Parlement européen : pour Strasbourg, la législature de la dernière chance

Olivier Mirguet, à Strasbourg
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Parlement européen, Strasbourg
Reuters

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Parlement européen, Strasbourg
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Les députés élus le 26 mai au Parlement européen siégeront à Strasbourg, mais pour combien de temps ? Qui, de Strasbourg ou de Bruxelles, sortira vainqueur de la bataille du double siège ? Dans la capitale alsacienne, les lobbies locaux associent la présence du Parlement à celle d'un acquis à défendre. Isolés, inaudibles ou mal compris par les tenants d'un recentrage à Bruxelles, ils devront pourtant changer de discours, au risque de perdre la mise. Et pour certains, de perdre une poule aux œufs d'or.
Largement partagé en Alsace pendant la campagne, l'élan lyrique cache mal la faiblesse des arguments locaux. Siéger à Strasbourg, loin de la Commission européenne et du Conseil européen, est-ce le prix à payer pour garantir l'indépendance de l'assemblée colégislatrice de l'Union ? La polémique sur la localisation du siège est plus ancienne que la bataille de chiffres, qui accuse Strasbourg de coûter jusqu'à 200 millions d'euros par an aux contribuables.
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Le choix de Strasbourg comme capitale parlementaire européenne s'est dessiné pendant les premières décennies de l'après-guerre, la ville symbolisant les conflits passés entre la France et l'Allemagne. Un symbole que les Britanniques ont récusé dès les années 1980. Aujourd'hui, une écrasante majorité des députés n'en a cure et souhaite concentrer les travaux du Parlement dans l'autre capitale européenne, distante de 430 kilomètres.
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