Bordeaux Métropole passe la gestion de l'eau en régie publique mais ne casse pas avec Suez
Jean-Philippe Déjean
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Bordeaux, le fleuron des contrats de Suez en France.
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Bordeaux, le fleuron des contrats de Suez en France.
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C'est le 18 décembre 2020, il y a presque un mois jour pour jour, que le conseil de Bordeaux Métropole a voté la suppression de la délégation de service public (DSP) pour la gestion de l'adduction d'eau. Un moment historique pour la Métropole qui survient alors que l'association citoyenne Trans'Cub, qui ferraille depuis 1991 contre cette DSP conclue par l'ancienne CUB (communauté urbaine) avec la Lyonnaise des eaux (groupe Suez), va jusqu'à évoquer -sans dire le mot- une suspicion de mise des élus sous influence.
Avec d'autant plus de sûreté que la position des élus métropolitains est devenue incompréhensible aux militants de cette association, présidée par Jacques Dubos et dont Denis Teisseire est la figure emblématique. Trans'Cub a commencé à se faire connaître en brisant le projet de Jacques Chaban Delmas de créer un métro à Bordeaux. Sur ce dossier de l'eau, le Conseil d'Etat a légitimé la justesse du combat de l'association, en invalidant la décision prise en 2018 par la cour administrative d'appel de Bordeaux.
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La cour d'appel administrative de Bordeaux a été sanctionnée pour avoir refusé de reconnaître que le contrat de gestion de l'eau, qui lie Bordeaux Métropole à Suez Eau France depuis 1991, a été prolongé au-delà de sa durée réglementaire, à compter du 2 février 2015. Le Conseil d'Etat a également condamné Bordeaux Métropole à verser 3.000 euros à Trans'Cub. L'association estime qu'avec cette DSP à rallonge Suez va percevoir 100 millions d'euros de trop et ne comprend pas que les élus de Bordeaux Métropole ne fasse pas l'effort nécessaire pour mieux protéger leurs administrés.
Jean-Philippe Déjean