De l'ombre de Valérie Pécresse à la lumière de la métropole du Grand Paris (MGP) ? Collaborateur parlementaire de la future présidente de la région Île-de-France entre 2012 à 2014 avant de devenir maire de L'Hay-les-Roses (94) et d'être réélu le 15 mars dernier avec 54,27 % des voix, Vincent Jeanbrun annonce à
La Tribune qu'il est candidat à la présidence de la MGP, l'
intercommunalité qui
regroupe la ville de Paris et 131 communes.
"Ma candidature a pour but d'écrire, avec les maires, l'acte II du Grand Paris dans lequel le bloc communal retrouvera toute sa place et ses prérogatives", explique celui qui est aussi vice-président (Libres!) du conseil régional d'Île-de-France chargé de l'Emploi, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage. "Concentrer la MGP sur la seule mission qui devrait être la sienne : accompagner et soutenir le bloc communal", insiste-t-il.
Ne veut-il plus supprimer la métropole, comme n'a de cesse de le demander sa mentor Valérie Pécresse ? "Je veux réformer la MGP" répond-t-il. "Et puisqu'il semble qu'elle soit amenée à continuer d'exister pour au moins quelques années, je veux rendre ce mandat utile en préparant sa transformation avec les maires", ajoute celui qui est, depuis décembre 2018, président du Forum métropolitain. Ce syndicat mixte réunit 141 communes dont la ville de Paris, la métropole du Grand Paris, les trois départements de petite couronne et la région Île-de-France, et mène des projets communs, comme l'avenir des routes franciliennes.
Dès le lendemain de son élection, le président Macron avait effectivement promis de "simplifier drastiquement" l'architecture institutionnelle du Grand Paris, mais il ne s'est rien passé depuis trois ans. Même la concertation que devait piloter le ministre des Collectivités territoriales Sébastien Lecornu avant l'été semble avoir été ajournée sine die.