Les dossiers à suivre à Toulouse en 2018

Pierrick Merlet
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Depuis début juillet 2017, Bordeaux ne se situe plus qu'à 2h04 de Paris et Rennes plus qu'à 1h25 grâce aux deux nouvelles Lignes à Grande Vitesse (LGV) inaugurées en grande pompe. Toulouse rêve d'un pareil scénario... Depuis de nombreuses années, les élus locaux réclament avec insistance une LGV sur le tronçon Bordeaux-Toulouse afin de rapprocher la 4ème ville de France de la capitale. Aujourd'hui, Toulouse est la seule grande métropole française sans LGV. Cette nouvelle ligne doit relier à terme Toulouse à Paris en 3h15 (au lieu de 4h10 actuellement). Mais le financement du projet (estimé à 9,2 milliards d'euros), n'est toujours pas bouclé. Malgré un retard, le projet était en bonne voie jusqu'à la récente élection d'Emmanuel Macron à l'Élysée en mai dernier. En effet, le président François Hollande était pour la LGV dans le Sud-Ouest, mais son successeur a une position plus nuancée depuis son arrivée au pouvoir.
L'ancien ministre de l'Économie de François Hollande veut que l'État concentre ses efforts sur l'entretien du réseau existant et sur les transports du quotidien, plutôt que d'investir plusieurs milliards d'euros dans des grands projets d'infrastructures type LGV. Une nouvelle idéologie qui a mis le feu aux poudres à Toulouse, obligeant la ministre des Transports, Élisabeth Borne, à se rendre sur place vendredi 10 novembre pour calmer la tempête. La membre du gouvernement a alors déclaré que le projet de LGV Bordeaux-Toulouse était en pause, mais pas remise en cause, le temps d'une grande réflexion sur tous les projets en cours. Ainsi, une décision définitive sur l'avenir de cette LGV sera dévoilée en début d'année 2018 lors de la présentation de loi de programmation sur les infrastructures. Affaire à suivre.
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Emmanuel Macron était le ministre de l'Économie sous la présidence de François Hollande de août 2014 à août 2016. À Bercy, le ministre a enclenché une politique de vente de nombreux actifs de l'État afin de réaliser des économies. C'est dans le cadre de cette politique que l'État s'est désengagé en vendant ses parts à des investisseurs privés à Toulouse. En avril 2015, l'État a cédé 49,99 % de ses parts dans l'actionnariat de l'aéroport Toulouse-Blagnac à la société d'actionnaires chinois Casil Europe contre la somme de 308 millions d'euros. Depuis, l'homme qui avait dirigé l'opération côté chinois, Mike Poon, avait disparu, faisant l'objet d'une enquête dans une affaire de corruption en Chine. Mais l'homme d'affaires est réapparu dans les médias en accordant une interview exclusive à La Tribune Toulouse dernièrement. Un retour pas si anodin à l'approche d'une échéance capitale pour l'avenir de l'aéroport toulousain.
Pierrick Merlet
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