Alors que plusieurs partis politiques se lancent dans la campagne, La Tribune fait le point sur les candidatures, actées ou non, les projets politiques et les stratégies des uns et des autres à quatre mois du scrutin régional en Nouvelle-Aquitaine officiellement prévu pour les dimanche 13 et 20 juin 2021.Nicolas Thierry, Europe-Ecologie-Les Verts
Les écologistes ont été les premiers à investir un candidat et à se lancer dans la campagne dès le mois de novembre 2020 à l'aube du reconfinement. C'est donc Nicolas Thierry, actuel vice-président en charge de l'environnement et de la biodiversité au conseil régional dans la majorité du socialiste Alain Rousset, qui mène la liste EELV. L'élu girondin de 45 ans assume parfaitement d'être activement en campagne depuis déjà plusieurs mois. "Il n'est jamais trop tôt pour aller à la rencontre de l'ensemble des territoires de la région", glisse son entourage. Son équipe de campagne est pilotée par Julien Gelly. Ce proche de Clément Rossignol-Puech, le maire EELV de Bègles, a été chargé de mission à la Région en charge de la transition énergétique et du climat pendant quatre ans.
"Préparer l'avenir pour protéger les territoires" : c'est le credo qui sera défendu par la liste écologiste d'ici le mois de juin en insistant particulièrement sur l'agriculture. "Il faut faire de la Nouvelle-Aquitaine, la 1ere région agricole écologique d'Europe avec une vraie mutation vers l'agro-écologie à la place de l'agro-chimie. C'est une question de survie pour les paysans et de sécurité alimentaire pour les habitants", indique l'équipe de Nicolas Thierry. L'autre priorité sera la conditionnalité des aides régionales sur des critères sociaux et environnementaux. Enfin, l'actuel allié du socialiste Alain Rousset assume "des divergences fortes" notamment sur le sujet des Bassines, dans les Deux-Sèvres, et la ligne à grande vitesse vers Toulouse et l'Espagne. Objectif des Verts : doter la région "d'une matrice réellement écologique" avec d'ores et déjà en ligne de mire le scrutin présidentiel de 2022.
Edwige Diaz, Rassemblement National
A l'extrême droite, le Rassemblement national entend aussi lier le scrutin régional de juin à l'élection présidentielle du printemps 2022. "Ce scrutin régional et départemental est le dernier test avant une victoire à l'élection suprême l'année prochaine. Les gens ont déjà un pied dans la présidentielle, il y a une dynamique sur laquelle il faut s'appuyer", juge ainsi Edwige Diaz, désignée fin janvier comme tête de liste du Rassemblement national dans la région. La conseillère régionale de 33 ans, également conseillère municipale de Saint-Vavin (Gironde) et responsable de la fédération RN de Gironde, assume d'articuler étroitement les deux élections et les enjeux locaux et nationaux. Sa campagne a démarré début février avec des déplacements réguliers et est pilotée par Julie Rechagneux, conseillère municipale RN de Lormont.
Pierre Cheminade avec Jean Philippe Dejean