Rennes Atalante, French Tech Rennes Saint-Malo : les enjeux d’une fusion baptisée Le Poool

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En novembre, les 25 salariés des deux anciennes structures seront réunis au Mabilay, l'actuel bâtiment totem de la French Tech.
En novembre, les 25 salariés des deux anciennes structures seront réunis au Mabilay, l'actuel bâtiment totem de la French Tech. (Crédits : French Tech Rennes Saint-Malo (FTRSM))
Sous l’appellation Le Poool, la technopole Rennes Atalante et la French Tech Rennes Saint-Malo ont officiellement fusionné mercredi 20 juin à l’issue de leurs assemblées générales respectives. La réunion des deux structures d’accompagnement de la croissance des startups sur le territoire doit offrir une meilleure lisibilité aux créateurs d’entreprises et aux investisseurs, et porter plus loin l’écosystème rennais.

Préparée depuis la rentrée 2017, la fusion entre la technopole Rennes Atalante et la French Tech Rennes Saint-Malo a été officialisée mercredi 20 juin dans l'après-midi à l'issue des assemblées générales des deux structures. Celles-ci avaient en commun d'avoir développé des actions et des outils divers pour l'accompagnement de la croissance des jeunes entreprises. Leur fusion doit permettre d'offrir une meilleure lisibilité à ces initiatives parfois redondantes, voire se recoupant. Et notamment à destination des créateurs d'entreprises et des investisseurs, qui pouvaient se perdre au moment de savoir à qui s'adresser.

Le monde de la tech adore les anglicismes et les images véhiculant l'idée de décollage et d'accélération : c'est donc vers Le Poool, l'appellation de la nouvelle association, qu'ils se tourneront désormais. Jérôme Tré-Hardy, co-fondateur du site de e-commerce maPlatine.com (platines vinyles et accessoires) et président du réseau de financement Initiative Rennes, en assurera la présidence. Mais l'organe exécutif du Poool, baptisé « cockpit » compte 12 autres copilotes issus du monde de l'entreprise, de l'enseignement supérieur et de la recherche. Les deux vice-présidents sont Catherine Failliet, directrice générale de l'entreprise rennaise Lacroix-Sofrel (matériel électronique) et Christian Quffélec, également trésorier et Pdg d'Astellia. Le bureau accueille aussi entre autres, Laurent Bertaux (Mobizel), Jocelyn Denis (Digitaleo), Sophie Langouët-Prigent de l'Université Rennes 1 (chercheuse à l'Inserm) et M'hamed Drissi, directeur de l'Insa Rennes.

Outil au service de la création d'entreprises innovantes

Deux autres entités viendront prochainement parachever la gouvernance de l'association. Composée d'une vingtaine de personnes, une « agora » aura pour mission de faire connaître les actions du Poool sur le territoire tandis que la « vigie », sorte de conseil d'administration, supervisera la stratégie de l'ensemble des activités de l'association. En novembre, les 25 salariés des deux anciennes structures seront réunis au Mabilay, l'actuel bâtiment totem de la French Tech.

Dans sa première allocution de président du Poool, Jérôme Tré-Hardy a souligné que cette fusion avait pour ambition de devenir un « outil plus puissant à même de répondre à la puissance de l'écosystème » et de « hisser le territoire parmi les écosystèmes phares en Europe en matière de création d'entreprises et d'expérimentations innovantes ». L'idée derrière Le Poool est donc celle du rassemblement de l'ensemble des acteurs de l'écosystème, « grands groupes, petits groupes, startups, milieu universitaire, BtoC, BtoB. »

« Ce sont les maillons d'une même chaîne pour faire émerger les projets innovants, aider les entreprises innovantes, et faire rayonner le territoire pour attirer les talents de demain », ajoute Jérôme Tré-Hardy.

50 startups accueillies par an

Cette « addition des forces pour aller plus loin » ne signifie pas que Rennes Atalante et la French Tech ne fonctionnaient pas bien. Dans son ensemble, l'écosystème réunit 200 startups et accueille une cinquantaine de nouvelles pousses chaque année.

En 2017, Rennes Atalante, dont le bilan a été présenté par Gaëlle Andro, 1re vice-présidente de Rennes Métropole en charge de l'économie et de l'emploi, a accompagné la création de 32 startups, la levée de 52 millions d'euros et l'intégration de 24 projets au sein de l'incubateur Emergys Bretagne. Hier, la technopole, fondée il y a 34 ans, signalait aussi la participation à neuf nouvelles expérimentations avec le dispositif à ciel ouvert Rennes Saint-Malo Lab et l'organisation de 43 événements à destination des entreprises et des investisseurs.

Plus récente, et lancée en 2014, La French Tech Rennes Saint-Malo s'était notamment concentrée sur l'aide aux startups du digital et à leur financement. En 2017, elle a organisé plus de 80 événements, dont Startup on the Beach à Saint-Malo en juillet et la Digital Tech en décembre.

La feuille de route du Poool n'est pas encore tracée. C'est à la rentrée que seront connus les détails de l'offre revisitée d'accompagnement des entreprises et des événements à venir. La fusion donnera néanmoins lieu à la création d'un incubateur unique de jeunes pousses.

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Par Pascale Paoli-Lebailly,
correspondante pour La Tribune en Bretagne

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