Ukraine, résilience, logements sociaux : les ultimes dossiers de Fabienne Buccio avant la Présidentielle
Jean-Philippe Déjean

Ukraine: une ville proche de tchernobyl aux mains des russes, biden traite poutine de "boucher"
STRINGER
Jean-Philippe Déjean

Ukraine: une ville proche de tchernobyl aux mains des russes, biden traite poutine de "boucher"
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Fabienne Buccio, la préfète de la Gironde et de Nouvelle-Aquitaine l'a récemment confirmé, les services de l'Etat apportent leur soutien aux entreprises néo-aquitaines implantées en Ukraine avec l'appui du ministère de l'Economie et des Finances, qui a mis en place une cellule de crise à ce sujet. Mais force est de constater que Bercy distille ses informations au compte-goutte.
Au moins deux grands groupes agricoles coopératifs néo-aquitains, en l'occurrence Euralis, à Pau, et Maïsadour, à Haut-Mauco, sont implantés dans la première plaine céréalière au monde, principalement située dans le sud-est de l'Ukraine et en partie dans le sud-ouest de la Russie. Des groupes coopératifs qui ne communiquent pas beaucoup non plus sur leur situation en Ukraine, tout en se montrant capable de briser le mur du silence.
Fabienne Buccio a souligné que les services de l'Etat sont en alerte et focalisés sur trois types de retombées liées à cette guerre, avec des degrés d'exposition variables au risque.
Ensuite cette dernière a pointé des risques de "fortes hausses de prix des matières premières". Particulièrement la métallurgie (titane et aluminium), la chimie et le bois. Sans compter un petit nombre d'entreprises très exposées à un fournisseur russe ou ukrainien. Et puis elle a rajouté dans sa liste des retombées négatives le renchérissement du coût de l'énergie, déjà à l'œuvre avant le début de la guerre. Avec une tendance à la hausse qui tend à s'accélérer et "viendra largement majorer les coûts d'exploitation des process les plus énergivores et plus globalement de toutes les activités", a estimé Fabienne Buccio.
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Au final, Fabienne Buccio invite les entreprises touchées par les conséquences de la guerre en Ukraine à se signaler à cette adresse tandis que la CCI Bordeaux Gironde a également réactivé sa cellule de crise tout comme le conseil régional.
Puis la préfète a présenté France 2030 le nouveau plan lancé par le gouvernement pour soutenir en particulier l'innovation, elle a rappelé aussi qu'un plan de résilience se mettait en place pour pouvoir encaisser les effets du choc ukrainien. La sortie de la phase de confinement, de même que la suspension de l'application du passe vaccinal sont intervenues au moment où la forte reprise économique commençait à subir la pression de la guerre en Ukraine.
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Planifié avant cette nouvelle alerte rouge, le plan France 2030, qui s'inscrit dans le sillage chronologique du Plan de relance mais avec d'autres ambitions, démarre dans un contexte marqué par une forte incertitude.
France 2030 se veut sans aucun lien avec le plan précédent, dont l'objectif était de sauver les meubles de l'économie nationale en pleine crise de Covid-19, en préservant les capacités d'investissement des entreprises.
Ce nouveau plan veut atteindre en particulier deux grands objectifs : que la moitié des crédits profitent à des acteurs émergents, capables de réaliser des innovations de rupture, et que l'autre partie soit investie dans la décarbonation du pays.
Fabienne Buccio s'est également entretenue début mars avec Alain Anziani, président de Bordeaux Métropole, ainsi que les maires de la Métropole pour mobiliser des outils adaptés dans le cadre de la relance de la construction de logements sociaux. Plusieurs objectifs ont été là aussi ciblés à commencer par la mobilisation de tous les acteurs métropolitains, qu'il s'agisse de communes, de bailleurs sociaux, de financeurs ou encore de promoteurs pour participer à cet effort de construction de logements sociaux.
Comme l'avait annoncé Christine Bost, vice-présidente de Bordeaux Métropole en charge du foncier opérationnel lors de la présentation de la réorientation du projet urbain Bastide Niel, le nouveau PLU va permettre l'abaissement du seuil déclenchant obligatoirement la construction de logements sociaux. Ce dernier va ainsi être ramené de 2.000 à 1.000 m2.
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D'autre part un recensement du foncier public a été réalisé l'an dernier. Les réserves foncières publiques n'ont rien de défrisant puisqu'elles ne représentent qu'un potentiel théorique de 500 logements sur le territoire métropolitain... Bonne nouvelle : après discussion il a été acté que ces réserves seraient cédées pour la construction de logements sociaux. Ce rebond métropolitain en faveur des logements sociaux va dérouler d'autres moyens d'action sur lesquels nous reviendrons.
Jean-Philippe Déjean