Incendies : « Des sylviculteurs nous accusent d'avoir trop protégé les maisons »
Jean-Philippe Déjean
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Fabienne Buccio
Agence Appa
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Lors de sa conférence de rentrée la préfète de la Gironde et de Nouvelle-Aquitaine, Fabienne Buccio, a mis l'accent sur l'actualité majeure de cet été : les terribles incendies de La-Teste-de-Buch, sur le bassin d'Arcachon, et Landiras au sud du département. Des feux dont l'intensité semblait appartenir à un passé révolu de l'histoire du massif des Landes de Gascogne qui s'étend en Gironde, dans les Lande et à l'ouest du Lot-et-Garonne.
Ces incendies ont calciné 27.000 hectares de forêt dont 20.000 à Landiras. Sans compter l'incendie de septembre à Saumos, qui a détruit près de 3.000 hectares de forêt à l'ouest de Bordeaux Métropole. La préfète de la Gironde et de Nouvelle-Aquitaine a passé tous les jours de cette séquence catastrophique sur les routes, entre Bordeaux, La Teste et Landiras. Notamment au côté du contrôleur général Marc Vermeulen, patron opérationnel du Sdis de Gironde (Service départemental d'incendie et de secours), dont Jean-Luc Gleyze, à la tête du Conseil départemental de la Gironde est le président.
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Seule référence comparable par son étendue aux incendies de cet été, le feu d'août 1949 est resté dans les mémoires à cause de ses conséquences tragiques, puisqu'il a été l'incendie le plus meurtrier du XXe siècle en France, avec 82 morts. Un sinistre qui avait détruit à l'époque 52.000 hectares. Sachant qu'entre 1937 et 1950 les feux se sont déchainés dans un massif forestier peu équipé, ravageant 450.000 hectares dont 100.000 pour la seule année 1947 !
Jean-Philippe Déjean