En économie comme en politique, la Bretagne semble bien décider à tracer une route bien à elle, privilégiant le dialogue entre les parties et la collaboration des acteurs du public et du privé. La question de la sortie des énergies fossiles, avec l'objectif national d'atteindre la neutralité carbone en 2050, n'y échappe pas. En revanche, la route n'est pas forcément droite, tant la défense du climat percute d'autres enjeux : de la souveraineté alimentaire aux intérêts économiques et industriels. Pourtant, le Comité régional de l'Énergie (CRE) défend l'idée de tracer un chemin « à la bretonne ».
Installé le 28 novembre dernier, lors de la Conférence bretonne de la transition énergétique (CBTE) organisé avec l'Ademe et l'État, ce comité a pour objectif de répondre à l'ambition de la neutralité carbone et de fin de la dépendance aux énergies fossiles. Composé de cinq collèges, représentant l'ensemble des acteurs impliqués dans les politiques de l'énergie, il doit permettre de visualiser les pistes d'actions sur la sobriété et la planification territoriale des énergies renouvelables à horizon 2030.
« La Bretagne a déjà bien travaillé sur ce sujet de la stratégie bas carbone, mais il faut aller plus loin pour territorialiser les objectifs nationaux », estime André Crocq, conseiller régional Climat, transitions et biodiversité, et membre de la majorité régionale, alors que la future programmation annuelle de l'énergie en Bretagne est en préparation pour l'été 2024.