GPSO : le Grand Dax accepte finalement de participer au financement de la LGV
Jean-Philippe Déjean

Le train à grande vitesse plus près de Dax.
Laurent Cerino / ADE
Jean-Philippe Déjean

Le train à grande vitesse plus près de Dax.
Laurent Cerino / ADE
Après le vote il y a quelques jours d'une avance par la Région Nouvelle-Aquitaine de 225 millions d'euros pour boucler la LGV, une autre bonne nouvelle vient conforter les partisans de cette infrastructure à 14 milliards d'euros. Pourtant la décision, mi-décembre, des élus de la communauté d'agglomération du Grand Dax (Landes) de refuser de participer au financement du Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO), qui va se traduire par la construction de deux lignes à grande vitesse, Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse, avait frappé Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine et farouche défenseur du projet ferroviaire. En attendant de pouvoir rejoindre l'Espagne via Hendaye, la ligne à grande vitesse va devoir s'arrêter à Dax. Car pour le moment la traversée du Pays basque français est coupée au TGV.
Maire de Dax et président du Grand Dax depuis les élections de 2020, Julien Dubois (candidat de la droite et du centre) s'est finalement laissé convaincre et annonce ce 9 février que la collectivité qu'il préside va finalement payer. Mais il n'a pas été convaincu par Alain Rousset. Même si ce dernier, qui laboure le terrain depuis novembre dernier pour faire signer leurs chèques aux élus récalcitrants, s'en est réjoui, il faut regarder vers Maremne pour comprendre. Car c'est bien de sa propre initiative que la communauté d'agglomération de Maremne Adour Côte Sud (MACS) a décidé de participer au financement du GPSO à hauteur de 10 millions d'euros. Parce que la fréquentation touristique de cette cité balnéaire landaise est composée à 12 % de Toulousains qui arriveront beaucoup plus vite sur place (et sans doute plus nombreux) avec le TGV. Initiative qui semble avoir convaincu Julien Dubois.
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Autrement-dit, le Grand Dax semble se réjouir d'avoir mis la pression qu'il fallait sur la MACS pour convaincre cette dernière, intéressée au premier chef par le GPSO mais exemptée de toute obligation financière, de mettre la main à la poche. Ce qui lui permet au final de réduire sa facture d'un montant équivalent de 10 millions d'euros. Le président du Grand Dax précise que la part réelle due par le Grand Dax au GPSO s'établit en fait à 12,8 millions d'euros, les 9,8 millions d'euros de supplément relevant d'une fiscalité imposée par l'État, dont la collectivité landaise aurait de toute façon due s'acquitter, avec ou sans GPSO .
Jean-Philippe Déjean