L'artificialisation des sols galope moins vite qu'avant à Bordeaux Métropole. La collectivité a révélé, ce 26 septembre lors du conseil métropolitain, le bilan de la consommation foncière entre 2021 et 2024. Désormais contrainte par la réglementation nationale Zéro artificialisation nette (Zan), elle doit réduire de 55 % son volume d'espaces naturels, agricoles et forestiers impactés sur la décennie.
Autrement dit, sur les 520 hectares artificialisables d'ici 2031, les communes de la Métropole en ont déjà épuisé 200 en seulement trois ans. Mais en comparaison, sur la décennie précédente, 1.165 hectares avaient été bétonnés, à moitié pour la construction de logements et à peine moins à destination du développement économique.
Si l'appétit foncier a bien diminué de 40 %, la collectivité va encore devoir appuyer sur le frein. En trois ans, elle est parvenue à endiguer le phénomène en limitant l'octroi de permis de construire. Au-delà de la mobilisation politique, la crise de la construction neuve y est pour beaucoup dans le ralentissement.
Pour entrer dans les clous, la Métropole veut s'atteler, comme d'autres agglomérations, à la densification du tissu urbain, afin de continuer à croître tout en limitant l'étalement. Une soixantaine de sites a ainsi été identifiée parmi lesquels Bordeaux Lac, les espaces autour des lignes de bus express, les gares du RER Métropolitain ou les centres-bourg. « Chaque commune est visitée dans le cadre de cette stratégie ZAN », prévient Andréa Kiss.