C'est un axe central dans la politique de la mairie de Bordeaux. Pour preuve : en un mandat, la majorité écologiste veut multiplier par trois la production de fruits et légumes de la ville. La stratégie résilience alimentaire était donc à l'ordre du jour hier, dans les jardins de l'Hôtel de ville. Baptisée "Bordeaux recettes d'avenir. Pour des lendemains qui régalent", elle a été présentée par le maire Pierre Hurmic et la conseillère municipale pour la résilience alimentaire Ève Demange comme l'aboutissement de 20 mois de réflexion. Et constitue "un défi pour la santé de nos concitoyens".
La feuille de route prévoit d'agir sur de multiples volets pour faire progresser le potentiel de production et de consommation alimentaire vers des standards plus qualitatifs. En clair, ramener des aliments locaux, sains et durables dans les assiettes. "Préparer des plats goûteux dans un budget et un temps contraints", présente Pierre Hurmic. Tout en relocalisant la production. Tâche de longue haleine alors que la ville ne compte que 61 hectares de surface productive utile quand le diagnostic commandé par la mairie révèle qu'il en faudrait plus de 800 pour couvrir les seuls besoin en fruits et légumes des Bordelais.
Une population qu'il faudra d'ailleurs convaincre pour impulser des changements à grande échelle. "Nous souhaitons aller au plus près des habitantes et des habitants pour travailler avec les énergies qui sont déjà là. Il y a des désirs de changement et nous voulons les fédérer", s'engage Ève Demange.