Alerte aux toxiques : pourquoi le verdict de Libourne pourrait changer la perception du HVE
Jean-Philippe Déjean
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Parcelle de vigne dans le Médoc.
Thibaud Moritz / Agence APPA
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Parcelle de vigne dans le Médoc.
Thibaud Moritz / Agence APPA
C'est ce jeudi 25 février que la chambre civile du tribunal de Libourne dira si elle condamne Valérie Murat, porte-parole de l'association Alerte aux toxiques, pour dénigrement de la filière des vins de Bordeaux, comme l'a demandé dans sa plainte d'octobre dernier le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB). Le CIVB, qui a été rejoint dans sa démarche par la plupart des syndicats viticoles de Gironde et trois domaines viticoles, a fixé le préjudice à 100.000 euros.
Le contentieux trouve son origine dans la publication, le 15 septembre 2020, par l'association Alerte aux toxiques des résultats d'analyses de résidus de pesticides réalisées dans 22 bouteilles de vin en label Haute valeur environnementale (HVE), dont 19 bouteilles de vin de Bordeaux, deux de Champagne et une autre de Languedoc-Roussillon. Des analyses menées par le laboratoire Dubernet, à Narbonne (Aude), dont ce type d'investigation est la spécialité.
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L'association Alerte aux toxiques a mis le feu aux poudres en publiant les résultats de ces analyses sous le titre "La HVE encore gourmande en pesticides !". Au centre du contentieux, la présentation par l'association, des résultats des 22 cuvées analysées. Chacun des châteaux listés se voyant accolé le type de résidu identifié par l'analyse, du type "un neurotoxique, un mortel en cas d'ingestion, un mortel par contact cutané, un mortel par inhalation...". Un lien conduit ensuite le lecteur vers les résultats chiffrés communiqués par le laboratoire.
Les analyses du laboratoire Dubernet ont identifié un total de 28 substances actives.
Des résultats avec lesquels le Laboratoire Dubernet a cependant clairement pris ses distances, estimant qu'ils faisaient l'objet d'une interprétation erronée de la part de l'association.
Jean-Philippe Déjean