« La lutte pour éviter les pénuries de main d'œuvre est notre première priorité » (Fabienne Buccio)
Jean-Philippe Déjean

Fabienne Buccio
Agence Appa
Jean-Philippe Déjean

Fabienne Buccio
Agence Appa
Lors de sa conférence de presse de rentrée de ce vendredi 21 janvier, la préfète de la Gironde et de Nouvelle-Aquitaine, Fabienne Buccio, a mis l'accent dans son bilan 2021 sur les questions socio-économiques et en particulier l'action de l'Etat dans le cadre de la pandémie de Covid-19, et souligné les bons résultats régionaux.
Une tendance fiscale positive que confirment, a insisté la préfète, les données de terrain, en particulier sur le plan de l'emploi puisque le taux de chômage en Nouvelle-Aquitaine est de 7,3 % contre 7,8 % au plan national.
Et en un an, a poursuivi la représentante de l'Etat, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (n'ayant pas travaillé) a baissé de -15 % dans notre région contre -13,9 % dans l'ensemble de la France... Autant de fruits nés de la mobilisation très volontariste du gouvernement, a vanté la patronne des services de l'Etat, avec un investissement public de plus de 10 milliards d'euros dans région, dont 3,6 milliards d'euros en Gironde, au bénéfice de 70.000 entreprises.
Sans oublier l'importance des mesures prises pour le développement de l'activité partielle, qui a concerné plus de 1,1 million de salariés en Nouvelle-Aquitaine, pour plus de 125.000 établissements, représentant au final le versement de plus de 2,1 milliards d'euros. La préfète a également rajouté à ces mesures de contention de la crise économique les aides délivrées dans le cadre du plan de relance, qui ont permis d'accompagner près de 1.000 entreprises, grâce à plus de 320 millions d'euros d'aides publiques.
Mais, comme elle l'a souligné, le plan de relance, qui jauge au final un montant de 3 milliards d'euros en Nouvelle-Aquitaine, a aussi notamment servi à soutenir des projets portés par les collectivités locales, le secteur culturel et même des structures associatives.
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Elle a ensuite focalisé la lumière sur la montée en compétence des salariés dans le cadre d'un plan lancé en 2019 et jusqu'à 2023 à parité par les services de l'Etat et la Région Nouvelle-Aquitaine, à hauteur de 1,2 milliard d'euros, et qui sert aussi désormais à aider les entreprises à recruter. Afin d'effacer tout angle mort, ce plan intègre également un volet d'insertion par l'activité économique, avec le financement de la création de 1.000 postes en deux ans.
Et puis Fabienne Buccio a tenu à souligner les succès remportés sur le terrain de l'apprentissage, dont elle a précisé que le nombre de contrats avait été multiplié par trois dans la région depuis 2017. Pour atteindre plus de 19.000 contrats en cours en septembre 2021. La préfète a ensuite souligné l'intérêt du plan « France 2030 », doté de 54 milliards d'euros, largement tourné vers les technologies de rupture, et pour lequel la Région Nouvelle-Aquitaine dispose de nombreux atouts, comme l'aviation ou la santé, et d'écosystèmes robustes, qui ont faire leurs preuves, comme French Tech Bordeaux.
Une nouvelle épizootie frappe très durement les élevages de volatiles sur le territoire de l'ex-Aquitaine, en particulier dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques, mais aussi plus partiellement le Lot-et-Garonne, sans oublier le Gers, département gascon d'Occitanie.
Fabienne Buccio est ensuite revenue sur les axes d'intervention de l'Etat, qui touchent principalement au logement, à la mobilité et à la protection de l'environnement. C'est ainsi qu'elle a mis en avant « l'application pleine et entière de la loi littoral », expliquant que l'Etat est désormais impliqué dans de nouveaux enjeux et mobilisé en particulier dans la défense « d'un patrimoine naturel remarquable », qui subit une très forte pression démographique, avec l'augmentation de la population, et naturelle, avec la hausse du niveau de la mer.
Parmi les autres principaux points à surveiller : le respect de l'extension limitée des agglomérations à proximité de la cote.
Cette dernière a confirmé le déblocage de 16,5 millions d'euros pour la participation de l'Etat au redéploiement spatial de la partie côtière de la commune de Lacanau (Gironde), dont les plages sont sapées par l'océan, tout comme Saint-Jean-de-Luz, doté de 4,5 millions d'euros.
Concernant l'habitat, elle a dénoncé le trop faible nombre de logements sociaux, avec sur ce plan un déficit préoccupant à Bordeaux Métropole, où seul 60 % des objectifs a été atteint. Interrogé à ce sujet, Fabienne Buccio a confirmé qu'il s'agit d'un dossier urgent pour lequel elle a demandé à rencontrer l'ensemble des élus de Bordeaux Métropole, commune par commune, maire après maire, en compagnie d'Alain Anziani, président (PS) de Bordeaux Métropole (et maire de Mérignac) afin de plus facilement passer de la théorie à la pratique. Beaucoup d'élus métropolitains semblant très favorables à la construction de logements sociaux chez les autres mais pas chez eux.
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Amatrice de football, la préfète n'a pas caché qu'elle s'inquiétait à titre personnel pour l'avenir du Football Club des Girondins de Bordeaux (FCGB). Il faut dire que la pandémie de Covid-19 semble avoir décidé de condamner le club des Bordelais si l'on en croit le nombre de malades contaminés dans l'équipe-titre et l'enchainement des défaites.
Jean-Philippe Déjean
Comment l'action de l'Etat a barré la route à la crise économique