Ford Aquitaine Industries : Bruno Le Maire pousse pour que l’usine soit reprise

Jean-Philippe Déjean

panorama
Agence Appa

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Comme prévu, Bruno Le Maire a rencontré ce vendredi matin plusieurs élus, à commencer par Alain Juppé, maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole mais aussi et surtout les représentants de l'intersyndicale de Ford Aquitaine Industries (FAI), à Blanquefort (Gironde), filiale du groupe Ford spécialisée dans la fabrication de boîtes de vitesse automatiques, qui doit fermer en septembre 2019. FAI emploie 872 salariés et les salariés font ce qu'ils peuvent depuis des mois pour convaincre (jusqu'ici en vain) les élus et le gouvernement de faire pression sur Ford pour sauver l'usine en lui trouvant un repreneur.
Une option qui semblait très mal partie depuis que Ford a décidé de lancer à FAI - le 7 juin dernier - un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) synonyme de fermeture. C'est pourquoi la venue ce matin du ministre de l'Economie et des finances, qui a suffisamment de poids pour être entendu par Ford, revêtait une grande importance.
Depuis plusieurs mois le nom du groupe Punch Powerglide, propriété d'un homme d'affaires belge, qui a repris l'usine General Motor de Strabourg, circule dans les couloirs. Et ceci d'autant plus facilement que le 30 mai dernier une délégation de Punch Powerglide est venue visiter l'usine de Ford Aquitaine Industries.
Le délai d'un peu plus d'un mois que se donne le ministre de l'Economie et des finances, pour aboutir à un accord avec Ford sur la reprise de FAI, est moins un ultimatum que l'évaluation du temps que devrait prendre la recherche d'une solution viable pour tous les protagonistes du dossier.
Bruno Le Maire a tenu bien à faire comprendre que son ministère n'était pas là pour afficher une simple posture sur ce dossier industriel.
Ford a confirmé avant-hier mercredi sa volonté de trouver un repreneur sérieux pour Ford Aquitaine Industries tout en poursuivant la préparation de la mise en œuvre du PSE.
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L'idée d'élargir les revendications à l'ensemble du monde de l'industrie est toujours d'actualité et côté CGT la Fédération des travailleurs de la métallurgie (FTM) a envoyé ce vendredi matin Denis Bréant - responsable de la branche automobile de la FTM - à la préfecture de la Gironde, où il a suivi la rencontre avec Bruno Le Maire. Décision a été prise par les syndicats d'organiser à Bordeaux une grande manifestation nationale le 25 octobre prochain. Comme tous les syndicats métallurgistes de France ne pourront pas se retrouver ce jour-là au port de la Lune, des appels à la grève dans les usines à cette date vont être lancés.
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Jean-Philippe Déjean