Budget 2025 : la cohérence des choix sur la transition écologique interroge
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La hausse mécanique du soutien aux énergies renouvelables explique l'augmentation apparente de la mission "Écologie".
Amit Dave
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La hausse mécanique du soutien aux énergies renouvelables explique l'augmentation apparente de la mission "Écologie".
Amit Dave
Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, ne s'en cache pas. Si le projet de budget présenté jeudi en Conseil des ministres affiche une hausse faciale des crédits de la mission « Écologie » de 2,8 milliards d'euros (pour atteindre 19,5 milliards d'euros), c'est en raison du soutien aux énergies renouvelables. Celui-ci revient à son niveau d'avant crise.
En effet, son montant dépend essentiellement de la différence entre un prix garanti par contrat et le prix de marché de l'électricité. Ces derniers connaissant une baisse significative, cela fait mécaniquement remonter l'aide de l'État. En revanche, cela ne reflète aucune accélération du déploiement des capacités renouvelables.
Le projet de loi de finances 2025 prévoit une augmentation de cette enveloppe, à hauteur de 4,4 milliards d'euros, à laquelle s'ajoutent 125 millions d'euros, d'étude de « derisking » (réduction des risques) pour l'éolien en mer, pour lequel le débat public vient de s'achever. Cette étape doit permettre de passer à la phase de planification et au lancement de l'appel d'offres de plusieurs mégawatts prévu pour 2025.
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Cette hausse masque donc une diminution globale de quelque 3 milliards d'euros. Celle-ci frappe des mécanismes qui ont pourtant fait la preuve de leur efficacité et met à mal l'objectif de cohérence et d'efficacité, martelé par le gouvernement.