Démographie : ce péril jeune qui guette la Normandie
Nathalie Jourdan
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Au train où vont les choses, les établissements scolaires normands pourraient se dépeupler.
AFP
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Au train où vont les choses, les établissements scolaires normands pourraient se dépeupler.
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Déjà confrontée à une fuite des cerveaux, la Normandie, qui voit près de la moitié de ses jeunes adultes partir étudier à Paris, à Rennes ou encore à Lille, va devoir affronter un autre péril. Et ce dernier, est autrement plus difficile à combattre. Selon une étude de l'Insee parue en fin de semaine dernière, la région risque fort de se placer en tête des territoires les plus vieillissants de France au cours des prochaines décennies, devant la Bourgogne-Franche-Comté et le Grand Est.
Le constat des statisticiens est implacable. Si les tendances démographiques actuelles perdurent au même rythme, la région perdra plus de 220.000 enfants et adolescents en âge d'être scolarisés dans les cinquante prochaines années. Soit une dégringolade de 34% du nombre de jeunes de 3 à 18 ans. Quasiment deux fois la moyenne projetée par l'Institut de la statistique pour la France métropolitaine au même horizon (-18%), et plus de quatre fois celle de l'Occitanie (-8%) qui devrait parvenir à endiguer l'hémorragie.
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Dès lors, la Normandie est-elle condamnée à ouvrir plus d'Ehpad que d'écoles ? Une chose est sûre, elle dispose de peu de temps pour espérer inverser la courbe. La plus forte baisse devrait en effet intervenir dès 2030, avec - déjà - une perte de 93.000 jeunes scolarisables. Plusieurs raisons sont invoquées. Depuis 2016, le solde migratoire est entré dans une spirale négative. Mais surtout, la population est dans l'incapacité d'assurer le renouvellement des générations dans la période récente.
Nathalie Jourdan