LA TRIBUNE - Pourquoi n'avoir pas voulu associer votre mandat de maire de Poitiers à celui de présidente du Grand Poitiers, comme cela aurait dû être le cas : c'était trop tôt ou non souhaitable ?
LEONORE MONCOND'HUY, maire EELV de Poitiers - Le projet sur la base duquel j'ai été élue reposait sur la promesse de renouveler les pratiques politiques, vers une gouvernance plus partagée. Cela se reflète dans l'état d'esprit et le fonctionnement de la municipalité de Poitiers. Mais cela devait aussi se décliner à l'échelle de Grand Poitiers : pour ces 40 communes urbaines, périurbaines, rurales il ne devait pas être considéré comme naturel que la maire de la ville-centre soit également présidente de la Communauté urbaine. Soutenir une autre candidature tout en gardant une place équilibrée pour Poitiers dans l'exécutif était donc un signe de cohérence de notre projet politique, qui entraîne aujourd'hui, peu à peu, un changement de culture politique.
Vous avez également très vite marqué votre sensibilité, en annonçant par exemple l'organisation de voyages d'été pour les jeunes adultes défavorisés. Comment comptez-vous faire évoluer cette inclusion des représentants des classes sociales défavorisées dans cadre de l'action municipale ?