En Normandie, « un tarif bas carbone » pour les touristes à vélo ou en train
Nathalie Jourdan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le slow tourisme à vélo a le vent dans le dos comme ici aux abords du Mont-Saint-Michel.
Normandie Tourisme
Nathalie Jourdan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le slow tourisme à vélo a le vent dans le dos comme ici aux abords du Mont-Saint-Michel.
Normandie Tourisme
Attestées par quantité d'études, les nouvelles aspirations « durables » de l'homo touristicus trouvent un écho singulier en Normandie. Depuis quelques jours, les voyageurs qui se déplacent à vélo, en train ou en bus se voient proposer un rabais d'au moins 10% (souvent plus) à l'entrée de plus de 70 sites touristiques régionaux.
Mise en orbite par l'agence Normandie tourisme sous l'appellation « tarif bas carbone », la mesure a été adoptée par la plupart des établissements : de la Cité de la mer à Cherbourg au musée des beaux-arts de Rouen en passant par le palais Bénédictine de Fécamp ou le château de Guillaume le Conquérant de Falaise. A quoi il faut ajouter plusieurs prestataires de loisirs tels que des loueurs de vélos ou de canoës.
Pour obtenir ce rabais dont la SNCF assure la promotion, il suffit aux voyageurs de présenter soit leur titre de transport, soit pour les cyclistes, une photo prise à côté de leur deux roues devant l'établissement en question. Un gadget ? Pas si sûr. Précurseur, le musée canadien de Juno Beach à Courseulles-sur-mer (Calvados) offre depuis 2021 une réduction d'un peu plus de 30% aux adeptes des mobilités douces. Complémentaire du catalogue d'offres « Normandie sans ma voiture », le dispositif y fait un tabac. En deux ans, le nombre de bénéficiaires a bondi de 150 à 1000 « sans perte de chiffre d'affaires » pour l'exploitant, précise le musée.
À lire également
« L'accueil est très positif. Les gens sont agréablement surpris et souvent, cela ouvre au dialogue », constate son directeur général adjoint, Maxime Bouché. Rien qui étonne Michael Dodds, patron de Normandie Tourisme. « La société et les visiteurs que nous ciblons, notamment les Nord-Européens, nous poussent dans cette direction », souligne t-il. Une assertion que confirme une étude publiée en 2022 par la Direction Générale des Entreprises. Laquelle montrait que les retombées économiques du « slow tourisme à vélo » avaient augmenté de 46% en l'espace de dix ans en France.
Nathalie Jourdan