A l'instar de la tendance nationale qui fait état d'une baisse de -38 % du nombre de défaillances d'entreprises en France en 2020, soit le niveau le plus bas depuis 30 ans, la conjoncture économique en Nouvelle-Aquitaine a plutôt bien résisté sur le front de l'emploi. Et alors que les annonces de plans sociaux massifs se succèdent en Occitanie, avec plus de 4500 emplois menacés à la fin décembre, la Nouvelle-Aquitaine se montre plus résiliente notamment grâce à la plus grande diversité de son tissu économique.
Les chiffres définitifs de la Direccte Nouvelle-Aquitaine (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) pour l'année 2020 font ainsi état d'un recul de 17 % des suppressions d'emplois sur un an. Ainsi, très exactement 2.652 suppressions d'emplois de 87 entreprises dans le cadre des procédures de licenciement économique, plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) et rupture conventionnelle collective (RCC), ont fait l'objet d'une validation ou homologation par la Direccte l'an dernier, contre 3.198 suppressions dans 75 entreprises concernées en 2019.
Dans le détail, 18 secteurs d'activités représentent plus de 80 % du total de suppressions d'emplois enregistrées en 2020 dans la région. Sans surprise, la construction aéronautique et spatiale, la fabrication d'équipements automobiles et la mécanique industrielle sont particulièrement frappées. Dans l'aéronautique, des licenciements ont eu lieu ou sont en cours notamment chez Lisi Aerospace, Mecafi (Nexteam Group), MAP, JVGroup, Lauak et The Gill Corporation. L'industrie est aussi touchée avec notamment CNB, Toray CFE, Verallia, Finsa, Paccor, les Fonderies du Poitou et Etex. Un plan social est aussi en cours chez le fabricant Repetto, au sein de la maison Cognac Camus ou encore chez Delpeyrat.