«Le prêt garanti par l’Etat est un boulet au pied» (Jean-Marc Roué, Brittany Ferries)

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Le navire Bretagne qui opère actuellement sur la ligne Portsmouth / St Malo, sera désarmé à compter du 7 septembre et jusque mars 2021.
Le navire Bretagne qui opère actuellement sur la ligne Portsmouth / St Malo, sera désarmé à compter du 7 septembre et jusque mars 2021. (Crédits : dr)
ENTRETIEN. Depuis le samedi 15 août, le Royaume-Uni impose une nouvelle quatorzaine aux voyageurs venant de France. Un deuxième coup dur pour l’activité de Brittany Ferries, basée à Roscoff et dont 85% de la clientèle est britannique. La compagnie maritime bretonne désarme deux navires supplémentaires, dont celui de la ligne Portsmouth / St Malo et met en place du chômage partiel. Jean-Marc Roué, son président presse le gouvernement d’instaurer un plan de relance du trafic transmanche sur cinq ans.

LA TRIBUNE - Mi-juillet, après la levée d'une première quatorzaine imposée par le Royaume-Uni, Brittany Ferries a redémarré progressivement le trafic avec une rotation de neuf navires sur douze et une capacité réduite à 30-40 %. Quel est l'impact de cette nouvelle restriction ?

Jean-Marc Roué, président de la compagnie Brittany Ferries - La quatorzaine a des conséquences sur la fréquentation de nos lignes et les réservations à court et moyen termes. Les perspectives ne sont pas bonnes. Le week-end des 15 et 16 août, près de 35.000 passagers ont anticipé leur retour, annulé ou reporté leurs voyages. On enregistre à ce jour 65.000 annulations ou reports sur août, septembre et octobre. La compagnie a transporté 200.000 passagers sur juillet et août au lieu des 780.000 sur la même période de 2019, et l'on note une très forte dépression depuis le 15 août. Les réservations pour l'automne ont chuté de moitié. Sans visibilité sur la date de levée de cette mesure, nous sommes contraints de regrouper et de consolider nos traversées.

Cela se traduit donc par le désarmement de deux navires ?

Nous ne pouvons pas laisser naviguer nos navires avec peu de passagers à bord. Le regroupement des traversées réduit nos coûts d'exploitation et nous donne une chance de surmonter cette période difficile. Nous désarmons donc nos navires un peu plus tôt qu'habituellement. L'Armorique s'arrêtera le 31 août. Le...

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Commentaires
a écrit le 26/08/2020 à 9:31 :
Ben...soit vous le remboursez, soit vous ne le souscrivez pas. Pourquoi gémir ? Agissons !
Réponse de le 26/08/2020 à 21:09 :
J. Marc Roué est un entrepreneur breton, digne successeur d'Alexis Gourvennec le Paysan Directeur Général qui a créé avec une grande détermination la BAI il y a près de 50 ans pour désenclaver la bretagne et l'aider à exporter sa production légumière. Aujourd'hui, entre quatorzaine imposée (60 000 annulations en quelques jours) et perspective de hard Brexit en fin d'année, BAI-Brittany Ferries est prise à la gorge. Cet armement FRANCAIS transmanche est le 1er employeur de marins sous statut français (2 800 en moyenne annuelle) a besoin d'être soutenue. Cette entreprise draine une clientèle passagers composée à 80% britanniques et assure des liaisons de fret qui font la fierté et la prospérité des régions bretagne, normandie et pays de loire qui en sont les principales actionnaires au travers des acquisitions de navires. C'est trop dur à comprendre ?
a écrit le 26/08/2020 à 8:14 :
Un des travers bien culturel à la française c est quand tout va bien le patron et ses actionnaires se partagent les bénéfices, quand ça va mal on pleurniche auprès de l état - dont on ne cesse de conspirer tout au long de l année le rôle ou l existence
Que ce pdg adresse donc sa supplique au gouvernement britannique décisionnaire....
Même sujet avec les masques à l école .. étonnant de constater - alors que 100 euros ont été alloué par enfant et qu ´ une boîte de 50 masques nécessaire pour un mois coûte moins de 30 euros - le seul peuple pleurnichard d Europe sur ce sujet est encore en France !
français cessez d être schizophrène soyez imaginatif et prenez vos
responsabilités sociales et individuelles
Ça changera et sera plus constructif
Réponse de le 26/08/2020 à 21:31 :
Que connaissez-vous de la Brittany Ferries ? Pas grand chose...
Cette compagnie maritime est née il y a près de 50 ans par la force entrepreneuriale d'un breton visionnaire (alexis gourvennec) pour désenclaver la bretagne et l'aider à exporter sa production légumière. Cette entreprise est le 1er employeur de marins sous statut français (2 800 en moyenne annuelle) et draine une clientèle passagers composée à 80% britanniques qui participe donc au rayonnement touristique de la FRANCE sidurement touché.
Dans une industrie aussi capitalistique, les ferries offrent un haut standard de confort (avec la caution de l'art de vivre français), les bénéfices y sont maigres et ne servent (après avoir payé des salaires à des français) qu'à rembourser des loyers ou emprunts, et non pas à verser des dividendes.
Du reste, arrêtez votre "french bashing" ! c'est vous qui êtes la parfait pleurnichard ! vous ne connaissez rien à la finance d'entreprise, à la fonction du dividende, au financement de l'économie...
Brittany Ferries est un fleuron de l'économie de services français qui fait vivre des familles, rapporte depuis longtemps des devises au pays et a besoin d'être soutenu pour passer ce cap difficile !
a écrit le 25/08/2020 à 13:49 :
J'ai pas lu l'article mais quitte a avoir des navires a quai ils pourraient proposer un service de quatorzaine en cabine a bord, ça leur couterait pas tellement plus cher et ferait rentrer des sous. Des clients captifs pour 2 semaines, le rêve de pas mal d'hoteliers.
Réponse de le 25/08/2020 à 17:13 :
Je ne sais pas si cela serait tellement rasurrant pour les 'clients'. Je ne sais pas si vous vous souvenez de la crise des passagers bloqués et contaminés dans les bateaux de croisières. Ce sont des ferry, pas des hopitaux.

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