Coupe du monde de rugby à Bordeaux : pourquoi elle plait à Alain Anziani et Pierre Hurmic
Jean-Philippe Déjean

Claude Atcher, Alain Anziani et Pierre Hurmic
Agence Appa/Thibaud Moritz
Jean-Philippe Déjean

Claude Atcher, Alain Anziani et Pierre Hurmic
Agence Appa/Thibaud Moritz
La pandémie de Covid-19 aurait tendance à laisser penser que les grandes manifestations, culturelles ou sportives, ont définitivement disparu : c'est sans doute pourquoi la venue ce 11 décembre à Bordeaux Métropole de Claude Atcher, directeur de France 2023, et donc patron opérationnel de la future Coupe du monde de rugby organisée en France (du 8 septembre au 23 octobre 2023) avait quelque chose de rassurant.
Peut-être même de merveilleux puisqu'il avait amené dans ses valises l'authentique coupe Webb Ellis, celle-là même qui sera remise au futur champion du monde de rugby. Un Graal mondial que les rugbymen français n'ont jamais encore eu l'occasion de brandir, même si le titre était à portée de main puisque le XV de France s'est hissé en finale à trois reprises en 1987, 1999 et 2011. En 2023, après le tirage au sort réalisé ce lundi 14 décembre, les Bleus se retrouveront dans le groupe A avec la Nouvelle-Zélande, l'Italie et deux autres équipes pas encore connues.
L'organisation de quatre matchs à Bordeaux, peut-être même cinq a laissé entendre Claude Atcher, ne sera pas financièrement neutre pour Bordeaux Métropole en 2023 : sans pour autant dépasser les enjeux écolo-socio-économiques portés par la manifestation ont démontré Alain Anziani, président de Bordeaux Métropole et le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic.
Alors que l'organisation de l'Euro 2016 avait suscité de nombreuses critiques à Bordeaux, en particulier de la part de Pierre Hurmic, alors opposant EELV au maire (LR) Alain Juppé, l'accueil de la Coupe du monde de rugby se présente pour ce dernier sous de bien meilleurs auspices.

L'authentique coupe Webb Ellis qui sera remise au prochain champion du monde et qui était à Bordeaux ce vendredi (photo Agence Appa/Thibaud Moritz)
Le maire de Bordeaux s'est ensuite attaché à montrer pourquoi il soutenait avec sa majorité municipale cet événement sportif.
Claude Atcher a souligné le caractère franc de la discussion qu'il a eu ce vendredi matin 11 décembre avec Alain Anziani et Pierre Hurmic.
Il a rappelé que le schéma qui s'est dégagé de la Coupe du monde de rugby au Japon prédit la venue de 600.000 visiteurs étrangers, qui dépenseront 5.000 euros par tête pendant 15 jours. Du pain béni par les temps qui courent... Après avoir souligné que tout le programme avait été coconstruit avec les collectivités, le président de France 2023, qui a tenu à relever qu'un "événement sportif peut être exemplaire", a annoncé que 2.023 jeunes seraient recrutés et formés en France à l'occasion de la Coupe du monde de rugby 2023, dont 350 en Nouvelle-Aquitaine.
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Ces jeunes seront formés localement, a-t-il souligné, afin de ne pas être à plus de 50 kilomètres du lieu de leur stage.
L'implantation des camps de base, il y en aura 12 en Nouvelle-Aquitaine pour un total de 78 en France, n'est pas encore connue. Les premières visites dans ce sens doivent commencer en novembre 2021. Dès le mois de mars, 200.000 billets seront disponibles. Pas plus qu'Alain Anziani le maire de Bordeaux n'aime les Fans zones, et ça tombe bien parce que le directeur de France 2023, qui préfère parler de « Rugby Village », en attendant mieux, non plus...
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Tout juste âgé de 29 ans, Paul Couet-Lannes, originaire de Pau et futur directeur du site aquitain pour la Coupe du monde de rugby, qui vient de s'installer au port de la Lune, a déjà une carrière de joueur de rugby professionnel derrière lui, qu'il a achevé à Anglet après être passé notamment par les équipes de Mont-de-Marsan et Bayonne. Son épouse est bordelaise et à terme il dirigera une équipe d'une dizaine de personnes.
Jean-Philippe Déjean