Rennes Métropole veut diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre

Le conseil de Rennes Métropole a adopté le 4 avril dernier son Plan climat-air-énergie territorial (PCAET), pour la période 2019-2024, et dont l'objectif est de favoriser l'usage des énergies renouvelables.
(Crédits : Reuters)

Le conseil de Rennes Métropole a adopté le 4 avril dernier son Plan climat-air-énergie territorial (PCAET) pour la période 2019-2024. Il fixe les 109 actions à mettre en œuvre pour atteindre 10 objectifs majeurs à l'horizon 2030 : notamment la division par deux (par rapport à 2010) des émissions de gaz à effet de serre (GES) par habitant. Sur le territoire, qui accueillera 500.000 habitants en 2030, ces émissions sont évaluées à 1,9 million de tonnes équivalent CO2 (réf. 2010).

D'ici à dix ans, la métropole souhaite donc réduire le trafic routier de 10 % et assurer 80 % des déplacements en mode décarboné sur le réseau de transports collectifs, avec un premier cap à 70 % en 2024. Pour cela, les Rennais devront accepter de covoiturer une journée par semaine en 2024.

Tripler l'usage d'énergies renouvelables pour 2030

L'expérimentation de voies dédiées est d'ailleurs annoncée pour 2020. Alors que la ligne 2 du métro entrera en service en 2020, la collectivité fixe un objectif de 85 % de voyages supplémentaires sur le réseau Star de Kéolis à horizon 2030. 23% des émissions de GES étant issues du secteur de l'habitat, elle mise aussi, d'ici à 2024, sur la rénovation de 6.000 logements publics et privés par an (1.500 aujourd'hui) et la construction de 100 % de logements passifs ou à énergie positive dans les opérations publiques.

L'usage des énergies renouvelables ou de récupération devra par ailleurs tripler à horizon 2030. En 2024, Rennes Métropole prévoit d'acheter 25 % d'électricité verte et de valoriser 100 % de ses déchets. Cette feuille de route est dotée d'une enveloppe de 350 millions d'euros jusqu'en 2024. Sur les 103,9 millions d'euros accordés à la mobilité et aux transports, 77,4 millions seront affectés à la transition du parc de bus vers l'électrique.

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Commentaires 2
à écrit le 12/05/2019 à 8:33
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Orange construit à Rennes des open spaces sordides de type Orange Gardens à Châtillon pour y entasser les salariés dans un bâtiment trop petit de la banlieue, risques de suicides en vue

à écrit le 11/05/2019 à 16:20
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La photo est trompeuse...quand je vois le nombre de lowcost en constante augmentation,je ne peux que voir que l'ont se dirige droit au mur...des gens prennent encore l'avion pour des liaisons domestiques.Impensable dans les pays scandinaves.

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