Le ski sans la neige, le pari électrique d’une startup normande
Nathalie Jourdan
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Les skis sont donnés pour trente minutes d'autonomie.
E-Line
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Les skis sont donnés pour trente minutes d'autonomie.
E-Line
C'est un curieux engin hybride qui se situe quelque part entre le gyropode et le snowboard. La startup normande E-Line s'apprête à lancer sur le marché, sous la marque Skwheel, ce qui est présenté comme « les premiers skis électriques au monde ». Mais oubliez les spatules et les bâtons. Ceux-ci s'accommodent mal du manteau neigeux. Ils sont nantis de deux paires de roues directionnelles, de deux batteries et d'une télécommande sans fil qui régule la vitesse et le freinage.
Transportables comme une valise à roulettes, ils s'utilisent avec des chaussures classiques et sur tous les types de terrains : de la plage, à l'asphalte en passant par le chemin forestier jusqu'aux pistes vertes et bleues des stations (pourvu qu'elles soient sans neige). Leurs deux moteurs les propulsent au choix à 25 km/h en ville et jusqu'à 80 ailleurs. « Ils procurent la même sensation de glisse que des skis classiques et peuvent être pris en main aussi facilement qu'une trottinette parce le centre de gravité très bas est très sécurisant », assure Joseph Dahirel, co-fondateur et directeur commercial.
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Manifestement, les premiers utilisateurs ont été convaincus. Aurélien Ducroz, double champion du monde de ski freeride, qui les a testé en parle comme d'une « belle surprise ». « On a vraiment l'impression de faire du ski », commente-t-il dans une vidéo où on le voit, chaussé des Skwheels, débouler à fond de train sur les routes pentues de Martinique. Moins casse-cou, l'INPI, qui a intégré E-Line dans son « startup program », préfère en parler comme d'une « solution de mobilité douce pour répondre aux enjeux environnementaux et de déplacement de demain ».
Nathalie Jourdan