La stabilité des rendements : une approche payante
Thierry Bisaga
Thierry Bisaga
La société de gestion Nordea a élaboré une méthodologie de gestion unique en son genre pour appréhender les marchés d'actions difficiles. L'idée est simple : retenir les valeurs boursières qui présentent globalement des variables stables. Plus spécifiquement, l'équipe de gestion se penche sur « des sociétés appartenant à des secteurs d'activité établis et générant de manière récurrente des revenus, des flux de trésorerie, des bénéfices et des dividendes relativement stables ».
Plus l'évolution de ces variables est linéaire, moins les valeurs concernées vont fluctuer. Mais bien souvent, ces titres ne suscitent qu'un intérêt limité auprès des investisseurs qui préfèrent privilégier les valeurs disposant de perspectives de croissance. Peu importe pour Nordea. Depuis sa création et malgré les crises à répétition, le fonds est parvenu à limiter sa baisse à 6,8 %. Les gérants du fonds Nordea 1 ? Global Stable Equity Fund explorent les données passées disponibles sur les sociétés cotées ? l'évolution des cours de bourse, des bénéfices, ou encore des flux de trésorerie sur plusieurs années. Tous les indicateurs sont passés en revue et dans ce processus, priorité est bien entendu donnée à la stabilité. Ensuite, l'objectif est de confirmer ce premier tour d'horizon en interrogeant de façon systématique des cabinets d'analyse financière partenaires pour déterminer si des facteurs d'instabilité peuvent survenir sur le marché ou potentiellement entacher les résultats à venir.
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L'équipe de gestion obtient ainsi un avis prospectif qui complète les résultats déjà obtenus. Le portefeuille est construit avec une centaine de valeurs parmi les plus probantes selon les critères retenus par Nordea. Les valeurs américaines représentent plus de la moitié du portefeuille. Parmi les principales positions, on retrouve Microsoft, Abbott Laborattories, Johnson & Johnson, Kohls ou encore Wal-Mart. Quatre secteurs sortent du lot et représentent à eux seuls les deux tiers du portefeuille. Il s'agit de la santé, de la consommation non-cyclique, des télécommunications et des technologies de l'information. Les frais de gestion annuels se montent à 1,5 % du capital investi.
Thierry Bisaga
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