Incendies : ce que va changer la proposition de loi pour la forêt des Landes

Maxime Giraudeau
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Le sujet fait consensus : il y a le feu. Pour preuve, le Sénat a approuvé mardi 4 avril à l'unanimité, après un mois d'auditions et non sans de très longs échanges, la proposition de loi portant sur la lutte contre le risque incendie à l'échelle nationale. Un texte qui veut « prévenir l'embrasement » et « tirer les leçons des retours d'expérience des feux en 2022 » en plaçant au cœur d'une nouvelle stratégie globale les acteurs de terrain parmi lesquels sylviculteurs, pompiers volontaires et propriétaires terriens.
Si plus de 66.000 hectares ont brûlé en France l'an dernier, le massif forestier du sud de la Gironde représente à lui seul la moitié de ce bilan record. Pour les parlementaires, le travail accompli résulte d'un long chemin d'observation et d'écoute des acteurs impliqués contre les incendies l'été dernier. « Quand on a vu le texte au début, on était dubitatifs », évoque Laurence Harribey, sénatrice (PS) de la Gironde qui résume la première mouture à un « catalogue de bonnes intentions ». « Au final, la PPL [Proposition de loi, ndlr] est plus concrète. On a pris en compte la culture différenciée selon les territoires, avec une politique qui sera déterminée pour chaque massif forestier », illustre-t-elle pour La Tribune.
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La sénatrice, elle-même évacuée de la commune de Noaillan durant les incendies au sud du département, a fait adopter un amendement sur l'élaboration de plans de protection des forêts contre les incendies (PPFCI) pour tous les massifs classés à risque. La forêt des Landes, comme les autres territoires forestiers, auront deux ans à partir de la promulgation de la loi pour détailler leur stratégie propre. Elle devra être réalisée sous l'égide des départements selon le texte de loi, qui accorde également un pouvoir consultatif aux chambres d'agriculture. Le but : « Faire émerger une vraie culture du risque et de la prévention. »
Maxime Giraudeau