Ancien patron de la majorité à Bordeaux Métropole, Patrick Bobet en est devenu le chef de l'opposition après la victoire du socialiste Alain Anziani l'an dernier. La rupture du pacte de cogestion entre la droite et la gauche ne passe toujours pas. Patrick Bobet dénonce ainsi une gouvernance de gauche sous influence d'écologistes intransigeants et décroissants emmenés par Pierre Hurmic, nouveau maire de Bordeaux. Il regrette également la sous-utilisation du fonds d'aides aux entreprises.Patrick Bobet, maire (LR) du Bouscat, nouveau chef de l'opposition de droite et du centre à Bordeaux Métropole réunie au sein du groupe Métropole commune, a tenu à dresser un diagnostic sans ambiguïté ce mardi 12 janvier sur les six mois de gouvernance de la nouvelle coalition de gauche à la tête de Bordeaux Métropole, dont le socialiste Alain Anziani est le président. Et le constat est cinglant : en six mois de gouvernance la nouvelle majorité métropolitaine n'aurait selon lui "rien fait".
Pas le temps de lui faire observer que cette nouvelle majorité vient de mettre fin à 30 ans d'une délégation du service public de l'eau assurée par Suez pour la remplacer par une régie métropolitaine. Patrick Bobet, comme un joueur d'échec, a déjà pris soin de miner ce terrain à l'avance, jusqu'à la dernière motte de terre. "Le président de la Métropole ce n'est pas Alain Anziani mais EELV", dévoile-t-il ainsi tout à trac, invalidant par avance toute action du président, renvoyé au statut d'associé sous influence.
Pourquoi EELV apparaît comme une force schismatique
Patrick Bobet n'est pas intervenu seul ce mardi sur ce sujet puisqu'il était en compagnie de trois autres conseillers métropolitains : Nathalie Delattre (PR), conseillère municipale de Bordeaux, vice-présidente du Sénat, Christophe Duprat (LR), maire de Saint-Aubin du Médoc et Emmanuel Sallaberry, maire (Sans étiquette) de Talence. A l'unisson de son chef de coalition à la Métropole, Nathalie Delattre a souligné "le mépris et le sectarisme" que subissent les élus de son groupe à la Métropole et dénoncé "les dérives sectaires de la nouvelle majorité".
Autant d'avanies qui selon Patrick Bobet trouvent leur origine dans la rupture historique du pacte de cogestion qui unissait (depuis des dizaines d'années) droite et gauche dans la gouvernance de la Métropole. Puisque c'est bien la victoire en 2020 à la mairie de Bordeaux de la coalition de gauche menée par l'écologiste (EELV) Pierre Hurmic, opposant de toujours à la cogestion, qui est à l'origine de ce qui apparait comme un schisme pour l'opposition de droite.