West Web Festival : qui va gagner la première Coupe de France de la French Tech ?

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À Carhaix, les huit startups finalistes s'affronteront dans le cadre de battles de 5 à 8 minutes. Le vainqueur de la Coupe remportera une immersion d'une semaine à Palo Alto, dans la Silicon Valley.
À Carhaix, les huit startups finalistes s'affronteront dans le cadre de "battles" de 5 à 8 minutes. Le vainqueur de la Coupe remportera une immersion d'une semaine à Palo Alto, dans la Silicon Valley. (Crédits : Glenn Vigouroux)
Le West Web Festival, qui se tiendra les 19 et 20 juillet à Carhaix durant le festival de musique des Vieilles Charrues, renouvelle son concept des "startups battles" en lançant la première édition de la Coupe de France de la French Tech. Huit startups régionales comme CaptainVet, Steeple ou Kriptown vont s’affronter jusqu’en finale pour décrocher une semaine d’immersion dans la Silicon Valley. Objectif : accélérer le développement à l’international.

Le mondial de football à peine terminé, c'est vers un autre type de compétition que l'écosystème digital va se tourner. Les 19 et 20 juillet, le West Web Festival, l'université d'été du web européen qui se tient chaque année à Carhaix durant le festival de musique des Vieilles Charrues, accueillera la première édition de la Coupe de France de la French Tech.

Des quarts de finale jusqu'à la finale, huit jeunes pousses françaises s'affronteront pour décrocher leur visa pour la Silicon Valley. Objectif pour Axeleo à Lyon, Breega à Paris, Héméra à Bordeaux et West Web Valley à Brest, les quatre accélérateurs qui participent à l'opération : élire l'une des meilleures startups de 2018 et la pousser plus rapidement à l'international.

À l'issue de l'une des quatre phases de poule organisée à Locarn par West Web Valley, les startups bretonnes CaptainVet en Finistère, plateforme de marketing relationnel dans le monde vétérinaire actuellement en levée de fonds et Steeple en Île-et-Vilaine, plateforme de partage pour les communautés (entreprises, clubs, écoles..) ont décroché leur ticket pour les quarts de finale.

Au cours de "battles" de 5 à 8 minutes, elles affronteront les autres candidats en lice : Kriptown, la bourse des startups (Paris), Trainme (sport, Paris), Kyklos (gaming, Lyon), Miraxess (téléphonie mobile, Lyon), Obvy (paiement mobile, Bordeaux) et By The Wave (appli sur le surf, Bordeaux).

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Sébastien Le Corfec

[Sébastien Le Corfec, un des organisateurs du West Web Festival et cofondateur du fonds West Web Valley. Photo : Glenn Vigouroux]

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Google, Linkedin, Klaxoon

« Il fallait réinventer les startups battles, notre concours de startups qui avait été initié il y a quatre ans, et en dupliquer le principe dans d'autres régions », précise Sébastien Le Corfec, un des organisateurs du West Web Festival et cofondateur du fonds West Web Valley.

« Après un appel au 13 métropoles French Tech, et avec l'appui de la French Tech centrale, les trois accélérateurs Axeleo, Breega et Héméra ont souhaité s'unir à West Web Valley, organisateur du West Web Festival et initiateur du concours, afin d'étendre la compétition. On s'est réparti le territoire pour convier les jeunes entreprises de la France entière de participer. »

Lancé mi-mai, l'appel a été entendu par une centaine de startups, qui ont participé à une poule régionale, entre les 19 et 28 juin derniers. À Carhaix, les huit finalistes s'affronteront devant des arbitres tels que Florence Trouche, directrice commerciale de Facebook, Nicolas Sadirac, directeur général de l'École 42, Sébastien Missoffe, directeur général de Google France ou encore Fabienne Arata, directrice générale de LinkedIn France. Ils devront aussi conquérir les faveurs du public qui s'exprimera via l'application mobile bretonne développée par Klaxoon, pépite rennaise qui a levé 43 millions d'euros en mai dernier.

"Scale-up" et réseau

« Dans ce type de compétition, la différence peut venir de la maturité entre les jeunes pousses qui ont déjà levé des fonds et les autres », analyse Sébastien Le Corfec. « L'objectif de cette Coupe de France, que nous souhaitons pérenniser et qui pourrait s'agrandir avec un fonds de Montpellier en 2019, est le développement à l'international.»

« Il faut coller aux ambitions d'une "scale-up" (ou "startup qui a déjà grandi"). On ne peut plus se permettre de prendre des startups aux ambitions franco-françaises. »

Outre un déjeuner avec le secrétaire d'État en charge du numérique, Mounir Mahjoubi, le vainqueur de la Coupe remportera une immersion d'une semaine à Palo Alto dans la Silicon Valley, à la découverte des entreprises et des incubateurs du numérique. Les autres candidats bénéficieront quant à eux du réseau et des contacts développés durant le festival.

300 décideurs et festivaliers supplémentaires

Initié il y a cinq ans et soutenu par des sponsors tels que Arkéa, Le Télégramme, Le Bon coin ou Qwant Music, le West Web Festival fait le lien entre stars du numérique et vedettes de la musique. Il affiche à nouveau complet cette année.

En alliant "web, business et musique", le festival propose des conférences et des masterclasses thématiques (Fintech, immobilier...) avec des têtes d'affiche de la tech européenne. Sébastien Chabrol, patron Europe d'Amazon Pay et Fleur Pellerin, ex-ministre du Numérique et de la Culture et présidente de Korelya Capital, seront eux aussi présents cette année. En fin de journée, startups à fort potentiel, dirigeants des grandes sociétés françaises, mais aussi PME et des ETI bretonnes actives dans les domaines de la distribution, de l'agri-agro, ou des services, telles que Beaumanoir ou Le Duff, se retrouveront dans les concerts de Depeche Mode, Jain, Lomepla ou Cœur de pirate.

« Notre ambition pour les participants est de leur permettre de générer du business et du chiffre d'affaires en leur offrant une vision synthétique des différentes stratégies qui ont cours dans l'écosystème digital. L'image des Vieilles Charrues est importante dans notre capacité à attirer des experts nationaux et internationaux du digital à Carhaix » reconnaît Sébastien Le Corfec.

« Cette année encore, le festival accueillera un millier de festivaliers sur place. Et nous comptons bien dépasser la barre des 30.000 personnes en streaming (25.000 en 2017). »

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Par Pascale Paoli-Lebailly,
correspondante pour La Tribune en Bretagne

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