Municipales : une campagne rythmée par le coût du logement ? (3/4)

Pierrick Merlet
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Le constat est sans appel dans la Ville rose. S'y loger devient de plus en plus cher, d'après une tendance analysée ces dernières années. Pour preuve, dans son récent rapport annuel, l'Observatoire des loyers toulousains fait savoir qu'à la location le prix du mètre carré atteint 11,8 euros hors charges en 2018, contre 10,9 euros en 2013. En intégrant la périphérie, le loyer médian retombe à 11,1 euroscontre 10,3 euros cinq ans en arrière. Même si Toulouse reste parmi les grandes villes les moins chères de France, le maire sortant, Jean-Luc Moudenc, a été alerté par cette situation et a mis en place une commission de travail pour envisager l'instauration de l'encadrement des loyers, comme le permet la loi Élan.
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Jusqu'à présent, l'élu se refusait catégoriquement à envisager cette hypothèse, craignant de faire fuir les investisseurs immobiliers. Alors que cette commission doit rendre ses conclusions prochainement, l'opposition crie à l'opportunisme politique en raison de l'approche des élections municipales. Néanmoins, ce projet d'encadrement des loyers est porté unanimement par tous les candidats de gauche pour ce prochain scrutin, aussi bien par Nadia Pellefigue (UNE-PS-PRG-PC), Antoine Maurice (EELV, Archipel Citoyen) et Pierre Cohen (Génération.s). Pour le candidat du Rassemblement national et de la Droite populaire, Quentin Lamotte, le problème est ailleurs.
Pierrick Merlet
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