La Coordination rurale du Lot-et-Garonne (CR 47) s'est félicité de la présence le 28 octobre devant le tribunal d'Agen de près de 800 personnes venues pour soutenir deux de ses syndicalistes : Serge Bousquet-Cassagne, président de la Chambre d'agriculture de Lot-et-Garonne, et Patrick Franken, son vice-président. Tous deux étaient jugés en appel pour avoir poursuivi la construction devenue illégale du lac de Caussade, près de Villeneuve-sur-Lot.
Preuve d'une tendance à l'union sacrée autour des deux condamnés, de nombreux élus du département étaient présents devant le tribunal d'Agen pour soutenir la Coordination rurale, à commencer par Jean Dionis du Séjour, maire (Modem) d'Agen et président de la Communauté d'agglomération d'Agen, mais aussi un leader syndical comme Raymond Girardi, à la tête du Modef 47, proche du PCF et donc à l'opposé de l'échiquier politique. Autorisée dans un premier temps, en juin 2018, par les autorités, la construction de la retenue d'eau de 920.000 m3 de Caussade a ensuite été interdite, en octobre 2018, à la demande des ministères de l'Agriculture et de celui de l'Ecologie, après la plainte de deux associations de protection de la nature, la SepanLog et FNE (France nature environnement).
Serge Bousquet-Cassagne et Patrick Franken, président et vice-président de la Chambre d'agriculture de Lot-et-Garonne, ont refusé d'arrêter les travaux de construction du lac de Caussade et lancé la chambre consulaire dans un bras de fer sans précédent avec l'Etat, engageant les moyens matériels et financiers dans la poursuite de ce chantier devenu illégal. C'est ainsi que les deux hommes ont été condamnés le 3 juillet 2020 à respectivement neuf et huit mois de prison. En plus de cette condamnation, les deux syndicalistes agricoles sont sous le coup d'une révocation de sursis.