Pour le patronat, Paris va encore plus souffrir du reconfinement

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Les restaurateurs, les hôteliers, les commerces souffrent si fort, a déclaré la maire (PS) de Paris lors d'une déclaration à la presse diffusée sur les réseaux sociaux.
"Les restaurateurs, les hôteliers, les commerces souffrent si fort", a déclaré la maire (PS) de Paris lors d'une déclaration à la presse diffusée sur les réseaux sociaux. (Crédits : POOL)
"Le choc économique est encore plus fort qu'ailleurs", a déclaré Anne Hidalgo au lendemain de la décision présidentielle de reconfiner le pays. Dans une économie parisienne en situation "d'interdépendance", le Medef Paris et la CPME Ile-de-France unissent leurs voix pour demander un plan de relance pour la capitale et les métropoles.

Les Parisiens ont beau avoir été "formidables" de par leurs "efforts énormes""la situation est grave", a affirmé le 29 octobre Anne Hidalgo lors d'une déclaration à la presse diffusée en direct sur les réseaux sociaux. Dans la capitale, le taux d'incidence reste en effet le plus élevé de la région de la région Ile-de-France avec 500 personnes testées positives à la Covid-19 pour 100.000 habitants.

"Le choc économique est encore plus fort qu'ailleurs. Les restaurateurs, les hôteliers, les commerces souffrent si fort"a déclaré la maire (PS) de Paris qui a dit "espérer que les commerces de proximité, à commencer par les libraires, ne seront pas "sacrifiés".

Anne Hidalgo, qui veut tout faire pour "éviter que l'économie s'effondre", a en outre promis des solutions et des moyens pour "faire face à cette crise sanitaire qui est aussi une crise économique et sociale". Elle a ainsi annoncé "un plan stratégique" qui s'appuiera sur les maires d'arrondissement, sans pour l'heure en...

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a écrit le 01/11/2020 à 21:04 :
Ci dessous une Tribune signée par près de 300 universitaires, scientifiques, professionnels de la santé, du droit, de l’éducation et du social, ainsi que des artistes, se déclarant « atterrés » par des discours officiels qui dramatisent indûment la réalité afin de justifier des mesures de confinement.
"Le président Macron, hier soir, a proféré une somme saisissante de mensonges et de données fausses (comme le nombre de décès quotidiens et les "projections" de mortalité, aussi délirantes que celles du printemps).
Cette tribune remet les pendules à l'heure en insistant sur la nécessité de penser intelligemment et raisonnablement les choses.
Nous ne pouvons simplement pas nous permettre un second épisode de panique collective destructrice, sauf à souhaiter l'effondrement de nos sociétés.
Le confinement constitue un remède pire que le mal pour la société française
C’est un secret de polichinelle : le reconfinement était envisagé depuis l’été dernier. La stratégie de communication du ministère de la Santé s’est déployée autour de cette perspective depuis plus de deux mois, de façon à le faire accepter par la majorité de la population le jour J. Les médias mainstream lui ont fourni une aide décisive. Ils sont le relais et l’instrument privilégiés de cette communication. Et, force est hélas de constater qu’ils jouent très bien le rôle qui leur a été assigné. S’appuyant mécaniquement sur les chiffres, cette communication consiste à ne s’intéresser qu’aux indicateurs les plus alarmants, en les changeant au fil du temps si celui qu’on utilisait ne permet plus d’envoyer le message espéré. Et si un indicateur a une évolution en dents de scie, la communication se fait uniquement les jours où les chiffres augmentent. Il n’y a qu’un seul message possible.
Avant-hier, 27 octobre, la manipulation a encore opéré. La totalité des médias a titré sur les prétendus 523 morts : « du jamais vu depuis le confinement ». Or ce chiffre était faux. Selon Santé Publique France, il y a eu 292 morts à l’hôpital le 27 octobre, contre 257 la veille (le 26) et 244 (en baisse donc) le 28. Mais l’on ajoute les morts en EHPAD qu’une fois tous les quatre jours en les cumulant. Prétendre compter les morts quotidien ce jour-là revient donc à gonfler artificiellement les chiffres. Et c’est étonnamment ce qui s’est passé la veille de l’allocution annoncée du président de la République, qui a repris à son compte ce chiffre faux. Est-ce un détail ? Non, ce n’est hélas qu’un exemple parmi beaucoup d’autres.
Une deuxième vague prétendue « plus terrible encore que la première »
C’est le président du « Conseil scientifique » (M. Delfraissy) qui le disait il y a quelques jours : arriverait une deuxième vague « plus forte encore que la première » et nous serions déjà dans « une situation critique ». Ce genre de prédiction catastrophiste constitue une manipulation d’un Conseil qui n’est pas scientifique mais politique. Rien ne permet non plus d’affirmer que, sauf confinement, « d’ici quelques mois, c’est au moins 400.000 morts supplémentaires à déplorer », comme l’a pourtant prétendu hier soir le président de la République. Enfin, il est également faux de dire que nous ferions simplement comme tous nos voisins européens. A ce jour, seuls l’Irlande et le Pays de Galles ont reconfiné la totalité de leur population.
Il serait urgent de revenir à la raison. Selon les chiffres de Santé Publique France, sur les près de 15 millions de tests effectués à ce jour, 93 % sont négatifs. Et parmi les 7% restant de la population testée positive, plus de 85 % ont moins de 60 ans ; il s’agit donc essentiellement de personnes qui ne risquent pas de faire une forme grave de la maladie. Au final, moins de 1% de la population est donc « à risque » et c’est uniquement elle qu’il faut protéger.
Autre façon de le dire : au cours de la période récente (entre le 1er septemblre et le 20 octobre, jour où nous avons fait ce calcul), 7.621.098 personnes ont été testées. Sur cette même période, 38.100 individus ont été hospitalisés (0,5 %) et 6.593 ont été admis en réanimation (0,09 %) avec un test positif au Covid. En d’autres termes, depuis le 1er septembre, sur cet énorme échantillon de la population de 7,6 millions, la probabilité moyenne pour un individu lambda (sans distinction d’âge ou de comorbidité) de ne pas être hospitalisé est de 99,5% et celle de ne pas être admis en réanimation est de 99,91%. Justifier le reconfinement de 67 millions de Français sur cette base s’appelle un délire.
On dit alors : « oui, mais l’hôpital est submergé par le Covid ». Manipulation encore, pour trois raisons. D’abord, les tests ayant été généralisés depuis juillet, toute personne entrant à l’hôpital porteuse d’une trace du Covid est comptée comme un « hospitalisé Covid » même si elle vient en réalité pour son cancer ou son hypertension. Et c’est la même chose si elle entre en réanimation ou si elle décède.
Ensuite, si les chiffres de l’hospitalisation et de la réanimation augmentent bel et bien, cela n’a rien d’exceptionnel : c’est au contraire ce qui se produit chaque année à la même époque (automne-hiver) mais que l’on fait semblant d’avoir oublié. Un Alzheimer généralisé s’est-il emparé de nos politiques et des journalistes ? Faut-il rappeler qu’en janvier 2020, à la veille de la crise du Covid, 1.000 médecins dont 600 chefs de service des hôpitaux avaient menacé de démissionner pour dénoncer « un hôpital public qui se meurt » ?
Enfin, il y avait hier, le 28 octobre, 3.045 personnes en réanimation. Comment parler de saturation lorsque l’on se souvient que, fin août, le ministre de la Santé annonçait 12.000 lits disponibles si besoin (quatre fois plus donc). Où donc sont ces lits ?
La vérité est que les gouvernements ne veulent pas investir dans l’hôpital public où l’on maltraite les professionnels et où l’on a perdu près de 70.000 lits en 15 ans lors même que la médecine de ville est saturée et que les services d’urgence voient leur fréquentation augmenter d’année en année. Oui, l’hôpital est en tension mais ce n’est pas fondamentalement à cause du Covid ! C’est essentiellement à cause de la maltraitance politique dont ce service public est l’objet de manière générale depuis plus de 20 ans, et tout particulièrement depuis que les politiques y ont introduit comme partout une politique du chiffre et de la rentabilité inspirée du management des grandes entreprises.
La vie sociale amputée, la démocratie en péril...
La vérité est que le confinement (qui sera peut-être prolongé au-delà du 1er décembre) crée bien plus de problèmes qu’il n’en résout. Son bilan mondial n’est associé à aucune réduction mesurable de la mortalité tandis que son principal résultat observable est d’abord de mettre au chômage des centaines de milliers et peut-être demain des millions de personnes, surtout évidemment parmi les plus fragiles (emplois précaires, CDD, Intérim, personnes payées à la prestation, saisonniers, etc.), et de menacer de disparition la plupart des petites entreprises, souvent familiales, autres que les commerces de bouche, dont l’activité quotidienne est la seule source de revenu. Gageons que les très grands groupes s’en satisferont car ils les rachèteront sans doute demain.
Ces mesures de confinement ont ensuite pour effet d’amputer la vie sociale de la plupart des liens sociaux autres que familiaux. Un certain style de vie et de pensée embourgeoisé s’en satisfaisait certes au printemps dernier, chaque enfant ayant sa chambre pour vivre son intimité, son ordinateur pour rester en contact avec l’école et son smartphone avec forfait illimité pour échanger en permanence avec ses amis, les parents faisant du télétravail, sortant chaque jour faire leur footing dans des rues et des espaces verts « où on entendait de nouveau les oiseaux », et se faisant livrer des repas à domicile s’ils avaient la flemme de faire à manger ou la peur d’aller se mêler à la populace dans un supermarché.
Mais de quelle proportion de la population cette vie est-elle le quotidien en confinement ? Qui ne voit que le confinement fait exploser les inégalités sociales, les échecs scolaires, les violences intra-familiales, les troubles psychologiques et les renoncements au soin ? Qui ne sait qu’il entraine déjà dans d’autres pays des soulèvements et des émeutes de la faim ? Et qui comprend que les oiseaux ont bon dos et que ces petits moments de répit procurés par la panique des humains ne sont rien au regard de leur lente extinction ?
Quant à la démocratie, elle est mise sous cloche par l’état d’urgence permanent et le confinement.
Qu’est-ce qu’une démocratie sans liberté d’aller et venir, de se réunir et de manifester ?
Qu’est-ce qu’une démocratie où il n’y a quasiment plus personne dans les hémicycles des assemblées parlementaires ?
Qu’est-ce qu’une démocratie où la justice est paralysée faute de pouvoir audiencer ?
Qu’est-ce qu’une démocratie où, finalement, il n’y a plus qu’un pouvoir exécutif ?
Qu’est-ce qu’une démocratie où tout ceci s’impose par la peur et la culpabilisation, voire la censure et la mise en accusation de quiconque refuse d’y céder ?
Chacun, en conscience, tirera les conséquences qu’il veut de tous ces dramatiques constats. Nous n’appelons pas à la révolution et nous ne faisons pas de politique partisane. Mais nous voulons dire que nous en avons plus qu’assez qu’on nous demande de nous comporter comme les moutons de Panurge au nom d’un principe de précaution totalement dénaturé et d’interprétations statistiques relevant de la manipulation. Nous réclamons qu’on en finisse avec cette panique sanitaire, qu’on donne aux soignants les moyens de remplir leurs missions de santé publique, qu’on cesse de violenter des pans entiers de la société et qu’on sorte de cet état d’urgence permanent pour bâtir démocratiquement une politique sanitaire consensuelle."
a écrit le 01/11/2020 à 11:15 :
Alors messieurs les journalistes de La Tribune, vous n'informez pas vos lecteurs (enfin, ceux qui n'ont pas la chance d'être domicilié dans un paradis fiscal, car les oligarques sont déjà au courant) sur ce qu'il va advenir de leur épargne (et même de leur patrimoine) avec le "Grand Reset" en 2021 ?
a écrit le 01/11/2020 à 9:42 :
belle découverte...on comprend pourquoi nos dirigeants ont mentis, le Medef aussi essaie de sauver les entreprises...oui avec la peau des autres, mais aussi hélas des idiots qui ne respectent rien ni pour eux ni pour les autres??? bien sur l'enorme bétise de vanter le telé travail... génial dans le batiment, les chemins de fer les usines...la production ne represente hélas qu'un faible pourentage du pib les services étant plus importants...mais il faut admettre que les mensonges sur les vaccins, sur le virus qui meurt en 30 minutes qui ne vole pas...cela avait pour but de sauver le PIB hélas on a oublié les épidemies rien que la grippe....l'homme n'apprent jamais ou oublie trio vite
a écrit le 01/11/2020 à 7:58 :
elle devrait etre ravie
quand tous ces commerces vont fermer, y aura moins de circulation
ca reduira le rechauffement climatique, ca sera parfait, non?
les chiffres seront parlant
a écrit le 31/10/2020 à 16:39 :
Encore une belle preuve de manque d'imagination productive en France... représentée par les élus. Pourquoi ne pas s'être appuyé sur 1 organe existant pour promouvoir le e-commerce à la française, à savoir les CCI ? Une plateforme par région/département/ville, organisée par centres d'intérêts, géolocalisation des boutiques et des points de click& collect, etc... Avec négociation des frais logistiques au niveau de la région... pfff faut tout faire ici, même penser à la place des "politiques". Pour un commerce indépendant, avoir sa propre boutique en ligne est inimaginable tellement la plupart des acteurs sont incompétents (RGPD, données non protégées, code poubelle vulnérable aux différentes attaques, etc.) et les market places rapportent encore aux grandes plateformes de distribution... donc il faut mettre en oeuvre une/des plateformes disruptives. Ces plateformes gérées par un organe public (ou association ou organisme représentatif) prélèveront un minimum de frais de fonctionnement pour assurer le bon fonctionnement de ces market places pour petits commerçants. Formation pour les indépendants et tout le monde est content.
a écrit le 31/10/2020 à 14:17 :
C'est une blague, ce dispositif.
Les seuls commerces que j'ai vu réellement appliquer la distanciation sociale sont justement les petits commerces. Dans une petite boutique, c'est plus facile de gérer le nombre de personnes pouvant entrer ; dans les grandes enseignes et les supermarchés, le vigile ne s'embête pas à compter qui rentre et qui sort, il ne fait que vérifier que vous portez le masque et que vous mettez du gel à l'entrée. Total : on est tassés autour des mêmes rayons, sans parler des queues à la caisse. C'est du grand n'importe quoi ...
a écrit le 31/10/2020 à 9:41 :
Dès le début du confinement, le bazar a déjà commencé par Paris, c'est quand même le premier lieux de toutes les difficultés en France.
a écrit le 31/10/2020 à 1:02 :
Les hypermarchés DOIVENT FERMER leurs rayons non alimentaires et non hygiène.

Qu'ils vident entièrement les gondoles des caisses jusqu'à l'allée centrale,
et condamnent l'accès des gondoles de l'allée centrale au fond.

Brouiller et paralyser l'accès à Amazon durant la période : Chinois et Iraniens savent le faire.
Réponse de le 31/10/2020 à 8:54 :
Les pays que vous citez sont loin d'être des démocraties où il fait bon vivre. Je vous l'accorde la France de Macron nous y ammene tout droit à un pays en dictature.
a écrit le 30/10/2020 à 20:26 :
Parsi va souffrir car la politique suivie par Mme Hidalgo depuis 6 ans n'est basée que sur le "loisir" (bars, restaurants, vélos, musées, voies sur berges, nuits blanches, etc.) et non sur le travail et la production de richesse. Les ateliers sont transformés en loft, les voies d'accès en parc, les tunnels en garage à vélo, les restaurants peuvent empiéter sur les places de stationnement, les quartiers sont fermés pour diverses manifestations (Carnaval, Gay Pride, Nouvel An Chinois, Nuit Blanche, Journée sans voiture, Champs-Élysées piéton, etc.), des travaux titanesques bloquent l'envie de venir (Samaritaine, tramway, etc.). Mme Hidalgo a refermé Paris sur elle-même pensant que sa seule population riche allait suffire à elle-même pour faire vivre la Capitale comme redevenue Ville Lumière. Erreur, c'est un Paris ouvert sur les autres et la banlieue qui s'en sortira. Paris intra-muros/Courchevel 1850 même politique, même constat, même descente aux enfers.
Réponse de le 31/10/2020 à 7:34 :
Exactement. Bravo. Et comme d’habitude AH mettra tout sur le dos de la COVID
a écrit le 30/10/2020 à 19:44 :
"Pour le patronat, Paris va encore plus souffrir du reconfinement"

D’où les 700 kilomètres de bouchon ? sinon, je pencherais plutôt pour la petite couronne ou les populations sont beaucoup plus pauvre et avec des métiers sur le terrain et non du télétravail.

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