l’architecture organisationnelle qui l’entoure.

Idées & Débats
Gérard Vespierre

OPINION. « Bataille mondiale des capitales pour maîtriser l’information. »

Entre Coupe du monde, sommets internationaux, et conflits au Moyen-Orient, des centaines de correspondants couvrent, au même instant, l'actualité mondiale. Mais un tout petit nombre de villes concentre la production de cette information mondialisée.

Idées & Débats
Photo d'illustration de l'article

OPINION. « Face aux canicules, ne pas se replier, s'ouvrir : sortir d'une vision étroite de l'économie »

La France suffoque sous 40°C. Notre premier devoir est de protéger : sécuriser les personnes les plus exposées, aménager les horaires, adapter les bâtiments, et privilégier l'accès aux lieux déjà rafraîchis... Ces mesures sont nécessaires. Mais la tentation est de se replier, se barricader en espérant que l'isolation suffira à nous protéger d'un monde qui se dérègle.

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « Ce que le sommet d’Ankara révèle de l’évolution de l’OTAN »

Le sommet d’Ankara ne marque pas seulement une accélération de l’effort de défense des Alliés. Il révèle une évolution du rôle de l’OTAN, désormais davantage orienté vers la création des conditions de l’efficacité et de la prévisibilité.

Idées & Débats