[Article mis à jour le 2 février à 16h32 après le vote du conseil métropolitain]
Lancée il y a bientôt trois ans, la 11e modification du plan local d'urbanisme (PLU) qui s'applique aux 28 communes de Bordeaux Métropole a été votée par le conseil métropolitain ce vendredi 2 février par 64 voix pour, 35 contre et deux abstentions. La majorité PS, Verts, PCF a voté le texte tandis que l'opposition de droite et du centre a voté contre, marquant une rupture avec l'usage, issu de la cogestion, d'un vote unanime sur les documents d'urbanisme.
Cette nouvelle mouture poursuit des objectifs ambitieux puisqu'il s'agit de faire face à l'accélération des effets du changement climatique et à l'urgence de réduire les gaz à effet de serre tout en construisant suffisamment de logements pour répondre aux besoins des habitants actuels et futurs. Une équation particulièrement complexe dans un territoire où la croissance démographique est le double de la moyenne nationale.
L'arrivée de 20.000 nouveaux habitants par an en Gironde, dont 12.000 à Bordeaux métropole, a entraîné l'artificialisation, chaque année, de 660 hectares supplémentaires, soit 900 terrains de football. Deux tiers de ces surfaces ont servi à construire des logements au rythme d'environ 6.000 logements neufs par an. Un total qui s'est effondré à moins de 2.000 logements l'an dernier à cause de la crise profonde de l'immobilier. L'enjeu du nouveau PLU, porté par la majorité PS-Verts, sera donc autant de relancer la construction de logements, et particulièrement de logements locatifs sociaux, que de sanctuariser les espaces verts et la biodiversité, conditions sine qua non de la qualité de vie sur fond de réchauffement accéléré.