Respirer un air potable  !

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Serge Orru.
Serge Orru. (Crédits : DR)
OPINION. Il est essentiel de comprendre pourquoi, après avoir encouragé le diesel pendant tant d'années, le gouvernement fait demi-tour en décidant de taxer davantage ce carburant décrié mondialement, et classé « cancérogène certain » par l'OMS dès juin 2012. Par Serge Orru, conseiller auprès de la Maire de Paris.

En ce temps de protestation contre l'augmentation du prix du gasoil, il est essentiel de comprendre pourquoi, après avoir encouragé le diesel pendant tant d'années, le gouvernement fait demi-tour en décidant de taxer davantage ce carburant décrié mondialement, et classé « cancérogène certain » par l'OMS dès juin 2012.

Est-ce pour accroître les recettes de l'État ? Ou bien pour décourager le rachat d'un véhicule diesel et accélérer ainsi la sortie d'une motorisation dont les effets délétères sur la santé sont avérés par le corps médical ?

Le gain fiscal généré par cette mesure est de l'ordre de 3 milliards d'euros, théoriquement consacrés au très nécessaire accompagnement de la transition énergétique. Cet alignement du gasoil et de l'essence a donc pour objectif principal de décourager tout rachat de diesel. La part du diesel dans le parc automobile français devrait ainsi poursuivre sa chute, entamée depuis près de deux années..

Urgence d'agir

Il y a urgence, car la pollution a changé ces dernières années. Désormais invisible et inodore, elle est plus redoutable. Les autorités et les acteurs industriels du secteur le savent, les organismes de surveillance et les ONG le constatent, le grand public s'en inquiète, la presse en parle dorénavant. La réaction planétaire contre la pollution urbaine en général et le diesel en particulier ne va plus s'arrêter. La première conférence de l'OMS sur la pollution de l'air qui vient de se dérouler à Genève l'atteste clairement.

Avec l'OMS et les ONG, qui ont joué un rôle considérable, c'est également à Anne Hidalgo, Maire de Paris, que revient le mérite d'avoir accentué ce mouvement. A travers le C40 - dont elle assure la présidence depuis 2016 -, ce réseau de 96 villes du monde représentant 650 millions de citoyens, elle partage avec ses homologues le défi de la pollution mais aussi la recherche de solutions. Lors de la COP21, plus de mille maires se sont réunis à l'Hôtel de Ville de Paris pour démontrer l'importance de mobiliser les villes dans la lutte contre le dérèglement climatique, et plus largement sur les enjeux environnementaux, dont la lutte pour une meilleure qualité de l'air.

Alertée par les spécialistes, des chimistes aux pneumologues en passant par des experts de la motorisation thermique, et convaincue à juste titre du risque sanitaire inacceptable encouru par les populations des villes, la Maire de Paris s'est lancée dès 2014 dans ce combat devenu à ses yeux essentiel.

Paris à l'avant-garde

2014, c'est plus d'un an avant que n'éclate le scandale du Dieselgate. Ce combat ne pouvait lui apporter qu'ennuis et réfractaires, tant la puissance médiatique des lobbys peut facilement donner lieu à un bashing organisé - bashing auquel nous avons bel et bien assisté. La décision de piétoniser les Berges de Seine, confirmée le 25 octobre 2018 par le Tribunal administratif de Paris, conforte Anne Hidalgo qui a compris que la pollution n'était ni de gauche ni de droite, mais bien au centre... de nos préoccupations.

La Maire de Paris sait que les Parisiennes et les Parisiens comprennent ou comprendront son combat. Elle sait qu'il n'est pas normal que dans les familles nombreuses, les cadets connaissent des problèmes respiratoires que n'ont jamais connus leurs ainés. Elle sait que les services d'urgence redoutent chaque pic de pollution, que l'asthme fait des ravages dans les crèches, les écoles et les centres sportifs situés à proximité des grands axes de circulation. Lorsque la Fondation du Souffle a rendu public le chiffre de 10 millions de Français souffrant de problèmes respiratoires sur l'ensemble du territoire, elle a persisté dans ce combat exemplaire, forcément impopulaire chez les propriétaires de voitures qui ne représentent pourtant plus qu'un Parisien sur trois.

Focus sur les particules fines

Une rapide explication scientifique s'impose pour comprendre à quel danger nous sommes exposés.

La pollution urbaine n'est dangereuse pour l'organisme que si les polluants arrivent à pénétrer l'organisme. Les particules (PM10), en provenance du charbon ou des vieux diesel par exemple, sont désagréables, piquent les yeux et font tousser. Mais elles ne sont pas aussi dangereuses que les particules fines, celles que l'on appelle les PM2.5, qui englobent toutes les particules de moins de 2.5 microns, soit un diamètre 20 fois plus petit qu'un cheveu... Or, à la différence des particules grossières, qui sont naturellement arrêtées en amont de l'arbre respiratoire, ces micro-particules pénètrent jusqu'au fond des poumons. Et elles se fixent durablement à la surface des alvéoles profondes, terrain propice de déclenchement de cancers et de pathologies respiratoires et cardio-vasculaires.

Ces PM2.5 sont d'autant plus dangereuses qu'elles agissent comme des plumeaux quand on les respire. En suspension à hauteur de respiration, elles vont en effet agglomérer à leur surface les particules de carbone-suie et les hydrocarbures aromatiques polycycliques semi-volatils laissés en abondance par les véhicules diesel, mais également les nanoparticules métalliques des poussières de freins laissées par tous les véhicules. C'est ce cocktail explosif qui, une fois inhalé, va ensuite se loger dans les alvéoles, et franchir la membrane séparant l'appareil respiratoire du réseau sanguin, soit l'ultime barrière naturelle pour nous protéger des polluants extérieurs les plus dangereux...

Pourquoi parler de ces redoutables PM2.5 seulement maintenant ? Parce que l'Europe, sous l'influence probable de l'industrie automobile se contente encore de surveiller essentiellement les grosses particules, l'ozone et le dioxyde d'azote NO2.

Tout cela partait pourtant d'un « bon sentiment » : dans leur désir de réduire le CO2 pour lutter contre le réchauffement climatique, les motoristes diesel sont arrivés dans une impasse, ce qui a obligé certains, dont Volkswagen, à tricher. Il ne peut pas y avoir de combustion propre, c'est chimiquement impossible. Le temps où un constructeur osait affirmer que l'air sortait du moteur plus propre qu'il n'y entrait est définitivement révolu. Chaque minute qui passe, 1.500 litres d'air sont aspirés puis souillés par un moteur thermique, contre 15 litres d'air inhalés par un piéton dans le même temps... Un véhicule consomme et pollue donc cent fois plus d'air qu'un piéton.

Un Graal de la dépollution... illusoire

Conscients de ce problème insoluble, les constructeurs automobiles et les équipementiers ont appliqué aux véhicules particuliers les systèmes dépolluants utilisés pour les poids lourds, avec la technique dite SCR, la réduction catalytique sélective. Le principe a de quoi séduire : en injectant de l'urée (l'AdBlue que chaque conducteur de diesel doit dorénavant mettre dans un réservoir dédié environ tous les 10.000 km) dans le moteur et/ou pot catalytique, de l'ammoniac se forme instantanément et va réduire le NO2 en... azote N2 de l'air et vapeur d'eau H2O ; c'est le Graal de la dépollution.

Mais voilà... Comme toute réaction chimique, cela ne marche que sur une plage précise de température et de pression. Et cela ne fonctionne pas en dessous de 200°C... Comme il faut rouler plus de 10 km pour que le moteur atteigne cette température : le véhicule diesel pollue jusqu'à dix fois plus que la norme sur la quasi-totalité des parcours urbains.

Le diesel est donc bien un fléau particulièrement en ville, d'où l'importance du passage au 100% électrique ou hybrides rechargeables pour les 18.000 taxis parisiens et les 20.000 VTC ainsi que pour l'ensemble des véhicules de livraison, des bus et des autocars.

Urgence sanitaire

Cette nouvelle forme de « Pollution Euro 6 », qui génère des particules de plus en plus minuscules et redoutables par recombinaison aérienne des polluants, est un problème de santé publique très coûteux pour la collectivité nationale.

La lutte anti-diesel n'est donc pas une obstination dogmatique, c'est un enjeu sanitaire. Il y a urgence. Paris a eu raison d'engager ce combat contre les diesels et d'ouvrir les berges à la piétonisation, de mettre en place la première zone basse émission de France ; Paris a raison de développer la mobilité électrique, l'auto-partage et de rendre son hypercentre de plus en plus piétonnier et cycliste, et de dénoncer l'autosolisme - le fait de circuler seul en voiture, ce qui représente 80% des véhicules dans Paris. Ce combat est juste et nous le gagnerons ensemble car respirer un air potable est un droit universel.

Par Serge Orru,
Conseiller auprès de la Maire de Paris

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http://www.who.int/airpollution/events/conference/en/

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Commentaires
a écrit le 23/11/2018 à 13:40 :
"Urgence d'agir"

"Pollution, la face cachée des paquebots " https://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-transport/0302152952941-pollution-la-face-cachee-des-paquebots-2202464.php

BEn alors vous faites quoi les gars ?

Ben oui plus facile d'agresser sans arrêt le citoyen plutôt que de sanctionner les véritables destructeurs de la planète et de son humanité.

LAMENTABLE
a écrit le 22/11/2018 à 8:58 :
Ces gens vont vous expliquer que le diesel n 'est pas bon , puis l'essence , puis l'hybride, puis l'electrique ( avec en + la suppression annoncée de quelques centrales nucléaires). Ils avancent tranquillement vers leur but , suppression des vehicules individuels et plus largement suppression de la possession individuelle pour une société de gens asservis à la location à vie "d'un usage".
Réponse de le 22/11/2018 à 21:22 :
le développement de la voiture individuelle a été l'un des principaux symboles de la fin du communisme. Qui aurait envie d'y replonger ?
a écrit le 22/11/2018 à 8:03 :
Où sont les "morts" que cause la pollution par le gazole ? Pourquoi aucun médecin ne peut-il déclarer que tel décès est dû au carburant diesel ? Y aurait-il un emballage médiatico-politique sur ces sujets ? Les voitures les plus "polluantes" ne sont-elles pas forte diminution au sein de la flotte française, et de façon naturelle ? A-t-on encore le droit de penser autrement ?
a écrit le 22/11/2018 à 7:33 :
"C'est pas Bibi...", mais lorsqu'on devient Président, on "hérite" de l'actif mais aussi du passif.
En ce qui concerne le diesel, c'est un lourd passif certes, mais en quoi les français sont-ils responsables, tant ils ont été incité à opter pour le diesel. Ils peuvent dire eux aussi "c'est pas Bibi..."
Ramener le prix du diesel à celui de l'essence, pourquoi pas? Mais pourquoi taxer aussi l'essence?
Il aurait été plus sage, (pour ne pas dire intelligent) d'interdire le vente de diesel ( le terme "assumer aurait alors pris tout son sens) et laisser s'éteindre les diesel, le temps faisant son office. Les français n'auraient pas alors le sentiment d'être des pigeons ... Surtout que d'autres engins tout aussi polluant circulent en toute quiétude.
Réponse de le 22/11/2018 à 21:26 :
Mais si, c'est Bibi. Il a aggravé la trajectoire de hausse des taxes déjà contenue dans la loi Royal, sans doute prix à payer (avec l'absurde abandon de NDDL) du ralliement de Hulot.
a écrit le 22/11/2018 à 7:27 :
C'est quoi cet article ? L'apologie du Maire de Paris ?

On nous explique que les FAP sont hautement nocifs ? On nous a pourtant expliqué le contraire et on a rendu les FAP obligatoires ....

Et les navires ? A quoi "roulent" ils ? C'est quoi leur impact en % par rapport aux voitures ? On fait quoi pour eux ?

Arrêtez de raconter n'importe quoi pour nous tondre toujours plus

Vous voulez de l'écologie ? Nous aussi
Mettez en place (toutes) les alternatives
Arrêtez les centrales nucléaires
Arrêtez le capitalisme (= consommer toujours plus pour quelques nantis qui n'en ont jamais assez)
Ce n'est pas la théorie du complot ça
C'est la réalité
Il suffit d'ouvrir les yeux
a écrit le 21/11/2018 à 23:04 :
Article qui se prend très au sérieux et pourtant... Techniquement très léger, voire faux sur certains points. Il est tout a dait exact que le gros point noir du moteur diesel est les rejets de NOx, gaz nocifs pour les voies respiratoires; il existe des moyens de les réduire (vanne EGR, traitement SCR...) mais c'est imparfait, surtout en ville et moteur froid. Par contre, en ce qui concerne les particules fines et très fines, ce journaliste manifestement peu connaisseur du sujet contribue à colporter l'idée erronée qu'elles sont l'apanage des moteurs diesel. Ce qui est totalement faux, les suies émises par le moteur étant la conséquence de l'injection directe de carburant en phase liquide. Tous les moteurs à injection directe, d'essence comme de gazole, émettent des particules fines. Pire, les moteurs essence à injection directe - soit la grande majorité des moteurs essence actuellement sur le marché du neuf - émettent entre 8 et 10 fois plus de particules très fines, les PM2.5, soupçonnées d'être les plus nocives (c'est en lien avec la viscosite du carburant). A tel point que les moteurs essence a injection directe ont bénéficié durant plusieurs années d'une coupable tolérance sur les émissions de particules - ils en émettaient beaucoup plus que les diesels à filtre à particules (FAP) - et que depuis le 1ier janvier 2018 (Euro 6c), ils sont obligatoirement équipé d'un FAP - comme les diesels ! -, avec les mêmes limitations (le FAP d'un moteur essence n'est que médiocrement efficace contre les particules très fines PM2.5 qu'il émet en énorme quantités).
Soyons clair: le nécessaire rééquilibrage fiscal entre sans-plomb et gazole, autant que le coût de la dépollution - maintenant efficace - des moteurs diesel va rapidement contribuer à faire disparaître ce ridicule non-sens technique qu'étaient les petits véhicules citadins à motorisation diesel, source d'un encrassement accéléré du moteur et de pollution urbaine. Pour autant, la croisade anti-gazole aveugle actuelle, qui repose sur des croyances techniquement erronées comme on vient de le voir, va aboutir à deux conséquences néfastes : 1) généraliser en ville des véhicules essence à injection directe particulièrement polluants en termes de particules très fines 2) la diminution de la part des motorisations diesel au profit des motorisations essence sur des véhicules routiers majoritairement utilisés sur voie rapide et sur de long trajets, conditions dans lesquelles le rendement thermodynamique du cycle diesel est intrinsèquement largement meilleur que celui du moteur à allumage commandé -d'au moins 30% - va contribuer à augmenter très fortement les émissions de CO2 du parc automobile français, contribuant à rendre encore plus difficile le respect de nos engagements de réduction d'émissions de gaz à effet de serre. Cette tendance est d'ailleurs déjà perceptible depuis 2 ans.
En fait, si l'on souhaite réellement réduire la pollution des moteurs thermiques, les seules options techniques éprouvées et disponibles rapidement sont le GPL et le GNV.
a écrit le 21/11/2018 à 21:40 :
Désolé il ne suffit pas de parler pour argumenter, il faut d'abord aller s'informer auprès d'experts dignes de ce nom. Cette libre opinion est une catastrophe pour la crédibilité des politiques. Elle fait le lit de tous les extrémismes et l'auteur , par ailleurs , sous-estime les français qui viennent de montrer avec les gilets jaunes qu'ils ne sont pas aussi ignorants d'un point de vue technologique que leur politiques.
a écrit le 21/11/2018 à 20:37 :
Vu que l’OMS ne sert à rien depuis sa création :
La preuve en 2012 ... ce qu’il ont annoncé n’a même été pris en compte ni par le gvts ni par les constructeurs automobiles...

La suppression de l’OMS permettrait de faire des «  économies «  afin de faire une transition énergétique convenable pour tous et toutes

C’est une solution de «  ressource »

Idem comme solution pour toutes les administrations qui utilisent l’argent publique et qui ne servent à «  rien » au final...

Suppression simple comme un clic dans la «  corbeille « .
a écrit le 21/11/2018 à 20:30 :
L'air potable, c'est pour les animaux à branchies.
a écrit le 21/11/2018 à 19:25 :
préchi-précha irrecevable. Un moteur diesel actuel a des rejets bien moins nocifs qu'un moteur essence même hybridé actuel, et il est aussi meilleur sur les rejets de CO2. Ce n'est pas parce qu'une étude faite e 1988 (trente ans...) sur les moteurs diesel de l'époque des 504 et 505 mazout (celles qui émettaient un épais nuage de fumée noire) en avait souligné à juste titre les risques, qu'il faut passer sous silence tous les progrès effectués depuis. Sur des critères objectifs et chiffrés (et non un dogme) les voiture diesel Euro 6d devraient bénéficier d'une pastille Crit'air 1.
a écrit le 21/11/2018 à 17:49 :
PARIS est stupide parce que les vents dominants d'ouest y raméneront toute la pollution de l'autoroute de l'OUEST et son viaduc , ainsi que celle du périph et des banlieues ouest riches en SUV mazoutés ..
a écrit le 21/11/2018 à 17:35 :
Le système à l'urée aqueuse est le plus efficace une fois dans les bonnes conditions (95% NOx éliminé si réglé de façon optimale), mais Renault, VW, etc ont, je crois, choisi l'autre système de dépollution car peu cher (mais ne fonctionne que s'il fait tiède, climat froid ou chaud, pas bon), et ont donc dû se débrouiller pour que ça passe les contrôles.
L'essence à injection directe doit, enfin, l'UE est un peu lente à convaincre, mettre un FAP sur moteur neuf pour contrer les particules fines (mais pas les super fines, pas plus que sur le diesel, il faudrait boucher le pot pour tout retenir). Le benzène n'est pas bon si mal brûlé (leucémies).
Ce sont donc les produits pétroliers qu'il faut ne plus laisser circuler en ville.
Le GNL, méthane, à voir s'il est vertueux comme compromis (surtout quand il proviendra des déchets fermentés, gaz bio), CH4 c'est simple comme molécule, brûle de façon pas sophistiquée, penser quand même à lui appliquer la TICGN du gaz de ville, ça fait du CO2 comme le reste, cuisinière, chauffage ou bus, responsabilités identiques, participer à la transition par les taxes (collecter, pas décourager).
J'avais acheté le modèle 3L de 208 diesel Euro5, jamais pu descendre sous 3,6L, 4,02L/100 en moyenne sur 78 000km mais je zappe les villes, je préfère les petites routes, la campagne, montagne, et ne veut pas encombrer avec mon véhicule (à pieds A/R 45 min à > 6km/h, 5km pour aller en centre ville acheter le pain ou le Canard le mercredi, c'est du sport, à cause de la pente au retour).
La RATP va malheureusement devoir encore rouler en diesel (filtré), groß Malheur.
Réponse de le 21/11/2018 à 21:08 :
"et ont donc dû se débrouiller pour que ça passe les contrôles." c'est le principe de toute norme ; pour que les tests puissent être reproductibles et qu'on puisse comparer les véhicules entre eux, les normes doivent préciser exactement les conditions de test (température ambiante, du moteur...), par exemple 20° et 90°. Et on peut être certain que les véhicules homologués les réussissent, ces tests. Ca ne prouve pas qu'ils les passeraient encore pour -10° et 65° Pour VW il y a eu fraude avouée, ça ne prouve pas que les autres fraudent aussi. Le problème est plus les normes que les fraudes...

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