L'assurance retraite amplifie sa lutte contre la fraude
Sara Sampaio
Sara Sampaio
Des familles qui omettent de déclarer le décès d'un proche pour continuer à percevoir sa pension de retraite... De faux papiers d'identité destinés à prouver un mariage qui n'a jamais existé, afin de toucher une pension de réversion... De faux bulletins de salaire qui gonflent le nombre de trimestres requis... Voici autant d'exemples de fraudes que la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) tente de débusquer et prévenir chaque année.
L'année 2010 s'est avérée particulièrement fructueuse en la matière. Selon le bilan présenté jeudi par la Cnav, le montant des préjudices évités, grâce à leur détection en amont, est passé de 22,1 millions d'euros en 2009 à 37,4 millions en 2010, soit une progression de 68 %. Les préjudices constatés ont représenté, de leur côté, 10,14 millions d'euros, contre 3,4 millions en 2009 (+ 200 %). En tout, 1.073 dossiers de fraudes ont été recensés sur 9.608 enquêtes menées. Cette montée en puissance doit probablement beaucoup à la progression des moyens mis en oeuvre. Les frais de fonctionnement et les investissements ont augmenté de 2,8 millions d'euros en 2009 à 4,9 millions en 2010, les effectifs passant de 44 à 75 postes.
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Forte de ces résultats, la Cnav annonce pour 2011 le renforcement des contrôles et l'amplification des échanges d'informations avec ses partenaires (employeurs, mairies, assurance-maladie, services fiscaux, CAF, etc.). Elle relance par ailleurs sa compagne de publicité parue l'an dernier, qui décline la métaphore d'une pomme gâtée contaminant le panier entier.
Sara Sampaio
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