EPR2 de Gravelines : des clarifications réclamées à l’État et à EDF
Gaëtane Deljurie, à Dunkerque
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le site nucléaire de Gravelines.
Philippe TURPIN / Photononstop / Photononstop via AFP
Gaëtane Deljurie, à Dunkerque
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le site nucléaire de Gravelines.
Philippe TURPIN / Photononstop / Photononstop via AFP
2 365 participants, 2 790 contributions et 45 évènements durant quatre mois de débat, du 17 septembre 2024 au 17 janvier dernier. « Je ne vous explique pas la complexité de la synthèse de tous ces débats », souligne en préambule Luc Martin, président de la commission particulière de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP).
Pour beaucoup, « le débat a été annoncé comme joué d'avance », a estimé Dominique Lancrenon, déléguée de l'association Territoire Europe spécialisée dans la démocratie participative, même si par ailleurs « le consensus était assez large sur le fait que le territoire détenait des compétences historiques dans le nucléaire et que les besoins en électricité sont en forte croissance ».
Les recommandations de la CNDP portent sur plusieurs points. D'abord des clarifications de la part de l'État. La Commission demande notamment plus de transparence sur la politique énergétique, le financement et la surveillance sanitaire. Sur ce dernier point, l'attention est portée sur les seuils de rejets de radiation, les questions de santé, le suivi des travailleurs et la protection des habitants.
« En l'état, le débat n'est pas clos, notamment sur la politique énergétique, a souligné Jean-Michel Stievenard, membre de la Commission du débat et ex-maire de Villeneuve d'Ascq. D'où la proposition de la création d'un observatoire, afin d'inventer une instance de suivi du débat et du projet ». La CNDP recommande par ailleurs une étude épidémiologique, notamment en matière de cancer dans un périmètre proche mais également plus éloigné du site.
À lire également
Autres questions abordées : quels engagements d'EDF et de RTE sur la sécurité des transports nucléaires, la sûreté des installations et la gestion des déchets ? De nombreux habitants se sont notamment posés la question de l'adaptation du site au changement climatique, avec le risque de submersion marine et terrestre, mais aussi où trouver les bonnes informations et comment se préparer à un éventuel accident. Le rôle de la CLI, la Commission Locale d'Information déjà en place, sera décisive dans ce domaine.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Gaëtane Deljurie, à Dunkerque