LA TRIBUNE - La Mission French Tech labellise 16 Capitales et 32 Communautés French Tech pour la période 2023-2025, ainsi que 67 Communautés à l'international. A quoi servent-elles ?
CLARA CHAPPAZ - Les Capitales et les Communautés sont des structures privées, majoritairement associatives, qui travaillent avec la Mission French Tech pour faire rayonner chaque écosystème d'innovation partout en France, y compris dans les régions et territoires d'Outre-Mer, et à l'international. A chaque endroit où il y a un écosystème tech, il peut y avoir une Capitale ou une Communauté. La labellisation permet de le mettre en valeur, de structurer le collectif et de l'amplifier en fédérant les énergies. C'est le but de la Mission French Tech depuis sa création il y a dix ans : développer les écosystèmes d'innovation en partant du principe que les meilleurs alliés des entrepreneurs, ce sont les autres entrepreneurs, avec l'Etat en soutien pour leur donner les outils dont ils ont besoin pour briller.
Quelle est la différence entre les Capitales et les Communautés ?
CLARA CHAPPAZ - Les Capitales sont au nombre de 16 -13 depuis 2019 et 3 nouvelles- et sont les relais de la Mission French Tech sur le territoire national. Elles disposent de deux salariés à temps plein pour gérer la structure et mener leurs projets. Leur but est de contribuer à faire émerger des startups de rang mondial en déployant les différents programmes nationaux comme le French Tech Central [le « guichet unique » des startups pour faciliter leurs relations avec l'administration, Ndlr], le French Tech Tremplin [programme d'inclusion dédié notamment aux entrepreneurs étudiants boursier ou issus des Quartiers prioritaires de la ville (QPV), Ndlr] et le French Tech Rise [programme d'aide au financement pour les startups en régions, Ndlr]. Leur conseil d'administration doit être composé de 70% d'entrepreneurs au minimum pour s'assurer que le pilotage reste aux mains des entrepreneurs et ne puisse pas servir d'autres intérêts.