Le congrès de l’Union sociale pour l’habitat s’est ouvert ce 3 octobre à Nantes, mettant sous les feux des projecteurs la situation critique du logement en France, et notamment du logement social. A Montpellier, après avoir voté un plan d’urgence pour le logement en juillet dernier, la Métropole passe aux travaux pratiques. Le conseil métropolitain a ainsi voté, ce 3 octobre, des délibérations permettant de mettre en œuvre plusieurs mesures de ce plan d’urgence, notamment l’augmentation de l’aide à la pierre pour les bailleurs sociaux.(Mise à jour le 4 octobre 2023 à 10h30)
Le marché du logement est entré, en France, dans une crise sévère. Alors que s'ouvrait ce 3 octobre le 83e congrès de l'Union sociale pour l'habitat (USH) à Nantes, les acteurs du monde HLM s'inquiètent d'une production de logements en berne et revendiquent un sentiment de ne plus être soutenus par l'Etat. En cause, une situation polarisée : 2,42 millions de ménages étaient en attente d'un logement social fin 2022 (dont 1,63 million pour une première attribution) et à l'inverse, un nombre d'autorisations dans l'Hexagone qui devrait être en-deçà des 95.000 de 2022, déjà « une très mauvaise année », selon la présidente de l'USH, Emmanuelle Cosse.
Dans toutes les métropoles, la situation se tend. Sur le périmètre de la métropole de Montpellier, la crise est aigüe : des besoins de logements qui vont croissant avec une dynamique annuelle démographique de +1,8% par an, 19% des ménages de la Métropole (et 26% à Montpellier) qui vivent sous le seuil de pauvreté (contre 14% au niveau national) et 75% des locataires du parc privé de la Métropole qui sont éligibles au logement social. A ces éléments s'ajoute une dynamique des prix qui perdure et place la métropole au 3e rang du loyer médian le plus élevé, après Paris et Nice.
Soutenir la production de logements sociaux
Alors que la Métropole de Montpellier a déjà activé plusieurs leviers (la création de 8.000 nouveaux logements neufs en deux ans au sein de ZAC, le développement d'une offre en accession abordable, une régulation du développement des meublés de tourisme, l'encadrement des loyers ou encore le permis de louer dans le quartier de Celleneuve), le conseil métropolitain de Montpellier avait voté, le 11 juillet dernier, un plan d'urgence pour le logement comprenant 14 mesures et doté d'une enveloppe de 100 millions d'euros.