Pourquoi le zoo de Beauval tire la sonnette d’alarme

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Rodolphe Delord affirme que Beauval a les reins solides malgré un investissement de 40 millions d'euros dans un nouveau dôme tropical.
Rodolphe Delord affirme que Beauval a les reins solides malgré un investissement de 40 millions d'euros dans un nouveau dôme tropical. (Crédits : Reuters)
SAINT-AIGNAN-SUR-CHER (41). Premier site touristique du Centre Val de Loire avec 1,6 million de visiteurs par an, le zoo parc de Beauval anticipe une perte de 40% de ses recettes si la fermeture est prolongée après la fin du confinement, le 11 mai.

Entre 12 et 15 millions d'euros. Le montant de la perte de recettes en avril viendra s'ajouter à celui déjà enregistré depuis le 15 mars, date de fermeture au public du zoo parc de Beauval, soit environ 3 millions d'euros supplémentaires. Rodolphe Delord, le président du complexe situé dans le Loir et Cher, est sur les charbons ardents. La non-réouverture du zoo parc après le 11 mai lui ferait encore perdre une quinzaine de millions d'euros. Les mois d'avril et de mai, avec les vacances de Pâques et les ponts, constituent deux périodes cruciales pour Beauval en termes de fréquentation. Consolidée, l'addition représenterait le cas échéant environ 40% du chiffre d'affaires total du zoo parc, soit 70 millions d'euros réalisés en 2019.

L'un des plus importants de l'Hexagone, il constitue un poids lourd du tourisme en région Centre Val de Loire avec 1,6 million de visiteurs et près de 900 salariés en CDI et en CDD. Les conséquences économiques de la crise sanitaire pour le zoo parc auront aussi un impact négatif sur l'écosystème qui gravite autour de Beauval. Rodolphe Delord chiffre ainsi à quelque 2.500 le nombre d'emplois induits par Beauval, gites, hôtels et commerces de la vallée du Cher, qui seraient menacés en cas de non réouverture à court terme. De son côté, l'entreprise a déjà placé en chômage partiel 575 de ses salariés. 200, essentiellement les personnels vétérinaires et techniques, travaillent toujours à plein temps pour continuer à soigner les quelque 10.000 animaux et entretenir le parc qui s'étend sur 40 hectares

Destination France comme bouée de secours

La réunion entre Emmanuel Macron et les grands acteurs du tourisme, prévue à la fin de la semaine, pourrait enfin donner des gages à ce secteur de l'économie, représentant 8% du PIB français et employant deux millions de personnes. A la clé, le forcing des politiques locaux, particulièrement chatouilleux sur la préservation de l'emploi sur leur territoire. Rodolphe Delord a ainsi alerté le président du département du Loir et Cher, Nicolas Perruchot, et le député de la circonscription Guillaume Peltier qui lui auraient accordé son soutien pour une réouverture dès le 11 mai. « Nous sommes d'ores et déjà prêts à accueillir du public en respectant les règles de protection sanitaire au même titre que pour nos collaborateurs, assure le président de Beauval. En termes d'organisation des visites, cela...

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Commentaires
a écrit le 24/04/2020 à 14:42 :
Et combien d'euros le propriétaire, a reçu dans ses poches jusqu'à aujourd'hui ?
Toutes les entreprises vont être touchées.
J'estime le chiffre de la mienne à -30%, mais ça ne me fait pas peur, car je n'ai jamais vécu au-dessus de mes moyens.
Bref
a écrit le 23/04/2020 à 14:20 :
Eh ben, il fait comme les copains : la kyrielle de resto, salles de spectacles, cinéma, le Puits du Fou pas loin.
Il peut puiser ds les largesses de l'État , càd nous, qui vont pas le laisser tomber.
Parie t il de la difficulté des gestes barrière avec les ts petits et leurs familles ds son propos ?
Parle t il de réduire ses émoluments par solidarité ?
Le seul espoir possible, c'est que cette pandémie reflue plus vite que prévu après le 11 mai et que ces ets puissent ouvrir au plus tôt.
a écrit le 23/04/2020 à 11:48 :
Depuis que j'ai croisé le regard d'un gorille à la Palmyre, j'ai décidé de ne plus aller, ni ma famille, au zoo.

Humanité dépressive en train de contaminer le monde animal.
a écrit le 23/04/2020 à 11:22 :
Les temps sont très durs pour les parcs animaliers et les charges sont permanentes...Le zoo de Beauval est magnifique, comme beaucoup d'autres, et les Régions et l’État devraient aider ces conservatoire de la biodiversité...Certains surplus alimentaires devraient aussi leurs être destinés...à mettre en place.

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