Régionales en Île-de-France : pourquoi Valérie Pécresse sort du bois
César Armand
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Valérie Pécresse qui a quitté Les Républicains en 2019 se projette déjà dans l'après-élection.
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Valérie Pécresse qui a quitté Les Républicains en 2019 se projette déjà dans l'après-élection.
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C'était un secret de polichinelle. C'est désormais officiel : la présidente sortante du conseil régional d'Île-de-France est candidate pour un deuxième mandat de patronne de région sous la bannière « Île-de-France rassemblée ».
Dans une interview accordée au Parisien ce 29 avril 2021, Valérie Pécresse lâche ses coups : « Je me bats pour que notre région ne tombe pas dans les mains d'une alliance avec la gauche et l'extrême-gauche avec des sympathies indigénistes, islamo-gauchistes et décroissantes. Ce serait la faillite économique et républicaine pour notre région ».
Sans doute pressée par les candidatures déjà déclarées d'Audrey Pulvar (« Île-de-France en commun »), de Laurent Saint-Martin (majorité présidentielle), de Clémentine Autain (France insoumise), de Jordan Bardella (Rassemblement national) et de Julien Bayou (EELV), la présidente du conseil régional se sent-elle obligée de sortir du bois pour défendre son bilan ?
A la tête d'une majorité de droite et de centre-droit depuis décembre 2015, après avoir défait une gauche arc-en-ciel présidée par Jean-Paul Huchon, celle qui a quitté Les Républicains en 2019 après l'échec de son parti aux élections européennes se projette en effet déjà dans l'après-élection.
En matière de transports, dont la région est compétente par exemple et dont Valérie Pécresse préside l'autorité organisatrice de transports IDF Mobilités, elle déclare réaliser « l'acte 2 des transports » d'ici à 2027. Cela tombe bien : le prochain mandat court jusqu'à mi-2026.
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Outre la modernisation et l'automatisation des RER, elle entend réaliser pendant son deuxième mandat le « RER Vélo », une volonté affichée et partagée par tous les candidats aux élections municipales et intercommunales de 2020 quelle que soit leur étiquette politique.
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En revanche, elle refuse la gratuité des transports, idée-phare d'Audrey Pulvar. Selon Valérie Pécresse, qui cite une « étude indépendante », 2% des automobilistes seulement lâcheraient leur automobile. « Où trouver les 4 milliards d'euros de recettes voyageurs ? » s'interroge-t-elle.
César Armand