• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Vers un effondrement de la démocratie au Soudan

Robert Kluijver

Publié le 11 mai 2023 à 07:10

Des civils arrivent au port maritime de djeddah apres avoir ete evacues par l'arabie saoudite du soudan

Photo d'illustration

SAUDI PRESS AGENCY

Le Quotidien Numérique

27 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    SpaceX : comment la coqueluche des marchés a perdu 900 milliards de dollars de valorisation en moins d'un mois

  • 2

    Charles Wolf, directeur général de Sanofi France : « Les États-Unis siphonnent les investissements »

  • 3

    Stéphane Bern : « J’aimais ma mère comme on aime son bourreau »

  • 4

    Canicule : le gouvernement va prolonger les soldes d'été

  • 5

    OPINION. « Desserrer la tenaille RN-LFI », par Gabriel Attal ancien Premier ministre

  • 6

    Dette publique : « Tout se met en place pour être progressivement étranglé », prévient Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
DECRYPTAGE. Quatre ans après la chute du dictateur el-Béchir, le Soudan est déchiré par un conflit violent entre militaires. Ce conflit ne pourra être réglé qu’avec la participation des forces démocratiques. Par Robert Kluijver, Sciences Po

Les affrontements entre factions armées au Soudan depuis le 15 avril ont entraîné la mort de centaines de personnes, la destruction massive d'infrastructures civiles et le dérèglement complet de la vie quotidienne dans la capitale Khartoum et les autres zones de combats, notamment au Darfour. Des vagues de réfugiés cherchent à rejoindre des zones plus sûres à la campagne ou à se mettre à l'abri dans les pays voisins.

Cette crise s'inscrit dans le contexte plus large de la révolution démocratique qui a cours au Soudan depuis plusieurs années. Les comités de résistance y ont joué un rôle fondamental, et sont les seuls à aider aujourd'hui les nombreuses victimes civiles.

Les racines de la révolution soudanaise

Le mouvement démocratique actuel est né dans les années 2010, en opposition à la dictature militaire islamiste du général Omar el-Béchir (1989-2019).

D'abord voué aux gémonies par l'Occident à cause de ses liens avec des islamistes comme Oussama Ben Laden, qu'il a accueilli au Soudan dans la première moitié des années 1990, et pour sa responsabilité dans ce que certains appellent un génocide (plus de 300 000 morts) au Darfour, le régime d'el-Béchir finit par regagner sa confiance partielle en acceptant la sécession du Sud-Soudan, devenu indépendant en 2011, et en rompant avec l'islamisme radical.

Pour accéder aux financements des institutions financières internationales, le régime met en œuvre les réformes structurelles exigées telles que l'abolition des subventions et la privatisation d'une partie des services publics.

La société paie le prix fort pour ces réformes, qui ne bénéficient qu'à une petite élite affairiste et militaire bien connectée au régime et à ses soutiens étrangers, notamment dans les pays du Golfe. La commercialisation de l'agriculture entraîne l'épuisement des terres et la contamination des sols et des eaux, et accélère l'exode rural. Khartoum passe de 2,5 millions d'habitants en 1991 à 6,3 millions en 2023. Du fait du démantèlement et de la privatisation des services publics, les nouveaux habitants des villes tissent des réseaux d'entraide avec la population urbaine paupérisée. C'est l'origine des comités de résistance.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Le « printemps arabe » qui mobilise les populations contre leurs gouvernants affecte aussi le Soudan. Tout au long des années 2010, des révoltes ont sporadiquement lieu, y compris des mouvements de protestation généraux en septembre 2013 et novembre 2016. Elles sont motivées par les politiques d'austérité du gouvernement, notamment l'arrêt des subventions à la population pour l'achat de pain, d'essence et d'autres denrées.

La répression brutale par les forces de l'ordre, qui livrent aussi des guerres contre les mouvements autonomistes dans plusieurs provinces du Soudan, évite la fin du régime. Mais la jeunesse et les autres populations défavorisées du pays prennent conscience qu'elles partagent une même lutte et un même objectif : un Soudan plus démocratique, où les ressources seraient réparties plus équitablement et où chacun, femme ou homme, d'origine arabe ou autre (les 30 % de Soudanais non arabes souffrent historiquement de discrimination), aurait les mêmes chances dans la vie.

La révolte de décembre 2018 commence de la même manière. Mais, cette fois-ci, les manifestants persévèrent malgré la répression habituelle. Une ambiance joyeuse de printemps règne dans les sit-in organisés par les comités de résistance des différents quartiers de Khartoum et du pays entier. Dans le foisonnement culturel et la pratique de nouvelles formes de solidarité, une nouvelle identité collective soudanaise semble prendre forme.

Le rejet de la représentation en politique

En avril 2019, les forces armées écartent el-Béchir et promettent une transition démocratique afin de rétablir l'ordre. Mais la répression sanglante contre les manifestants, qui n'acceptent pas l'autorité militaire, finit par mobiliser la communauté internationale.

En août 2019, les Forces de la Liberté et du Changement, un mouvement établi le 1er janvier 2019 pour rassembler tous les groupes et partis d'opposition soudanais, se mettent d'accord avec les militaires pour former un gouvernement de transition civil dirigé par l'ex-haut fonctionnaire de l'ONU Abdalla Hamdok.

En octobre 2021, l'armée, craignant de perdre son autonomie et redoutant la tenue d'élections prévues pour 2022, dissout le gouvernement civil et reprend le pouvoir. Ce n'est pas seulement dans la politique que les forces armées soudanaises jouent un rôle prépondérant. Grâce aux réformes néolibérales et à la mise sous tutelle de la clique religieuse affairiste réunie autour d'el-Béchir, elles contrôlent maintenant une grande partie de l'économie.

De nombreuses analyses existent du violent conflit qui oppose depuis le 15 avril dernier les Forces de Soutien Rapide (FSR) menées par le général Mohamed Hamdan Dagalo dit « Hemedti » à l'armée soudanaise dirigée par Abdel-Fattah al-Burhan. Mais qu'en est-il du mouvement démocratique ? Les Forces de la Liberté et du Changement semblent émiettées ; la légitimité représentative des quelques personnes qui, en leur nom, ont signé les accords du 5 décembre 2022 avec la junte militaire est très contestée.

La révolution soudanaise partage avec le Mouvement du 17 octobre au Liban et le mouvement Tishreen en Irak, par exemple, un rejet de la représentation politique. Seuls les comités de résistance qui ont émergé dans tout le pays pour coordonner l'aide, la solidarité et les actions de protestation conservent une pleine légitimité populaire.

Étant donné le retrait du gouvernement de l'espace public - sauf en tant que forces de l'ordre -, les comités de résistance organisent aussi l'accès à l'éducation et la santé, l'aide alimentaire et même les infrastructures. Mais ils refusent de nommer des représentants ou de participer à la politique « verticale ». Cela complique leur inclusion dans des processus chapeautés par les Nations unies ou l'Union africaine même si, de l'avis général, les comités de résistance incarnent le mouvement démocratique.

Vers un nouvel engagement démocratique de la communauté internationale ?

Dans un communiqué récent, les comités de résistance de l'État de Khartoum ont exigé la fin des combats. Ils ont demandé aux membres des comités locaux de fournir de l'aide médicale et alimentaire à la population et de recueillir des informations sur les combats et la situation dans les quartiers pour éviter les « fake news ». De même que toutes les forces civiles soudanaises, ils rejettent la participation des militaires à la transition politique, demandant la dissolution des FSR et le retour des forces armées dans leurs casernes.

Cela montre que l'infrastructure démocratique de la révolution soudanaise fonctionne encore. Mais les forces civiles du Soudan ont perdu l'espoir. Qui mettra fin aux combats entre les factions militaires ? Comment éviter que le Soudan ne se désintègre en régions gouvernées par des hommes armés, comme la Libye ? Seule une intervention musclée de la communauté internationale en paraît capable.

Mais celle-ci a accepté que les militaires soudanais et les puissances régionales jouent un rôle prépondérant. Or l'Égypte, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, inquiets de l'impact de la révolution soudanaise sur leurs affaires intérieures, ont systématiquement soutenu les généraux soudanais contre les forces démocratiques. Dans les combats actuels, les puissances régionales choisissent toutes leur camp, ce qui risque de prolonger le conflit.

Si l'Europe et les États-Unis se soucient du Soudan, ils devraient reconnaître que leurs efforts de médiation ont échoué et cesser de voir les militaires soudanais comme des interlocuteurs légitimes. Ils pourraient prendre des mesures pour isoler et sanctionner les factions armées engagées dans le conflit actuel, confisquer leurs avoirs à l'étranger et les rendre au peuple soudanais. Et, dans le même temps, un dialogue devrait être établi avec les comités de résistance et les autres forces démocratiques soudanaises pour piloter une véritable transition démocratique qui ne serait prise en otage ni par les pays voisins ni par les militaires.

À lire également

  • Conflit au Soudan : qui est Hemedti, ce seigneur de guerre plus puissant que l’État ?
  • Face à la violence des combats, la France évacue ses ressortissants du Soudan

Par Robert Kluijver, Docteur associé au Centre de Recherches Internationales CERI, Sciences Po/CNRS, spécialiste de la Corne d'Afrique., Sciences Po

Robert Kluijver

Sur le même sujet

Christian Leon

OPINION. « Après la couverture, la capacité : l’angle mort de la révolution de l'IA »

Couurant juin est parue l’édition 2026 de l’Ericsson Mobility Report, référence mondiale en matière d’analyse des usages et du trafic mobile. Un constat s’y impose : dans 43 réseaux mobiles sur 55 étudiés dans le monde, le trafic montant vers le réseau (données émises) progresse désormais plus vite que le trafic descendant vers le réseau (données reçues).

Idées & Débats
Général Lavigne, Jérôme Rein et Romane Roch

OPINION. « Lutte anti-drones : les nécessaires alliances entre industriels européens »

Un drone offensif coûte environ 50 000 euros. Le neutraliser en coûte vingt fois plus. Face à cette équation, la réponse de l’Europe doit être commune, rapide et pragmatique.

Idées & Débats
Michel Kahan

OPINION. « Canicule : la France doit cesser de subir »

La France suffoque. Écoles fermées, trains ralentis, rayons « climatisation » dévalisés : à chaque canicule, le pays semble découvrir sa vulnérabilité. Pourtant, Madrid, Rome, New York ou Dubaï connaissent régulièrement de telles températures sans que toute la vie se dérègle. Leur secret : l’adaptation.

Idées & Débats
Ninon Gauthier

OPINION. « L'IA accélère le travail, mais à quel prix pour la santé mentale ? »

En 2026, 59 % des salariés utilisent l'IA générative, et près des deux tiers y recourent régulièrement. Si ces outils promettent des gains de productivité, ils accélèrent aussi le rythme du travail et font émerger de nouvelles formes de pression.

Idées & Débats
Olivier Koch

OPINION. « L’après-ZFE : de l’interdiction à l’innovation ? »

Le maintien in extremis des Zones à Faibles Émissions (ZFE) par le Conseil constitutionnel ne doit pas faire illusion. Si l'abrogation du dispositif vient d'être censurée pour des raisons de procédure dans la loi de simplification de la vie économique, son rejet politique et social, lui, est acté.

Idées & Débats
Philippe Naccache et Julien Pillot

OPINION. « Face à un pacte républicain qui se fissure, l’urgence d’arbitrages courageux »

Les Français aiment leurs services publics mais dénoncent leurs dysfonctionnements. Entre promesses non tenues et responsabilités éludées, l'exaspération monte.

Idées & Débats
Ludovic Haye et Sylvain D’Hoine

OPINION. « Espace : réguler ne suffit pas »

Chaque jour, vous interagissez avec des dizaines de satellites — pour vous repérer, payer, vous informer. L'espace est devenu une infrastructure vitale, et l'Europe le reconnaît enfin avec l'EU Space Act. Mais un texte ne surveille pas les orbites, ne détecte pas les débris, n'alerte pas les opérateurs.

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Trump ou le réveil économique de l'Europe : le miroir de nos faiblesses »

Depuis deux ans, les Européens passent leur temps à commenter Donald Trump, à dénoncer ses excès, ses provocations et ses décisions. Pourtant, le véritable sujet n'est peut-être pas Trump en soi. Le véritable sujet, c'est nous.

Idées & Débats