Les Ceser de l'Atlantique veulent soutenir l'économie maritime

Pierre Cheminade

Pierre Cheminade
L'économie maritime est décidément sous les projecteurs cet automne. Une semaine après le rapport du Ceser de Nouvelle-Aquitaine sur les ports du Sud-Ouest et au lendemain de la présentation de la stratégie du gouvernement pour les ports du Havre, Dunkerque et Marseille, c'est au tour des Ceser de la façade atlantique de se saisir du sujet dans un rapport commun présenté jeudi 23 novembre. "Cet enjeu est suffisamment important pour mobiliser quatre conseils économiques sociaux et environnementaux régionaux de Dieppe à Bayonne", souligne Benoît Cailliau, qui préside l'association des Ceser de l'Atlantique (Nouvelle-Aquitaine, Pays-de-la-Loire, Bretagne et Normandie).
Ces quatre régions concentrent en effet 48,7 % des emplois directs de l'économie maritime française, soit 215.000 emplois en 2012 selon l'Insee, dans des secteurs variés : tourisme, pêche, recherche, transport, chantiers navals, énergies renouvelables, industries, travaux publics et assurances.
Cette capacité d'innovation qui n'est plus à prouver, doit cependant être activement impulsée et soutenue par les pouvoirs publics pour délivrer son plein potentiel.
Le secteur des énergies marines renouvelables (EMR) mobilise plus de 2.000 équivalents temps plein en France pour près de 600 millions d'euros de chiffre d'affaires. Les Pays-de-la-Loire sont un poids lourd en la matière avec près de 900 emplois quand la Bretagne, la Nouvelle-Aquitaine et la Normandie n'en totalisent qu'environ 300.
Les Ceser de l'Atlantique recommandent de "mieux faire connaître l'économie maritime et sa capacité d'entraînement pour répondre à de multiples défis sociaux" : emploi durable, transition énergétique et climatique, préservation du littoral et des milieux marins, alimentation, santé, etc. "Il y a un enjeu très important de sensibilisation et de formation, en particulier auprès de jeunes", insiste Thierry Leneuveu.
Le deuxième axe d'accompagnement vise plus directement les régions en leur enjoignant de "placer la croissance bleue au cœur de leur propre stratégie de développement" et d'y consacrer davantage de moyens en lien avec les autres acteurs publics et privés de cet écosystème. Cela doit aussi passer des coopérations interrégionales et la mobilisation des fonds européens.
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Enfin, la troisième recommandation des Ceser de l'Atlantique concerne le renforcement du soutien à l'innovation, via de la R&D décloisonnée et croisée entre les acteurs, et du soutien à l'export.
Pierre Cheminade